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« En d’autres exemplaires, Damascius est appelé Damascenus; mais nulle part διάδοχος comme dans le titre précité [erreur de Hardt : voyez plus loin la notice des manuscrits J, manuscrit de Madrid, et Q, premier manuscrit de Venise}. — De plus, cet ouvrage se distingue entièrement de celui qui vient après, et par conséquent c’est à tort que le titre du codex de la Bibliothèque Mendoza numéroté 195 est ainsi rédigé : « Damascius de primis principiis in Parmenidem. » Il faut lire : « Et in Parmenidem. »
On ἃ vu plus haut notre opinion sur ce dernier point.
Kopp nous apprend à son tour que les derniers mots : ... χαθ᾽ ἡ
ἀλήθειαν οὐδὲ... (qui sont aussi les derniers de sa publication), terminent le feuillet 176 du manuscrit bavaroïs, et que le feuillet 177 présente une demi-page blanche.
Reprenons la notice de Hardt :
« Feuillet 177; titre: Τοῦ αὐτοῦ ἀπορίαι χαὶ λύσεις εἰς τὸν Πλάτωνος Παρμενίδην ἀντιπαρατεινόμεναι τοῖς εἰς αὐτον ὑπομνήμασι τοῦ φιλοσόφου.
« Premiers mots : τὰς ἀμεθέχτους.
« Derniers mots : ταύταις γὰρ εἵπετο τὸ οὐδέν.
« Le commencement de ce Traité manque, et l'on en ἃ fait la remarque à la marge: οὗ ἢ ἀρχὴ οὐχ εὕρηται. — Je ne crois pas qu’il y ait une grande lacune. Comme l’on parle à peine des titres grecs [indications marginales] dans les catalogues, je les donnerai dans l’ordre où ils se succèdent... » |
Voici les premiers titres que donne Hardt : Περὶ τῆς πρώτης τάξεως τῶν νοητῶν. — Περὶ τῆς δευτέρας τάξεως τῶν νοητῶν..... La Table des matières et le Tableau analytique insérés plus haut omettent le premier de ces titres; le deuxième ne figure qu'au Tableau analytique et à la marge du manuscrit B. Quant aux autres titres, ils se retrouvent tous dans le texte grec de la Table des matières. Ils portent les numéros 78.80, 82. 84 à 87, 91 à 9%, 96 à 101. — Du reste, il suffit
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de confronter l'édition Kopp, dont les notes contiennent les indications marginales du manuscrit Εἰ, avec la liste de Hardt, pour s’apercevoir que ce bibliographe ne les a pas données toutes. (Cp. Kopp, p. 319, note 2 et passim.)
Hardt continue : « On lit à la fin du codex qu’il ἃ été collationné avec son prototype et rendu conforme : καὶ τοῦτο, χαθ᾽ ὡς εἶχε τὸ προτότυπον αὐτοῦ ἐξισώθη. »
La Bibliothèque de Fabricius n'offre rien de particulier sur l'exemplaire de Munich (32).
Ms. F. BIBLIOTHÈQUE DE HamBourG. — Cet exemplaire est celui que M. Kopp a pris pour base de son édition. Le philologue J. Christophe Wolf en ἃ tiré aussi les morceaux de Damascius qu'il a insérés dans ses Anecdota sacra et profana (Hamburg, 1722-24: 4 vol. in-8°. — Tome IV). Le manuscrit F est indiqué par Wolf (p. 195), et par Fabricius (Éd. H., t. IX, p. 537), comme ayant appartenu à Luc Holstein, le célébre érudit hambourgeois, qui fut bibliothécaire à la Vaticane vers 1636, et qui visita les bibliothèques d'Italie, de Sicile, d'Angleterre, et, nous l’avons vu plus haut, celles de France, ou tout au moins de Paris.
Luc Holstein, dans une lettre adressée à Peiresc, en février 1629, lui faisait part de l'intention qu'il avait d'écrire une histoire du néoplatonisme. Il le priait en même temps de lui procurer un certain nombre de textes inédits relalifs à cette étude. Holstein joint à sa demande une liste de vingt-trois ouvrages, parmi lesquels se trouve le Περὶ ἀρχῶν. Il en est sept principaux qu'il achèterait à tout prix, dit-il, quovis pretio ; et Damascius est du nombre. (L. Holst. Epist. ad div., ed. Boissonade, ep. ΧΙΧ.)
(32) Frédéric Creuzer, qui a étudié plusieurs manuscrits bavaroïs, ἃ lu particulièrement celui-ci. Dans son livre intitulé Meletemata 6 disciplina antiquitatis (Pars 15, Anecdota græca), le savant mythologue cite trois passages de notre auteur. Le premier passage (p.45 de Creuzer) est reproduit dans nos Morceaux inédits comme appendice de l'extrait n° εν ;notre texte, meilleur queceluide Creuzer, est accompagné d’une version latine, comme les extraits inédits. Le second passage (p. 105) contient une mention du livre d’Aristote, τὰ ᾿Αρχύτεια, qui est nommé par Diogène Laërce (Aristotel.). Nous n’avons pas retrouvé ce texte en relisant le manuscrit B. Quant autroisième (p. 111), il est au feuillet 173, recto-verso du ms. B, qui porte σημαίνει au lieu de σημαίνειν et ἄρα au lieu de ἄρα. — La première de ces deux citations est devenue l’objet d’une note assez développée dans la brochure publiée à Berlin par M. le docteur Beckmann sous ce titre : De Pythagoreorum reliquiis queæstionum proæmium, 1850; in-8° (p. 4). Ce travail concerne particulièrement la philosophie d’Archytas; il atteste une sérieuse étude du Damascius partiel de Kopp.
L8 - LE PHILOSOPHE DAMASCIUS.
