LA DOCTRINE SPIRITE
est partout, aulour de nous et dans I'espace ; aucuna limite ne iui est assignee. Ainsi que nous I'avons difc, en raison de leur nature fluidique, les 6tres qui le composent on tun mode de vie particulier qui depend de leur organisme imponderable.
Les Esprits sont cr^i5s siraples et ignorants, mais avec I'aplitude a tout acqu6rir et a progresser en vertu de ieur libre arbitre. Par le progrfes, ils acqui^rent de nouvelles connaissances, de nouvelles facult^a, et par suite, de nouvelles jouissances inconnues aux Esprits inf^rieurs ; ils voient. entendent senfent et comprennentce que les Esprits arri^rSs ne peuvent ni voir, ni en(endre, ni sentir, ni comprendre. Le bonheur est en raison direcle du progr&s accompli r de sorte que, de deux esprits, I'un peut li'fitre pas ausst heureux que I'autre, uniquement parce qu'il n'est pas aussi avanc^ intellectuellement et moralement.sans qu'ils aient besoin d'Sirechacun dans un lieu distinct. Quoique ^tant k cfttii I'un de I'autre, I'un peut Stre dans les t6u&bres, alors que toutest resplendissant autour de I'autre, absolument comme pour un aveugle et un voyant qui se donnent la main : I'un pergoit la lumi^re, qui ne fait aucune impression sur son voisin. Le bonheur des Esprits 6tant inherent aux qualit^s qu'ils possfedent. ils le puisent partout oii ils se truuvent, k la surface de la terre, au milieu des incarn^s ou dans I'espace.
II est facilo de comprendre que I'organisme fluidique soil plus oumoins apte ^ percevoir les sensations.suivant que I'Esprit est plus ou moins grossier. Nous Savons que les passions mauvaises vicient
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Tenveloppe p^rispritale, comme les maladies corrompi^nt la chair terrestre ; dfes lors, il existe pour les 6tres d^sincarn^s une r6com4)ense qui est proporlionnelle a la somme de vertus qu'ils possfedent. Sur la terre, il nous arrive parfois d'etre saisi d'admiralion devant les magiques tableaux d'un radieux couchor de soleil ou d'une aureole immacul6e, mais que sont ces jeux de lumi^re a c6t6 des vibrations fluidiques sans nombre qui s'entrecroisentsans cesse dans I'espaee et qui procurent a ceux qui en sont t^moins les plus ineffables jouissances I Une comparaisonvulgaire fera mieuxcomprendrecette situation.
Si, dans un toncert, se trouvent deux hommes, I'un bon musicien k I'oreille exerc6e, Tautre sans connaissances musicales et a Touie peu delicate, le premier 6prouve une sensation de bonheur, tandis que le second reste insensible, parce que Tun comprend et perQoit ce qui ne fait aucune impression sur Tautre. Ainsi en est-il de toutes les jouissances des Esprits ; elles sont proportionnelles k leur aptitude a les ressentir.
Le monde de Terraticit^ a partout des splendours et des harmonies que les esprits inferieurs, encore soumis a la mati^re, n entrevoient mfime pas, et qui ne sont accessibles qu'aux Esprits 6pur6s.
Le spiritisme enseigne que notre situation au dela de la tombe est la r^sultante absolue de notre 6tat moral et des efforts que nous avons faits pour nous Clever dans la voie du bien. Nous pouvons travailler a notre avancement spirituel avec activity ou negligence, suivant notre d^sir, mais aussi nos progr^s
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en 3onthai6s ou ri;tiird6s,cl, par suite, noire boiihuiir est proche ou loinlain, suivant notre volontS. Les Esprits sont les proprcs artisans de (eur avenir selon cette parole du Christ : « Acliacun selon ses ceuvres 1 » Tout Esprit qui resle en arrifere ne peut s'en prendre qu'a lui-m6me, de mfimeque celiii qui avance en a loutle m^rile; le bonheurqu'il aconquisn'en a que plus de prix a ses yeux.
La vie normale de I'Eapril est dans I'espace, naais I'incarnation sur une des terres qui peuplent Tinfini est n^cessaire & sun double progres, moral et intellecluel : au progros intellectuel par racliviti5 qu'il est oblig6 de dt5ployer dans le travail, au progrfes moral par le besoin qu'onl les hommes lea uns dcs autres. La vie sociale est la pierre de louche des bonnes et des mauvaises quaJitds. La bont4, la m6chancet6, la douceur, la violence, la bionveillance, la ctiaritS, l'^goisme, I'avarice, I'orgueil, I'humilit^, la sincSrit^, la franchise, la loyautS, la mauvaise Coi, I'hypocrisie, en un mot tout ce qui conslitue I'homme de bien ou I'hoinme pervers, a pour mobile, pour but ou pour stimulant les rapports de I'homme avec ses semblables ; pour celui qui vivrait seul, il n'y aurait ni vices ni verlus ; si, par I'isolement, i! so preserve du mal, il annule le bien.
Une seule existence corporelle est manifestument insufflsante pour que I'Esprit puisse acqufirir lout ce qui lui manque en bien et so d^faire de lout ce qui est mauvais en lui. Le sauvage, parexemple, pourral-il jamais dans une seule incarnation atteindre le niveau moral de i'lCuropiicn le plus avancS? Cela est
mat^riellement impossible. Doit-il done rester 6ternellement dans Tignorance et la barbaric^ priv^ des jouissances que peut seule procurer le d^veloppement des facult^s ? Le simple bon sens repousse une telle supposition, qui seraita la fois la negation dela justice et de la bont6 de Dieu, et celle de la loi progressive de la nature.
Les Vies successives.
La loi des existences successives nous est enseign6e par les Esprits instruits. Le t6moignage des milliers d'&mes qui se communiquent vient apporter k cette croyance I'autorit^ de I'exp^rience journaliere, car tous nous disent qu'ils voient les erreurs de leurs vies pass6es, en souffrent et cherchent k revenir sur la terre pour r^parer les fautes qu'ils y ont commises ant6rieurement.
Voici; k ce sujet, ce que dit Allan Kardec :
« Le dogme de la reincarnation, disent certaines personnes, n'est point nouveau : il est ressuscite de Pythagore. Nous n*avons jamais dit que la doctrine spirite filt d'invention moderne ; Is spiritisms, 6tant une loi de nature, a du exister depuis Torigine des te:nps , et nous nous sommes toujours efforc^ de prouver qu'on en retrouve les traces depuis la plus haute antiquit6. Pythagoro, comme on le sait, n'est pas Tauteur du syst6me de la m^tempsycose ; il I'a puis6echez les phiiosophes indiens et chez les Egyptiens, oCi elle existait de temps immemorial. L'id^e de la transmigration des Ames dtait done une