‹ Le peuple primitif, sa religion, son histoire et sa civilisation;Chapitre 98 sur 158 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

Peuples sauvages.

Nous voici parvenus à la Dispersion des peuples qui est le terme de nos études. Mais nous devons jeter encore de ce point un coup d'œil rapide sur l'état des peuples dans leurs nouvelles patries.

La plupart ont consigné dans leurs mythes ou dans leurs histoires le souvenir d'un temps où leur vie était si misérable qu'elle différait peu de celle des brutes. Nonnus en a tracé le tableau dans ses Dùmysiaquesy d'après la tradition, et non point à la manière de Platon, dans ses Loisy par de hardies conjectures, ni, comme Lucrèce, an profit d*un système matérialiste.

11 faut chercher les causes de cette déchéance des peuples chez eux-mêmes et dans la nature.

La nature n'avait point encore repris sa marche régulière. En particulier, les plaines étaient marécageuses, les fleuves n'avaient point creusé leur lit définitif. Lisez dans le Chou-king le tableau des immenses plaines de la Chine au temps de Yao. Vous le retrouverez en miniature dans les quelques mots que Denys d'Halicarnasse dit des vallées de l'Arcadie qui restèrent longtemps inondées et incultes, tandis que les Arcadiens, réfugiés sur les montagnes, y menaient une vie très-dure et très-misérable. Les Péruviens racontent qu'après le Déluge , l'extrême humidxié de la terre ei\ge;MY^v^>\'8\^>w^ serpents, et que

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