En juillet 1631, Holstein, qui ἃ reçu un Damascius envoyé par Peiresc, lui renouvelle ses remerciments, sans toutefois lui dissimuler quele manuscrit est mal exécuté, presqueillisible (Ep. xxxvnr). Il insère dans sa lettre une liste des philosophes néoplatoniciens dont les écrits sont en sa possession. Arrivé au douzième article, il mentionne « Damascius, περὶ ἀρχῶν, ou Sur les principes; volume in-4, écrit par André Dormarius » (par conséquent dans la seconde moitié du seizième siècle). Il ajoute : « Exemplaire assez incorrect (non satis probus). Je le tiens de l'illustre Peiresc.» M. Boissonade rappelle en nole que ce manuscrit fut légué par Holstein à la Bibliothèque de Hambourg.
Ce manuscrit, composé de 268 feuillets, contient un texte que nous ne connaissons que par les seules récensions de Wolf et de Kopp; ilne présente pas, généralement, une mauvaise lecture; mais les récensions y révélent une foule d’omissions.
C’est dans ce manuscrit que l’on trouve, à la fin du texte total, le trait final (τέλος τῶν ἀποριῶν...) que nous avons rapporté, d’après Wolf, en examinant la constitution du Traité des premiers principes (page 24). Ajoutons que l’exemplaire de Hambourg ne présente pas d'interruption comme celui de Munich; il se rattache, en cela du moins, à la même famille que les deux premiers manuscritsde Paris. Aussi Luc Holstein, en parlant du texte de Damascius, lui affecte le seul titre de Περὶ. ἀρχῶν, et ne songe pas à le dédoubler.
Ms. G. Breciorèque DE MippLeuizz. — Une petite ville d’Angleterre. Middiehill, conserve ou conservait autrefois, du moins, dans sa bibliothèque, un exemplaire des Doutes et solutions, numéroté 1520 dans le catalogue des manuscrits de cette bibliothèque rapporté par Hænel. C’est, paraît-il, un manuscrit du seizième siècle, qui porte le titre suivant : ;
Damascii (sive Damasceni, temporibus Justini et Justiniani imp. Athenis clari) dubia et solutiones de primis principiis.
C’est un des nombreux manuscrits de Damascius qui ne sont pas mentionnés dans la Bibliothèque grecque de Fabricius et de Harles.
Mss. Η et 1. UniversiTé θ᾽ ὌΧΕΟΒΡ. — L'Université d'Oxford ἃ possédé jadis et doit avoir conservé deux exempiaires des Premiers principes.
Le premier manuscrit (Ms. H) appartient à la bibliothèque du collège Corpus-Christi. C'est un volume in-folio qui porte le titre suivant : Damascius, dubitationes et solutiones. C’est ainsi du moins
qu'il est désigné dans le Catalogus codd. mss. Angliæ et Hibernie. (Oxon. 1698, in-fol., t. IE, p. 53.)
Cet exemplaire présente un excellent texte, si l'on en croit le savant écossais H. Dodwell, cité par Harles (Fabric. Biblioth. gr., t. I, p. 484). Wolf nous apprend qu'il l'eut sous les yeux, et il dut le consulter pour publier ses Extraits de Damascius. Il fait remarquer que le mot πότερον, avec lequel commencent tous les autres textes connus du περὶ ἀρχῶν, est omis dans ce manuscrit. Th. Hyde l'eut également entre les mains, et c'est d'après ce texte qu'il ἃ cité notre auteur dans son livre de Religione Persarum. Muratori (Antiq. ital., τ. III, p. 843) nous apprend que Luc Holstein l'avait consulté aussi. Enfin Kuster, dans une note reproduite par Gaisford (Suidas, éd. de 1834, art. Δαμάσχιος, note a), parle de cet exemplaire, qu'il présente comme « Satlis spisso volumine constans. »
Le second manuserit d'Oxford (Ms. 1), copie faite sur le précédent, appartient à la Bodléienne. C’est un volume in-folio intitulé « Damascius Περὶ ἀρχῶν», qui ne remonte pas au delà du dix-septième siècle. Cet exemplaire fut exécuté pour Jean Fell, évêque d'Oxford, quiavait conçu le projet de publier une sorte de Bibliothèque grecquelatine où devait figurer Damascius. À sa mort, il légua les manuscrits qu'il avait fait transcrire à la Bibliothèque bodléienne. Cette succession occupe les numéros 8687 à 8716 dans la première partie du Catalogus cod, mss. Angliæ, etc. (t. 1, p. 37%), et le manuscrit 1 s’y trouve indiqué sous [6 n° 8694.
Ms. 1. BiBLi0THÈQUE DE Maprip, 0. 4. — La Bibliothèque royale de Madrid conserve un exemplaire des Premiers principes. Iriarte avait préparé pour l'impression la continualion de son précieux catalogue. Cette partie, restée inédite, M. Emm. Miller, de l’Institut, qui lui-même a donné un catalogue des manuscrits grecs de l’Escurial, s’est proposé de la publier après l'avoir mise en français et enrichie d'un Commentaire.
L’exemplaire madrilène des Premiers principes est, dans ce catalogue inédit, l’objet d'une notice d'Iriarte que M. Miller a bien voulu nous permettre d'insérer 10]:
eizième siècle et de 347 feuillets.
« 0. 4.-- In-folio en papier. du 5 Δαμασχίου διαδόχου ἀπορίαι χαὶ À « Init. : ἸΠότερον ἐπέχεινα τῶν πάντων...
« Fol. 175 τὸ : Δαμασχίου διαδόχου ἀπορίαι καὶ λύσεις εἰς τὸν Πλάτωνος LA - , Ὁ Παρμενίδην ἀντιπαρατεινόμεναι τοῖς εἰς αὐτὸν ὑπομνήμασι τοῦ φιλοσόφου.
« Les premières lignes sont laissées en blanc et on lità la marge: où À ἀρχὴ οὐχ εὕρηται (33). »
Ce manuscrit est évidemment de la même famille que celui de Munich (ms. E), et ceux de Venise (mss. Ὁ. R, 5). Nous lui attribuerons même une étroile relation avec le manuscrit bavarois; en effet le mot οὗ (dans la phrase οὗ à ἀρχὴ οὐχ εὕρηται) se lit dans l’un et dans l’autre, tandis qu'il manque dans le premier vénitien et peutêtre dans les trois manuscrits de Saint-Marc.
