‹ Le philosophe DamasciusChapitre 11 sur 29 · HISTOIRE PHILOSOPHIQUE; VIE Ὁ ISIDORE · texte numérisé non relu

HISTOIRE PHILOSOPHIQUE; VIE Ὁ ISIDORE

Suidas (art. Damascius) et la plupart de ceux qui se sont occupés de notre philosophe lui attribuent un ouvrage intitulé Histoire

(35) Morelli observe, dans son Catalogue, n° 263, qu’une édition des Extraits divers est mentionnée, en tète du manuscrit qui porte ce numéro, comme ayant paru à Venise en 1536, avec un texte des Questions naturelles d'Alexandre d’Aphrodise, Morelli ne conclut rien de ce renseignement ; il ajoute au contraire qu’il n’a jamais vu l'ouvrage de Damascius réuni aux Questions naturelles. Le catalogue des livres imprimés de la bibliothèque de Barberini (Romæ, 1681, 3 vol. in-4°) mentionne, à l’article Damascius, une édition des Extraits divers publiée sous le titre de Metaphrasis in primum librum de Cœlo et Mundo, Ven. 1536. Ce nouveau renseignement tend à confirmer celui que Morelli donne sous toutes réserves. D’un autre côté, Ph. Labbé (Biblioth. nov., p. 112) dit, en parlant des Parecbolæ : Nec viderunt lucem.

philosophique, Ἱστορία φιλόσοφος. Le Myriobiblion de Photius ne désigne sous ce titre aucun ouvrage de notre auteur, mais on y trouve, sous le n° 242, un fragment assez étendu d'un livre intitulé Vie d'Isidore, par Damascius, et dans ce fragment figurent des passages rapportés par Suidas comme appartenant à l'Histoire philosophique (36). Photius nous apprend que la Vie d'Isidore se divisait en soixante articles, que Damascius l’avait dédiée à une dame appelée Théodora, femme savante et philosophe, qui descendait de Jamblique et qui avait écouté, ainsi que ses sœurs, les leçons d'Isidore et de Damascius lui-même.

L'extrait que nous ἃ conservé Photius renferme une foule de détails historiques sur divers philosophes du siècle de Justinien ou des époques antérieures. Un passage de cet extrait (p. 553) prouve que la Vie d'Isidore fut écrite lorsque Théodoric était roi d'Italie, c'està-dire entre 493 et 526.

Le tableau suivant, que nous rapportons d’après la Bibliothèque de Fabricius (éd. Harl. t. X, p. 761 et sv.), fera voir mieux que toute espèce d'analyse l'intérêt historique de la Vie d'Isidore, mème dans l’état de mutilation où elle nous est parvenue.

(36) Faut-il voir dams le fragment de Photius une partie du livre que Suidas intitule Ἱστορία φιλόσοφος, ou bien un fragment de la Vie d’Isidore, considérée elle-même comme un véritable livre? Nous lisons dans Vossius (Histor. græc., p. 272) que, s’il faut en croire Gesner (l’auteur sans doute de la Bibliotheca universa publiée au milieu du seizième siècle et d’une édition de Galien), l'Histoire philosophique de Damascius serait l'ouvrage qui fait partie des Opuscula notha de Galien. L. Holstein n’est pas de cet avis (Vi{a Porph., c. 1, p. 6 et lettre, en italien, à Doni Ep. ad div., éd. Boisson., p. 313). Muratori (Antiquit. ital., τ. III, p. 848, inclinait à croire que la Vie d'’Isidore pourrait bien être l'Histoire philosophique tout entière. Mais Kuster, cité par Gaisford dans sa belle édition de Suidas, ἃ signalé, chez ce dernier auteur, à l’article «Grégoire, frère d'Hermias»,un passage rapnorté à l'Histoire philosophique de Damascius, et quise retrouve dans le fragment de la Vie d'Isidore que Photius nous a conservé (p. 555). Il est permis d’en conclure, avec le savant Kuster, que la Vie d’Isidore est une partie de l'Histoire philosophique. — Voyez, sur Damascius, les passages suivants dans le Suidas de Gaisford : p. 861, B ; 1042, D; 1056, À ; 1069, Ο: 1442, A ; 1450, Β; 3454, À.

