IX. ARAR4T
Les Hébreux et les Cbaldéens sont les seuls qui aient lacé la montagne de TArche hors des limites de leur paie, Chez les Gordyens et en Arménie. Les Arméniens Dnnaient à TArarat diluvien le nom de Baris. Aujourliui encore, dans le Kourdistan, pays des anciens Gorjrens , Thémanim, ou les Huit, est le nom d'une mongne sur laquelle s'est arrêtée l'Arche, et d'un bourg l'on dit avoir été construit par Noë à sa sortie du lîsseau.
La plus haute cime du Gaucase est l'Elbours (El Bans),
FElbours est le même mot que l'Albordj ou montagne lînte des Perses.
L'Asie Mineure a son Baris et son Argée. Tarse devait « nom de ville de la sécheresse (tersia), à la circonsnce que le Taurus, qui la domine, avait apparu avant s autres monts lors de la retraite des eaux du catalysme.
Au dire des Grecs, l'arche de Deucalion s'était arrêtée irle Parnasse, sur l'Athos, sur l'Etna. En Mégaride, la lontagne du salut était la Géranie.
En parcourant le recueil des traditions diluviennes, «1 voit l'Ararat se confondre : avec le Passaware en La-
* Gomp. aussi peut-être thesgha', neuf, et iksgb^*, salut , <àiv liébreu (d'après NorAJ.
ponie; avec le Naubandhaman dans l'Himalaya; avec le Tukt-Soliman dans le Bélour ; avec le Bakarra chez les Raltas; avec le Mouna-Koa aux îles Sandwich ; avec le pic de Colhuacan, le Tlaloc, le Tamanacou, le Theglheg en Amérique, sans parler des monts anonymes des iradilions du Kamtschatka et d'autres contrées.