Ms. K. BIBLIOTHÈQUE DE L'EscurlAL. Σ —II—2 (Catalogue de M. Miller, n°78). — La Bibliothèque de l'Escurial renferme trois exemplaires des Premiers principes. Nous en parlerons d’après les notices qui leur sont consacrées dans le Catalogue de M. Müller, et d'après les citations du philologue espagnol [riarte, qui accompagnent ces notices. :
Le premier exemplaire est un volume écrit sur papier, in-folio, du seizième siècle, comprenant 397 feuillets.
Il contient : 1° Le traité de Damascius Sur les premiers principes.
2° Le commencement des Définitions de Platon.
Les premiers et les derniers mots du texte de Damascius sont les mêmes que dans les manuscrits À, B, F, etc.
Cet exemplaire est mentionné par Fabricius. (Éd. Harles, t. ΠῚ, p. 484.)
Ms. L. BIBLIOTHÈQUE DE L'Escuriaz, T — I—14 (Catalogue de
(33) M. Miller joint à cette notice les observations qui vont suivre : elles diffèrent peu de celles que nous avons présentées dans cette Étude, et peuvent servir à les compléter.
« Voyez l'édition donnée par M. Kopp, d’après deux manuscrits, l’un de Munich et l’autre de Hambourg (Francof, ad M. 1826, in-8°.) Dans la préface, p. x: « Præterea hic liber in bibliothecis aliis, v. gr. Venetiana D. Marci, Oxoniensi, et « fortasse adhuc etiam Madritensi asservatur. » M. Kopp avait raison, et le mot fortasse doit être retranché de sa phrase. Voy. M. Kopp, Z. c. Præf. p. xt. Le manuscrit de Munich donne incorrectement ἀντειπαρατεινόμεναι τοῖς αὐτόν. Le manuscrit de Madrid est probablement celui qui faisait autrefois partie de la bibliothèque de Hurtado de Mendoza et dont parle Morelli, Biblioth. mstorum ven., Ὁ. 137-138, cité par M. Kopp (Præf, 1. 6.) : « Commentarium in Parmenidem habuit olim « Bibliotheca cl. viri Hurtado de Mendoza n° exLv ita inscriptum : Damascii de « primis principiis in Parmenidem; in quo titulo conjunctionis ET prætermissæ « suspicor (Iriarte loquitur) mendum; diversus enim liber plane est a libro περὶ « ἀρχῶν. Is autem in Parmenidem una cum hoc in unum volumen compactus « exstat hodie Venetiis in græca D. Marci Biblioth. codd. 245 et 246. » M. Kopp n’est pas de cet avis; il pense que ce dernier ouvrage fait partie du premier. »
M. Miller, n° 131). — Le deuxième manuscrit de l'Escurial est, comme le précédent, écrit sur papier et de format in-folio ; il appartient aussi au seizième siècle et comprend 343 feuillets.
ΤΙ provient de la bibliothèque de Hurtado de Mendoza, et avait reçu le n° 442 dans le catalogue de cette bibliothèque, rédigé, sur l'ordre de Philippe IT, par son copiste royal, Nicolas de la Torre. Il fut exécuté à Venise par Andronic Nuccius de Corcyre, qui acheva sa transcription le 9 décembre 1541.
Au premier feuillet, on lit ce titre :
Dans le catalogue de la Torre, le codex est intitulé :
Damascius de primis principüis.
Ms. M. BIBLIOTHÈQUE DE L'EsCURIAL, ᾧ —I—19 (Catalogue de M. Miller, n° 19%). — Le troisième exemplaire de l'Escurial est écrit aussi sur papier in-folio, et du seizième siècle. On trouve en tête le prix d'acquisition : vingt-deux réales.
ΠῚ ἃ le même titre grec que le codex précédent, mais il est incomplet. — Mention dans Fabricius (Éd. Harles, t. ILE, p. 484).
Nous ne quitterons pas l'Escurial sans dire un mot, d’après M. Miller, du manuscrit W — [ — 12 (n° 430 de son catalogue), qui remonte au onzième siècle. On trouve en tête de ce manuscrit deux feuillets en parchemin qui proviennent d'un autre codex du treizième siècle et qui contiennent des fragments en latin d’un traité Sur l'eau. Parmi les auteurs cités dans ces fragments, on remarque un Damascius qui doit être notre philosophe.
Ms. N. BIBLIOTHÈQUE AMBROSIENNE, À MILAN. — La Bibliothèque ambrosienne doit posséder un exemplaire des Premiers principes ; notre opinion repose sur un passage important de Muratori (Antig. ital., t. III, p. 843), où figure la mention d’un codex ambrosien dont voici le titre :
Δαμασχίου φιλοσόφου ἀπορίαι χαὶ λύσεις περὶ τῶν πρώτων ἀρχῶν. — Damasci philosophi dubitationes et solutiones de primis principiis.
Quels sont les caractères particuliers, l’état, l'importance de ce manuscrit? Muratori n'en dit rien; seulement il ἃ trouvé sur la marge du premier feuillet l'observation que nous avons déjà vue figurer en tête du manuscrit de Paris, n° 4990, ou manuscrit C. « Σημείωσαι... » (Voyez plus haut, p. 44). Nous reviendrons sur cette rencontre,
Ms. Ὁ. BIBLIOTHÈQUE pu Varicax. — Nous n'avons pu recueillir que des données assez fugitives sur ce que nous appelons ici l’exemplaire du Vatican. M. Miller ἃ publié, dans son Catalogue des manuscrits grecs de l'Escurial (page 325), une liste des manuscrits grecs appartenant au Cardinal Sirlet. Le n° 11 de la série philosophique, dans cette liste, désigne un codex écrit sur papier de coton et contenant les Doutes et solutions sur les premiers principes, par Damascius. ;
M. Miller ἃ rappelé de plus que la collection du cardinal Sirlet est venue enrichir la Vaticane (34). Π était donc permis d’avancer que cette bibliothèque, la plus riche de l’Europe, dit-on, et la moins connue, possède un manuscrit au moins des Premiers principes. Le témoignage du savant académicien, que nous avons récemment consulté à cet égard, nous autorise à garder cette opinion; de plus. Gesner (Biblioth., p. 940) et Ph. Labbé (Biblioth. nov. mstorum), cités par Fabricius et Harles (t. IT, p. 79), ont parlé d’un manuscrit « du Commentaire de Damascius sur le Parménide, » conservé à la Vaticane. — Le rapprochement de ces diverses indications permet de supposer que le texte romain admet le dédoubiement.
