II. DÉLIVRANCE
Pour Israël et pour TÉglise, c'est Dieu qui a fa le premier monde et qui a sauvé Noë; c'est le Dieu qui a détruit la terre par le Déluge et qui a les ravages du Déluge d'un bout de la terre à l'aui cherchons au milieu des mythes des païens les tra monothéisme primitif.
Nous ne ferons aucun usage des légendes, p moins christianisées, des Lapons et des Lithuanien: nous citerons les dieux suprêmes qui, sous les n Saturne = Bel, de Zeusetde Tezcatlipoca, ie comj dans les légendes de Xisuthrus, de Deucalion et de comme l'Éternel le fait dans Thistoire de Noë. Ze foudroie les fils de Lycaon, est aussi celui qui épa seul Nyctimus. Le poisson qui est Brahma=Vi sauve Manou, et fait, semble-t-il, déborder la mei remplissant le bassin de son corps démesurément a|
looies de la Tauride ou des Gelons, chez les Lithuaniens, langue de ce peuple ressemble, plus encore que sa mytholo ^angue des Hellènes et à celle des Ariens, et l'on ne peut e: une telle ressemblance que par un commun berceau. D'aill Proserpine de la Lithuanîe disparaît comme Dictys TÉgyp plusieurs traits de son histoire sont tout à fait originaux . Seu l'inscription indique que le mythe n'a pris sa dernière fon une époque comparativemeut léeenie.
)ans les légendes mythiques des Peaux-Rouges, c'est paeillement le dieu suprême, le Grand Esprit, le Grand jièvre, Michapous, Messou, qui détruit, sauve et répare. i!n Egypte, Menas est sauvé par Sev, qui est un Saturne = îllohim.
Le polythéisme commence quand une divinité seconiaire prend la place du seul grand Dieu. A Siam, c'est a Terre qui produit l'eau de l'inondation. En Lydie, la léesse universelle de la nature, Diane, perce de ses traits les filles de Niobé et sauve l'une d'elles, Mélibée-Chloris. En Inde, Boudjyou aurait péri dans les eaux sans les Aswins.
Quand le Déluge est causé par les puissances malfaisantes , c'est au héros protévangélique à les combattre, à les détruire : Hercule tue le sanglier d'Érymanthe, le lion de Némée issu de la lune , le monstre qui allait dévorer Hésione, et Persée, celui que Neptune avait envoyé contre Andromède. C'est Hercule encore qui, jouant le rôle de Diane dans le mythe de Niobé, fait périr tous les fils de Chloris et de Nélée moins Nestor, tous les frères d'Hésione et les fils de Laomédon moins Priam.
Mais les héros protévangéliques, nous l'avons vu, ont pour rivaux dans les mythologies les dieux solaires et les bonnes déesses de la nature. Apollon sauve les trois filles de Staphylus ; il tue le serpent Python né des boues du Déluge*. La Terre, en Arcadie, supplie Zeus de faire cesser l'inondation ; Nitocris est victorieuse des ravages des eaux; Niu-va restaure la nature bouleversée par Hongkong ; Isis, Vénus, Cybèle, qui survivent à Osiris, Adonis ^ Attis, réparent les maux causés par Typhon et son ^glier ; Gérés, à qui Pluton a ravi Proserpine, enseigne 3u monde nouveau l'agriculture. Au Japon, qui a sa my-
* Macrobe (i, i 7) explique fort bien le mythe de Python \ seu- ^ment il prend le chaos dilavien pour le chaos cosmogoiivc\\\&.
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vée. Dans leurs pérégrinations lointaines, ils cherc partout avec angoisse quelques traces de leurs de leurs frères. Mais en vain : ils étaient bien réell seuls sur la face de la terre. C'est là ce que nous termes propres la légende des Lapons, d'après lî leur Noë et sa sœur font trois fois, en trois fois tro le tour de la terre sans rencontrer personne.
Ces poursuites inquiètes et ces indicibles douleu ment le fond des mythes où Isis erre en tous liei recherche d'Osiris ; Mylitta=Salambo, d'Adonis ; ( d'Atlis ; Cérès , de Proserpine ; Céridwen , de Cr Kruminé, deNijola; puis, en Amérique, la déesî nyme des Yuracarès, de son époux Ulé ; Manabos son frère Chibiabos ; Tiri, de son frère Caru. Cet encore que dans certaines fêtes mystiques on ch Harmonie à Samothrace, à Antioche lo , la fille di darin ou Peyroun en Chine. De nos jours encoi Mahométants à la Mecque ont une coutume an par laquelle ils s'imaginent imiter l'inquiétude rhftrrhniit dp. IVaii noiir Ismaël *.