U FÊTES DILUVIENNES
lail si vivemeat à la haute Antiquité la grande inondation*.
11 nous serait plus difficile encore d^indiquer quelles relations les Grecs avaient entrevues entre leurs jeux publics et le Déluge; ou leur esprit avait-il été tellement frappé par cette ruine du premier monde qu'ils en mêlaient, comme à leur insu, le souvenir à toutes les institutions civiles ou religieuses? Mais nous avons déjà va qu'aux Hérées le prix avait été remporté pour la première fois par un personnage diluvien, et il est, à notre avis, incontestable que les quatre grands jeux des Hellènes sont tous commémoratifs du cataclysme; caries jeux Isthmiques se célébraient en l'honneur soit de Maicerte, que sa mère a précipité dans les eaux, soit de Neptune, et les jeux olympiques, pythiens et néméens avaient pour objet la victoire de Jupiter sur les géants, ceOe d'Apollon sur le serpent Python , celle d'Hercule sur le lion de Némée*. Les juges y présidaient d'ailleurs ei habits de deuil ; les couronnes étaient de pin ou d'acbe» symbole du Déluge et des funérailles; la musique, triste et lugubre.
* Nous lisons dans VEnfer des peuples païens, de Delandiae (Paris 1784), que les Latins avaient consacré à Pluton le nombn deux, que Pythagore Ta regardé par cette raison comme un do«bre malheureux, et que les Romains, suivant cette doctrine, cod»* crèrent à Pluton le second mois de Tannée , et dans ce mois pi* particulièrement le second jour.
« Suivant une autre tradition, les jeux de Némée célébraient ^ mort d'Archémorns, enfant qu'avait tué un serpent pendant que** nourrice, Hypsipyle (la haute porte) était allée montrer une source à des héros.