Ms. P. BIBLIOTHÈQUE LAURENTIENNE A FLORENCE, armoire LXXXVI, ποῦ.
Cette riche bibliothèque possède un magnifique exemplaire des Premiers principes. C'est un manuscrit in-folio, écrit sur parchemin, de 287 feuillets ; il remonte au quinzième siècle et ne porte pas de signature. Il a pour titre :
Δαμασχίου ἀπορίαι χαὶ λύσεις περὶ τῶν πρώτων ἀρχῶν. — Damascii dubitationes οἱ solutiones de primis principiis, ex mente Pythagoreorum et Orphei et Platonis.
(34) M. Miller nous apprend que cette riche collection était passée entre les mains du cardinal Sirlet après avoir eu pour premier possesseur un certain Alberto, seigneur de Carpi, puis successivement quatre autres savants italiens; qu'après la mort de Sirlet elle fut vendue quatre fois et, en quatrième lieu, achetée par Benoit XIV, qui la fit déposer au Vatican. — Luc Holstein déplore souvent, dans sa correspondance, l'impossibilité où il est mis de consulter et de transcrire les textes néoplatoniques du Vatican, ob præsentis bibliothecarii, dit-il quelque part (éd. Boissonade, p. 127), vel βιόδλιοτάφου δυσχολίαν καὶ xaxorpotiav; c’est ainsi qu’il désigne T. M. Suarez, évêque de Vaison, mort en 1673, à Rome. Ailleurs (p. 112), il parle du « dragon » qui défend l'entrée de cette bibliothèque, et rappelle avec des regrets bien sentis la prévenance qu'il avait trouvée chez les bibliothécaires de Belgique, d'Angleterre, et surtout chez les conservateurs des bibliothèques de Paris.
Il porte les armes des Médicis sxrmontées d'une couronne d'or.
Les premiers et les derniers mots sont les mêmes que dans les manuscrits À et B de Paris, et, comme dans ces deux exemplaires, le texte de Damascius est suivi de quelques difinitions platoniciennes.
La description qu'on vient de lire est empruntée au catalogue de Bandini (t. II, p. 291, 1770); mais nous avons cu,.sous les yeux un catalogue antérieur, rédigé par le Danois Guillaume Lange, et publié par Fabricius en 1710, dans le Prodromus historiæ literariæ de Lambécius (Lips. et Francof., in-f°), et nous avons trouvé dans ce catalogue, sous la mème indication que chez Bandini (Lxxxv1, ὃ). la notice d'un manuscrit in-folio sur papier, d'une bonne écriture, ne remontant pas au delà du dix-septième siècle, et portant le titre qui suit : Damascii philosophi dubitationes et responsiones de primis principüs ex mente Pythagoricorum.Orphei et Platonis.
Comment s'expliquer la différence de ces deux descriptions? Peutêtre a-t-on substitué, à l’exemplaire décrit par Lange, celui dont parle Bandini.
Mss. Ὁ. ἢ. S. BIBLIOTHÈQUE DE SAINT-MARC, A VENISE, n° 245. — Le catalogue des manuscrits grecs de la Bibliothèque de Saint-Marc, à Venise, par Morelli (1801, in-8°), nous fait connaître, en termes assez vagues d'ailleurs (p.137 et sv.), l'existence de trois exemplaires des Principes dans cette précieuse bibliothèque.
La description que donne Morelli n’est pas toujours aussi complète que celle de l’ancien catalogue de Venise, daté de 1740.
Le premier (Ms. Q) est écrit sur parchemin; c'est un volume infolio de 153 feuillets, qui remonte au quinzième siècle. Il fut exécuté, sur l’ordre du cardinal Bessarion, par le Crétois Georges Presbyteros. Morelli lui donne le titre suivant :
Damascii Damasceni quæstiones et solutiones de primis principiis.
Il se divise en deux parties : la première fut copiée sur le ne 246.
Premiers mots : Πρότερον (sic) ἐπέκεινα τῶν πάντων, etc.
Derniers mots : ἐπεὶ κατ᾽ ἀλήθειαν οὐδὲ...
La seconde partie reçoit un nouveau titre :
On reconnaît ici le titre des mss. E, J.
Morelli juge que ce «second ouvrage » est affecté d’une lacune au début.
D4 LE PHILOSOPHE DAMASCIUS.
Premiers mots : ... Τὰς ἀμεθέχτους, etc.
Le copiste ἃ pris soin d'écrire à la marge : à ἀρχὴ οὐχ, εὕρηται. — Les derniers mots sont les mêmes que partout ailleurs : ταύταις yo εἵπετο τὸ οὐδέν.
Ms. R. BIBLIOTHÈQUE DE SaixT-Marc, n° 916. — S’élant trouvé au nombre des manuscrits attribués à la France et envoyés à Paris vers 1797, cel exemplaire n’a reçu qu’une description très-sommaire dans le catalogue de Morelli. Mais le catalogue vénitien de 1740 nous
apprend que c’est un in-folio de 435 pages, écrit sur parchemin οἱ remontant au dixième siècle. D'après ce que dit Morelli, on n’y trouve pas la seconde partie des Premiers principes. Cependant, l’auteur du vieux catalogue de Saint-Marc semble faire entendre que cet exemplaire est composé de la même manière que le précédent. Peutêtre la seconde partie en a-t-elle été détachée depuis 1740.
Quant à la valeur de la rédaction, Villoison, qui le mentionne dans ses Anecdota (Venet. t. II, p. 253), le qualifie de «præstantissimum. » C’est, de beaucoup, le plus ancien manuscrit connu du περὶ ἀρχῶν.
