‹ Le phénomène de l'agglutination des microbes et ses applications à la pathologie (le sérodiagnostic)Chapitre 4 sur 79 · HISTORIQUE · texte numérisé non relu

HISTORIQUE

Revue des principaux travaux sur le phénomène de l'agglutination

Les nombreuses recherches faites clans ces dernières années sur l'immunité naturelle et acquise ont établi que le sang dispose de moyens multiples pour défendre l'organisme dans la lutte contre les microbes pathogènes. Il agit directement, tantôt sur les microbes eux-mêmes qu'il détruit par ses propriétés bactéricides, tantôt sur les sécrétions de ces microbes qu'il neutralise par ses propriétés antitoxiques. Il semble que, dans un même sérum, ces diverses propriétés jouissent d'une certaine indépendance: ainsi le sérum antidiphtéritique le plus puissant, dont une seule goutte suffit à préserver un cobaye de la diphtérie, n'est point capable de détruire le bacille de Loefïler.

Le sérum des animaux immunisés contre le a ibrion cholérique, le bacille d'Eberth, le bacille pyocyanique, etc., possède, outre le pouvoir bactéricide et le pouvoir antitoxi-

que, la faculté de modifier les caractères morphologiques de ces microbes. L'une de ces modifications consiste dans leur tranformation en granules {phénomène de Pfeijfer, v. planche I, fig. A ///), l'autre dans leur réunion en amas {phénomène de V agglutination, v. planche I, fig. B //).

Après avoir servi à l'explication des théories nouvelles de l'immunité, ces phénomènes ont conduit à deux application s pratiques fort importantes.

La première intéresse les bactériologistes et consiste dans la distinction des types microbiens par le sérum des animaux infectés expérimentalement {sérodiagnostic des microbes^ ; la seconde intéresse les cliniciens et consiste dans le diagnostic de la nature des infections par le sérum des malades {sérodiagnostic des maladies).

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