‹ Le peuple primitif, sa religion, son histoire et sa civilisation;Chapitre 99 sur 158 · PEUPLES SAUVAGES · texte numérisé non relu

PEUPLES SAUVAGES

ce ne fut que lorsque ceux-ci eurent été exterminés , que les hommes retirés dans les montagnes osèrent descendre dans les plaines et les habiter *. Les Japonais, au premier jour de Tan , se font présent de morceaux de chair d'awabi en mémoire de la pauvreté de leurs ancêtres, qui ne vivaient presque que de la chair de ce coquillage, et dans leur fête de Suwa, ils construisent un temple d'une extrême simplicité pour représenter la misérable architecture de leurs pères •.

C'est ainsi que de grandes familles, issues des Noachides, ont pu succomber dans leurs luttes contre une natore hostile et se voir réduites à Tétat de simples sauvages, d'où elles auront été retirées par l'arrivée de tribus privilégiées qui leur auront apporté de nouveau les trésors de la civilisation.

Mais souvent aussi l'homme sera tombé dans la barbarie par sa propre faute. Le peuple Primitif aura eu ses phnnierity qui l'auront quitté de fort bonne heure pour aller à la découverte des contrées inconnues, et qui, dans leur isolement, auront oublié et les saintes croyances et les arts utiles de leurs pères. Postérieurement à la grande Dispersion , chaque nation aura vu aussi quelques-unes de ses familles devenir par des luttes religieuses et politiques des Parias , des Bouschmens. On dirait copiée de nos derniers voyageurs dans l'Afrique australe , la description que l'auteur du Livre de Job^ fait de ces malheureux qui, « tourmentés par la faim, vivent d'herbes ttovages dans les déserts, et habitent dans les creux des rochers ou se tapissent sous les chardons, » et cependant ce livre décrit les temps voisins encore au Déluge, où la

1 Zarate, ii, p. 59.

« Kœmpfer, 1. 11, p. 24. 143.

* XXX, 2-8 ; jxjv.

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