S'il faut en croire Iriarte (Catal. mss. matrit., p. 328), les n°5 245- 216 de Venise ont fait partie de la collection Hurtado de Mendoza, sous le titre de Damascii de primis principiis in Parmenidem. Iriarte ajoute qu'il faut lire : et in Parmenidem. Voyez sur cette opinion d'Iriarte et de quelques autres bibliographes les pages 21 et sv.
Ms. S. BIBLIOTHÈQUE DE SaiNT-Marc, n° 247. — Ce troisième exen.plaire vénilien n’est pas non plus l’objet d’une bien longue notice dans le calalogue de Morelli. Il appartient, d’après ce bibliographe, au quinzième siècle, et d’après l’ancien catalogue de Saint- Marc, « au quatorzième siècle environ. » C’est un volume in-4° de 230 feuillets, écrit sur papier ordinaire. Il comprend les Doutes et solutions sur les premiers principes, et cette autre partie de l'ouvrage que l’on a intitulée Doutes et solutions sur le Parménide de Platon. Mais cette dernière partie, suivant Morelli, a été copiée sans ordre (inordinate); la fin manque; en somme, l'exécution de cet exemplaire ne fait pas honneur au copiste. Notons en passant que l’ancien catalogue ne mentionne pas la seconde partie.
Ms. T. BigciorHèQuE DE BaLe. — Le Recueil de catalogues publié par Hænel signale un exemplaire des Premiers principes parmi les manuscrits de la bibliothèque de Bäle (Hænel, col. 655). C'est un volume in-folio écrit sur papier ordinaire. ς
Cet exemplaire avait appartenu à Remi Fœsch, dont les manuscrits grecs furent déposés à la bibliothèque de Bâle.
Tels sont les vingt exemplaires: des Premiers principes sur lesquels nous avons pu rassembler quelques renseignements. D'autres encore, nous n'en doutons pas, sont ensevelis au fond des bibliothèques, et attendent qu'une exploration spéciale et minutieuse vieune les soustraire à cette obscurité.
Notre revue paléographique a pour complément nécessaire un examen comparatif des manuscrits qu'elle mentionne et leur classification motivée.
Parmi les nombreux exemplaires des Premiers principes que nous avons pu signaler (le mot « décrire » serait inexacl), les uns ont admis la division du texte de Damascius : c’est le pelit nombre; les autres font de ce texte un ouvrage unique; ce sont les trois manuscrits de la Bibliothèque impériale, celui de Hambourg, probablement aussi celui de Middlehill, les deux manuscrits d'Oxford, les trois manuscrits de l’Escurial, très-probablement encore celui de la Bibliothèque ambrosienne, enfin l’exemplaire de la Vaticane. C'est dire que le dédoublement du texte caractérise l’exemplaire de Munich, celui de Madrid, celui de Florence, et les deux vénitiens complets. La majorité que révèle celle première classification offre un nouvel argument en faveur d’un ouvrage unique; mais il ne nous paraîl point d’une grande force, et peut-être serait-il téméraire de s'en faire un appui sérieux. — Nous ne parlons pas du manuscrit de Strasbourg, que nous ne connaissons pas, ni de celui du collège de Clermont, dont la trace est perdue.
Ces divers manuscrits dérivent-ils tous d’une mème source? On trouvera la preuve du contraire dans les observations qui vont suivre, et qui d’ailleurs ne pourront avoir trait qu'aux exemplaires de Paris, de Munich, de Madrid, de Hambourg et de Venise.
Le manuscrit À, l'in-quarto parisien, dans lequel, au premier abord, on pourrait voir une copie très-défectueuse de son voisin, le volume in-folio (ms. B.), est quelquefois plus complet que ce dernier. Voyez par exemple, dans nos Morceaux inédits, le n° r1, note 15: dix-sept mots, en cet endroit, nous sont restitués par le manuscrit A. Du reste, il nous donne lui-même le signalement de son véritable antigraphe. Que le lecteur veuille bien lire avec nous, dans les Morceaux inédits, les omissions du manuscrit A, que nous avons indiquées, n° 1, notes 15, 20: n° 17, note 2; ne vr, note 7; n° var, note 12, et n° 1x, note 10. — On aura bientôt reconnu que les lacunes signalées en ces divers passages ont pour cause la confusion de deux lignes dont la première a été négligée. En effet, la longueur des omissions correspond à un nombre de lettres qui varie entre 35 et 38,
56 LE PHILOSOPHE DAMASCEUS.
Maintenant, qu'un heureux hasard melte notre lecteur en présence du manuscrit problématique, et que la curiosité le porte à se convaincre de sa découverte: rien ne lui sera plus facile, puisque les lacunes indiquées tout à l'heure devront, à n’en pas douter, former exactement une ligne dans l'original du manuscrit A. Quiconque veut établir un bon texte, et s’épargner la peine d’une collation inutile, est obligé de s’arrèter à ces menus détails.
Le second manuscrit de la Bibliothèque impériale présenté une foule de rapports avec celui de Hambourg, dont l'édition Kopp nous donne une idée assez complète. La rédaction de l’un et de l’autre est presque identique ; tous deux contiennent à peu près les mêmes annotations marginales et les mêmes espaces blancs pour dénoncer les lacunes. Toutelois la conformité des deux textes, sous ce dernier rapport, n’est pas absolue. M. Kopp, après le mot δμοφυὴ qui termine Ja page 160 de son volume, ἃ tracé plusieurs points destinés sans doute à représenter un espace resté blanc dans le manuscrit de Hambourg, tandis que notre exemplaire, au même endroit du texte, ne présente qu'un seul point, pour indiquer simplement une fin de phrase. — Lorsque la lecture diffère dans les deux manuscrits, le meilleur texte est le parisien; c’est du moins ce que témoignent, selon nous, les notes que nous avons recueillies à cet égard. On lit, à la page 148 du volume de Kopp, ligne 8: πλῆθός τέ ἐστιν; manuscrit Β : πλῆθός τί ἐστιν; — page 336, nole 2 : cuvnonxeïay dans le manuscrit F, au lieu de la leçon correcte συνηρηχυῖαν rétablie par M. Kopp, et qui est celle da manuscrit B. — Enfin, page 389, note 9 : ἑκάστης répélé à tort dans le manuscrit de Hambourg, n’est l’occasion d’aucune faute dans celui de Paris. — Celui-ci n'offre à son tour qu’un très-petit nombre de lecons moins bonnes que le codex F. Citons comme exemple les mots Σπεύσιππος, λέγομεν. écrils quelque part dans le manuscrit B : Σπεύσιπος, λεγόμενα. — Ces deux exemplaires ont évidemment la même origine, mais ils n’ont pu être exécutés l’un sur l’autre, car tel mot omis dans le premier ne l’est pas dans Le second, ct réciproquement. c
Quant au manuscrit C, le troisième exemplaire de Paris, les annotalions marginales ne s’y confondent pas toujours avec celles des manuscrits Bou F, mais un grand nombre d’entre elles se retrouvent dans ces deux exemplaires, et lui-même, pour son compte, en offre un certain nombre de nouvelles. ΠΠ ἃ aussi quelque affinité, par sa rédaction, avec le manuscrit de Munich et les trois vénitiens, bien qu'il n'ait pas admis la division du texte en deux ouvrages séparés.
