CHAPITRE m
tuffiramces physiques et morales des Noaehldes.
j^ Genèse nous apprend avec quelle eflrayante rapiî les forces physiques de Thomme ont diminué de g et de Sem à Abraham : dans l'espace de dix gênéions, la vie humaine s'est abrégée de sept à huit siès. On peut difficilement se représenter les cris de dés- )oir que le sentiment de cette ruine intime, dont on intrevoyait pas le terme, a dû arracher aux Noachides 1 comptaient sur mille ans de vie et qui voyaient leurs oées réduites à cent.
En même temps, chez plusieurs de leurs familles, et en rticulier chez celles qui par leur faute tombaient à l'état ivage, la primitive beauté de la figure humaine se périt et s'altérait au point qu'on devait se demander si l'hom- ! ne finirait point par devenir semblable aux singes. \ussi peut-on bien dire que, pendant la majeure parde la période postdiluvienne, il ne s'éleva de la terre •s le ciel que des soupirs et des plaintes. De là proviennent ces lamentables tableaux que les toriens de l'Antiquité tracent de la vie des premiers mmes; tableaux qui semblent en contradiction flamte avec ceux de l'âge d'or, mais qui ne sont pas nus vrais que ceux-ci ; il faut seulement distinguer les ops de Noê et ceux d'Adam, les temps du second Mau et ceux du premier. Nous ne nous lassevous ^^% ^<^
^i SOUFFRANCES
le répéier : les traditions ne sont mensongères que pour ceux qui les traitent avec dédain et ne prennent pas la peine d'écouter docilement leur langage.