LE SOL ET LA NATURE
vil prix : il forme la base do la nourriture du peuple. Le sucre, le café, le poivre et le tabac sont également des sources de richesses pour le Siam : on en fait une exportation considérable.
Le règne minéral n'est pas moins largement représenté. L'or s'y rencontre en grains et même en pépites, dans plusieurs localités. L'étain est, de tous le.s métaux, le plus commun dans le pays; le cuivre et le fer y sont aussi très abondants. Dans les montagnes des tribus barbares de Lawa, qui se livrent à l'exploitation du plomb, il y a des mines argent! [êre.s.
Certaines pierres précieuses étaient très communes au Siam, il y a quelques années, mais il paraît qu'elles y sont devenues plus rares. On y découvrait notamment des rubis et des grenats, en grande quantité, à la surface même du sol. La province de Cbantaboun en produit encore, ainsi que des topazes, des saphirs d'un bleu foncé, des hyacinthes, du cristal de roche, du quartz-hyalin dit œil-dechal, etc.
Les denrées de la vie commune sont au Siam il très bon marché. A l'époque où écrivait Pallcgoix( 1834), la qu&i\V\\.fe^e 'cvl-ci.w.ç.*^^saireà la nourriture d'iinViOtninc^a^^'^^'^'^'^
16 ETIINOGRAPHfE DU SIAM
mois, dans les années ordinaires, ne valait pas plus de quinze sous de noire monnaie, une poule se vendait trois sous ; la livre de sucre ne coûtait pas davantage et, à certaines époques de Tannée, on pouvait acheter un cerf pour quatre ou cinq francs. Ces prix ont un peu augmenté à Bangkok et dans les ports fréquentés par les Européens. Partout ailleurs, ils n ont que peu ou point varié.
ETHNOCENTE