Le manuscrit avec lequel il doit avoir une intime relation d'ori-
gine est celui de la Bibliothèque ambrosienne, signalé par Muratori (voir plus haut, p. 51). Cet exemplaire, on ne l’a pas oublié, porte une inscription accessoire que le manuscrit C nous avait déjà présentée. Lequel des deux est le plus ancien? Muratori nous apprend que l'inscription, dans l’exemplaire de Milan, est placée à la marge du texte, ce qui nous donne à supposer qu'elle a peut-être été insérée là pour la première fois, tandis que le copiste du manuscrit parisien consacre loute une page blanche à cette note. On voit que le manuscrit C pourrait avoir eu l’ambrosien pour modèle.
L'exemplaire de Munich et celui de Madrid offrent plusieurs points de ressemblance, et des plus importants, avec les deux vénitiens complets : même rédaction en général, autant qu'on en peut juger par les variantes de l'édition Kopp; le titre de διάδοχος donné à Damascius seulement dans ces quatre exemplaires, paraît-il; enfin le dédoublement du texte total.
Pour ne parler que du manuscrit de Munich, souvent cité par M. Kopp, les lectures en sont rarement préférables à celle du manuscrit de Hambourg et du grand in-folio de Paris; mais ilest bon à consulter. M. Kopp a trouvé plus d’une fois la restitution des lacunes laissées par son prototype, dans la première partie de l’exemplaire bavarois, la seule qu’il ait publiée; le collationnement de la seconde partie offrirait sans doute le même avantage.
En résumé, les exemplaires des Premiers principes qui viennent de nous occuper se rattachent à trois sources principales. Les deux premières ont produit les manuscrits où l'ouvrage n'est pas divisé; l’une des deux, et c’est la meilleure de toutes, est représentée par les deux codex A, B, qui sont à la Bibliothèque impériale, par celui de Hambourg, enfin par quelque autre peut-être d'entre ceux que nous avons dû nommer sans les connaître; l’antre source est représentée par le troisième exemplaire de la Bibliothèque impériale et par celui de l’Ambrosienne,'que nous supposons en être le modèle. La troisième source est assez semblable à la seconde par sa rédaction, mais elle en diffère par la disposition du texte, qui s’y trouve divisé; elle est représentée par l’exemplaire de Munich, par celui de Madrid et par les manuscrits de Venise.
2.— EXTRAITS DIVERS DE DAMASCIUS OU COMMENTAIRE ABRÈGÉ SUR LE TRAITÉ ARISTOTÉLIQUE DU CIEL.
Fabricius ἃ mentionné (éd. H., t. III, p. 230), et nous-même avons eu sous les yeux un texte qui porte ce titre : Παρεκθολαὶ ἐχ τοῦ
Δαμασχίου εἰς τὸ πρῶτον περὶ τοῦ ovogvou, — Excerpta Damasci in prinum librum Aristotelis de Cœlo. C’est un recueil de fragments qui formerait un volume de quarante à cinquante pages in-8° dans une édition crdinaire. Mais ce livre ne traite pas seulement de physique céleste, ainsi que semblerait l'indiquer le titre qu'il ἃ reçu dans les manuscrits. On y trouve encore l’examen de quelques autres questions qui font l’objet de divers traités aristotéliques, par exemple les mouvements des animaux, la nature des sensations, la générabilité de l’univers, etc. C’est cette variété de questions qui nous fait adopter le simple titre d’Extraits divers, au lieu d’un titre tout à la fois long et incomplet, qui s’est peut-être formé par l’inadvertance d’un copiste. Il est possible, en effet, que, primitivement, un amateur de la philosophie damascienne ait fait quelques extraits d’écrits attribués à notre auteur. Le titre général de ce recueil pouvait être : Παρεχύολαὶ Ex τοῦ Δαμασχίου, Excerpta e Damascio, et le titre du premier extrait : Περὶ οὐρανοῦ, De Cælo. Plus tard les deux titres se seront rejoints, et depuis lors n’en auront plus formé qu’un seul. — En outre, Damascius est mentionné, dans ces Extraits, comme un maître que l’on invoque et non pas comme un auteur dont on voudrait noter quelques passages détachés.
Chacun des articles commence par le mot ὅτι. Le dernier de ces articles (Περὶ τοῦ γεννητοῦ, de generabili) n’occuperait pas moins de quinze à vingt pages dans un volume in-8.
Les auteurs cités dans ces Extraits sont : Platon (le Phèdre, le Politique. les Lois, le Timée), Aristote (les Météores), Xénarque (péripatéticien du siècle d’Auguste; cité par Simplicius comme exégèie aristotélique ; — cp. Bouillet, Ennéades de Plotin, t. 1. Ρ. #48); Alexandre d’Aphrodise, Thémistius et Jean Philopon.
On connaît huit exemplaires manuscrits des Extraits de DamMmasCius :
Bibliothèque impériale, mss. gr. n° 1943.
