‹ Le phénomène de l'agglutination des microbes et ses applications à la pathologie (le sérodiagnostic)Chapitre 41 sur 79 · X. — Morve · texte numérisé non relu

X. — Morve

M'Fadyean (i) a été le premier a attirer l'attention sur l'agglutination du bacille de la morve par le sérum d'un cheval morveux. Le sérum de cet animal dilué dans la proportion de I pour 20 donnait une réaction nette au bout d'une heure.

Dans les mêmes conditions le sérum d'un cheval normal n'exerçait guère d'action sur le bacille de la morve. Etant donnée la facilité de l'emploi de la malléine comme moyen de diagnostic de la morve chez l'animal, M'Fadyean croit que la méthode du sérodiagnostic doit être réservée à la reconnaissance de la maladie chez les animaux morts.

Dernièrement Foulerton (2) a pu rechercher la séroréaction chez un garçon d'écurie atteint de morve. La réaction était immédiate lorsqu'on employait le sérum dilué dans la proportion de i pour 10 ; elle survenait invariablement au bout de 10 minutes lorsqu'on se servait d'une dilution à I pour 20. Le procédé de culture à l'étuve employé aux mêmes doses a fourni également des résultats positifs. Les recherches de contrôle faites avec le sérum de l'homme sain, n'ont donné aucune agglutination. Par contre, Foulerton a vu les bacilles de la morve se laisser réunir en amas par le sérum d'un homme atteint de fièvre typhoïde

(i) Fadyean. Preliminary note on serodiannosis of glanders. Journal of. comparative Pathol. and Therap., décembre 1896. Vol ix, pai't iv, p. 822.

(2) Foulerton. On Sérum diagnosis in glanders Lancet i'^'' mai 1897, p. 1201.

et par celui d'un cheval immunisé contre la diphtérie. Nous ne savons pas si le pouvoir aggiutinalif de ces divers sérums a été mesuré. Foulerton n'en conclut pas moins que la séro-réaction ne pourra rendre aucun service dans le diagnostic clinique de la morve. Le sérodiagnostic de la morve appelle donc de nouvelles recherches.

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