τῆς Bibliothèque de Vossius, à Windsor ou à Leyde.
Bibliothèque royale de Madrid, n° 84.
Bibliothèque de l’Escurial, Y—I—S9.
Bibliothèque du Vatican.
- Bibliothèque de Saint-Marc, mss. gr. n° 248. — --- — n°263.
PREMIER MANUSCRIT DE Paris. — Le n° 1943 de la Bibliothèque impériale est un volume in-folio de 256 feuillets, écrit sur papier
ordinaire vers la fin du seizième siècle. — Π a reçu tour à tour les n° cecczut, 484, 2117, et enfin 1943. — Le catalogue de la bibliothèque le dit exécuté par Ange Vergèce, bien que l’on n'y lise pas la signature de cet habile calligraphe. [1 contient huit ouvrages dont nous allons donner les titres; la table en est rédigée une fois en grec par le copiste lui-même, et deux fois en latin: d’abord par Du Cange, croyons-nous, c’est la table que noustranscrirons, eten second lieu par Sevin.
Scholia in priora analytica anonymi (livre I) fol. 1. —Une main plus récente a cru pouvoir ajouter : Alexandri Aphrodisei. Excerpta e Damascio [recentiore manu : inedita] in primum de
Mundo, fol. 27.
Medicales quæstiones de animalibus et quadrupedibus. Cassii Iatrosophistæ problemata, fol. 42. — A la fin de ce traité, on lit: ᾿Ἀριστοτέλους καὶ Κασίου προδλήματα.
Porphyrii in Aristotelis categorias per interrogationem el responsionem, fol. 54.
Arithmetica theologumena, fol. 96. — Explication des dix premiers nombres par Nicomaque et Anatolius; au fol. 101, citation de Philolaüs. ,
Adamantii sophistæ physiognomonicorum libri Il, fol. 119. — Ouvrage publié déjà plusieurs fois, mais assez peu connu.
Hermiæ philosophi in Platonis Phædrum scholiorum libri ΠῚ: lib. 1. fol. 435; lib. IL, fol. 168; lib. ΠΙ, fol. 207-256.
- Les Extraits de Damascius commencent avec les mots : Ὅτι τοῖς φυσιχοῖς, φησὶ...
et finissent avec les mots:
SECOND MANUSCRIT DE Paris. — Le manuscrit 1944 de la Bibliothèque impériale, anciennement manuscrit de Colbert, n° 1281, puis codex regius 2642, est un petit volume in-folio de 83 feuillets. 1] contient deux ouvrages qui ne paraissent pas avoir été transcrits tous deux par le même copiste. Du reste, les deux écritures sont du seizième siècle et pareillement bonnes.
Le premier ouvrage (fol. 1 à 50) n’est autre chose que le premier ouvrage du précédent manuscrit. Le commencement et la fin du texte sont les mêmes.
Le deuxième ouvrage (fol. 51 à 83), celui qui porte le nom de
notre auteur, n’offre pas non plus de différence notable avec le texte du n° 1943; les deux textes commencent et finissent de la même manière.
Ces deux exemplaires du texte des Extraits divers sont les seuls que nous a;ons eus entre les mains. Nous n'avons pu recueillir que de simples indications sur ceux dont il nous reste à parler.
ManuscriT DE Vossius. — Le grand catalogue général des manuscrits d'Angleterre, tome IT, page 62, signale, parmi les manuscrits de Vossius, à Windsor (n° 210),un codex intitulé : Damascii prolegomena in librum 1 Aristotelis de Cœlo. — Ejusdem synopsis. Ce manuscrit doit avoir été placé, depuis la rédaction de ce catalogue, dans les rayons de la bibliothèque de Leyde. — On a déjà remarqué sans doute que le titre de cet exemplaire le distingue particulièrement des manuscrits parisiens.
BIBLIOTHÈQUE ROYALE DE Maprip, n° 84. — Nous mettons cette bibliothèque au nombre de celles qui possèdent les Extraits divers. On doit observer que le manuscrit coté 84 dans le catalogue d'Iriarte contient seulement le dernier article de ces Extraits, le grand morceau Περὶ γεννητοῦ. Fabricius et Harles, qui parlent de ce manuscrit (t. III, p. 230), n’ont pas relevé cette circonstance.
Nous placerons ici quelques détails empruntés à la description d'Iriarte (p. 321).
N°84, manuscrit in-4, écrit sur un papier tour à tour blanc et jaune, uni et rude, généralement peu épais; — 246 feuillets ; — copié pour la plus grande partie vers la fin du quinzième siècle, par Constantin Lascaris.
Iriarle, après avoir énuméré les vingt-cinq ou trente opuscules insérés dans ce volume, déclare en omettre un certain nombre d’autres, trop incomplets ou trop courts pour être mentionnés dans une table sommaire, puis il s'engage dans une description de ce manuscrit, poursuivie feuillet par feuillet, à laquelle nous renverrons le lecteur. Nous nous bornerons à signaler ici, d’après le bibliographe espagnol, quelques-uns des ouvrages compris dans le manuscrit 84.
Aristotelis Problemata multa medica et physica. Alexandri Aphrodisei Problemata physica.
Ex Cassù Tatrosophistæ Problematibus (6 problèmes). Ex Damascio Excerptum de Generato.
Pythagoræ, imo Simeonis Sethi synopsis physicorum liber III.
Tim Locri de anima mundi et natura.
Petosiris ad Nechepsum Assyriorum regem organum astrologicum. .
Gemisti 50. Plethonis] pro Platone adversus Aristotelem liber.
Synesii de Insomniis opus cum Nicephori Gregoræ in illud Commentarii fragmento.
Autres écrits ou anonymes, ou portanties nomsde Pythagore, Siméon, Aratus, Petosiris, Adamantius, Dioscoride, Philostrate, Mercure Trismégiste, Oppien et Elien.
Plusieurs de ces ouvrages se retrouvent ailleurs à côté des Extraits divers. On se rappelle que le premier manuscrit de Paris (n° 1943) comvrend les Problèmes du médecin-sophiste Cassius, et l’on verra plus loin. dans la notice d’un manuscrit vénitien, les Problèmes physiques d'Alexandre accompagner les Extraits divers de notre auteur.
triarte présente l'extrait Περὶ γεννητοῦ, qu'il insère dans son Catalogue, comme devant appartenir au Περὶ ἀρχῶν: mais loin d’insister sur ce point, qui méritait d'être examiné, 1] a même négligé de faire connâitre ses raisons. Son Catalogue mentionne un exemplaire des Premiers principes et un exemplaire des Extraits divers conservés à l’Eseurial; il lui était donc facile de résoudre ou de discuter seulement la question en parfaite connaissance de cause et textes en mains. Évidemment, il l’a résolue sans l’approfondir; et il paraît ne s'être pas aperçu que le morceau Περὶ γεννητοῦ termine ordinairement les Extraits divers, qui représentent, nous l'avons dit, un recueil de notes empruntées à divers commentaires arisloléliques, tandis que le Περὶ ἀρχῶν traite particulièrement de la philosophie néoplatonicienne. Harles (t. IIT, p. 485) ἃ contre-signé l’erreur que nous venons de relever. Il appelle le morceau publié par Iriarte « ex Damascii libro Περὶ ἀρχῶν amplum excerptum ».
ManuseriT DE L'EscurIAL, Y—I—9. (Catalogue de M. Miller, n° 245). — Cet exemplaire ἃ pour titre : Parecbolæ ex Damascio in primum librum de Cœlo. Τὶ est mentionné par Fabricius et Harles (t. ΠῚ, p. 230 et 485), par Ph. Labbé dans sa Bibliotheca nova mstorum, p. 112, et enfin décrit par M. Miller dans son Catalogue de l’Escurial (p. 187). C’est un volume in-folio du seizième siècle, écrit de plusieurs mains, où les Extraits divers occupent une quinzaine de feuillets. — Il faisait partie de la bibliothèque Mendoza, où il portait le n° 206.
62 LE PHILOSOPHE DAMALCIUS.
M. Miller a donné, dans son catalogue, la table des ouvrages que renferme ce volume. Nous la citerons sommairement :
Fol. 1. Σύνοψις... φυσικῶν... δογμάτων, par Siméon Seth.
Fol. 31, Παρεχθολαὶ ἀπὸ τοῦ Δαμασχίου εἰς τὸ πρῶτον περὶ οὐρανοῦ.
Fol. 46 γο---θ ve. Scholies sur le second livre des Analytiques d’Aristote (Fabric. éd. H. t. III, p. 215).
Fol. 55 τὸ — 79 v°. Fragment du second livre des Problèmes d'Alexandre d’Aphrodise (Fabric. éd. H. t. V, p. 662).
Fol. 80 — 200. Diverses lettres de Psellus, autres écrits du même auteur, efc.
Fol. 201—42%4 et dernier : Γνωμικαὶ σημειώσεις x. τ. À. par Théodore Métochite (publié à Paris en 1790).
(Voyez la note de M. Miller.)
Peut-être ce volume, et notamment le texte de Damascius qui s’y trouve, offre-t-il quelque rapport d'origine avec le premier manuscrit de Paris (n° 1943). On se rappelle en effet que ce dernier, comme celui de l'Escurial, présente successivement les Extraits divers de notre auteur et des Scholies anonymes sur le second livre des premiers analytiques. ;
MANUSCRIT DU VATICAN. — On ἃ vu plus haut (page 52) les raisons qui nous font admettre l'existence d’un exemplaire des Premiers principes dans la Vaticane. Le catalogue grec du cardinal Sirlet, publié par M. Miller, signale, sous le n° 3 de la série philosophique, un codex écrit sur papier de coton où se trouvent les Extraits divers, à côté d’un traité de Théophraste (ou d’Aristote) sur les sens. Ce manuscrit est donc aujourd’hui, selon toute vraisemblance, conservé à la Vaticane.
PREMIER MANUSCRIT DE SAINT-Marc.— Classé dans le catalogue -
vénitien de Morelli sous le n° 248. — Volume in-4°, du quinzième siècle, écrit sur parchemin. Ce doit être, avec le suivant, le plus ancien manuscrit connu des Extraits divers.
SECOND MANUSCRIT DE SAINT-Marc. — Classé par Morelli sous le n° 263. — Petit in-4° de 193 feuillets, écrit sur papier. Il est du quinzième siècle ou du quatorzième. Morelli en attribue l'exécution au calligraphe crétois Jean Rhosus. Le manuscrit ἃ été dans la possession du cardinal Bessarion; il porte même, au commencement, quelques lignes de sa main, où sont mises en relief l'importance du volume et l’habileté du célèbre copiste.
Voici le contenu du volume entier: on remarquera. dans cette
note sommaire, le titre, encore inconnu pour nous, que les Extraits ont reçu ici :
Heronis Spiritalia.
Mercurii Poemander.
Porphyri Sententiæ ΧΧΧΙ.
Theophrasti (vel potius Aristotelis) de Sensu. Prisciani Lydi paraphrasis in Theophrastum de Sensu et Damascir metaphrasis in Aristotelem de Cœlo et de Mundo. Ocellus Lucanus, de Natura universi.
Hepheæsticnis de Metris.
La note qui précède réunit les deux ouvrages de Priscien et de Damascius. On se rappelle que ces deux philosophes sortirent ensemble de l'empire avec cinq autres professeurs de l’école néoplatonique, lors du décret de Justinien. Cette note révèle aussi un certain rapport entre le second manuscrit de Venise et celui du cardinal Sirlet ou du Vatican : dans l’un et dans l’autre, le livre aristotélique De sensu se trouve attribué à Théophraste.
On vient de voir que l’article le plus étendu des Extraits divers ou Parecbolæ de Damascius, intitulé Περὶ γεννητοῦ, ἃ été publié par Iriarte. Peut-être la totalité de ce texte a-t-elle été imprimée (35). S'il en est ainsi, la bibliographie ἃ perdu la trace de cette puhlication, et celle que l’on ferait aujourd’hui de ce teite serait certainement accueillie avec autant d'intérêt qu'une véritable édition princeps.