TABLEAU DES NOMS PROPRES MENTIONNÉS DANS L’EXTRAIT DE LA VIE D’ISIDORE CONSERVÉ PAR PHOTIUS.

(Pagination de l'édition Hæschell.)

ABRAAM, profanant un temple très-saint du Jupiter suprême, p. 562.

ÆpesrA, femme d’'Hermias, p. 555.

Acarius, rhéteur et grammairien à Constantinople et dans Alexandrie, p. 572. AmMonius, fils d'Hermias, p. 554. — Disciple très-laborieux d’Aristote, p. 555, etc.

AMMONIUS Ou AMMONIANUS, critique, p. 552. — Ne pas le confondre avec un autre Ammonius cité p. 572.

ANATOLIUS, p. 565.

AnTause, Cilicienne, p. 554. — Inventa la divination par la météorologie. — Vivait sous l’empereur Léon.

ArCHIADAS, fils d'Hégias [le philosophe éclectique], p. 568. ARISTOTE, P. 549, 550, 555.

ARMÉRICHUS, fils d’Asper. — Le père et le fils tués par l’ordre de l’empereur Léon, p. 554.

ASCLÉPIADE, p. 557, 558,

ASCLÉPIODOTE, p. 571. — Professeur d’Isidore, p. 559. — Élève de Proclus, 561. — Aphrodisien d’origine, p. 559, 561. — Alexandrin de naissance, p. 559. — Gendre du grand Asclépiodote, p. 563. — Sa bouche, siége des Grâces, etc., p. 560, 561, 563. — Médecin [et musicien]; disciple de Jacob, p. 560.

ATHANASE, p. 564, évêque chrétien sous Julien.

BRACHMANES. — Viennent auprès de Sévère, p. 553. — Leur influence merveilleuse attire la pluie, 2b1d.

CuaLDÉENS. — Leur philosophie, p. 560.

CHRyYSIPPE, p. 550.

Damwascius, de Damas. — Mention de lui-même, p. 566, 572. — Il recoit l’ordre d'écrire les actes des magistrats, p. 550. [Confusion de Fabricius : ce détail doit être rapporté au philosophe Isidore.] — Il vit sous le règne de Théodoric, p. 553.

DaMiANE, femme du médecin Jacob, p. 560.

DÉMOSTHENE (voyez plus loin Salluste), p. 570.

Dionysos (Bacchus). — Se rend maître de Lycurgue et des Arabes qui l’accompaguaient, par le moyen du vin, p. 566.

Dornus le philosophe, contemporain de Damascius, p. 561.

Écypriens. — Leur écriture hiéroglyphique, p. 557. — Leur théologie de Sothis, p. 554, 558.

Épinaurius, p. 548.

Escurape. — Légende d’Esculape ou Esmun, fils de Sadycus, frère des Dioscures ou des Cabires, aimé d’Astronoé, la mère des dieux, déesse phénicienne, p. 573.

Euxzus, rhéteur, p. 556.

EuPiTaius, p. 568.

Eusëse d'Émèse, p. 566, 567.

Finmus, p. 571.

GALIEN, p. 571.

GENSÉRIC, roi des Carthaginois, p. 557.

GEssius, médecin, p. 573.

GRÉGOIRE, frère d’Hermias, p. 555.

HÉçGrAs, p. 558.

HÉLropore, frère d’Ammonius, fils d'Hermias, p. 554. À

HéÉraïscus, philosophe, p. 558. (Voyez Suidas aux articles Διαγνώμων et “Hoviczoc.)

Hesmias, père d’Ammonius et d’Héliodore. — Natif d'Alexandrie, auditeur de Syrianus, condisciple de Proclus, p. 554. — Sa femme Ædesia; précocité de son fils, p. 555.

HÉRODE le sophiste. — Consacre un autel à Vénus, p. 556. Hiérax d’Alexandrie, condisciple d’Ammonius, p. 555. Hriériens, les fils de Plutarque (ὁ ἱερὸς Πλ.) d'Athènes, p. 556. ©

HiénocLës, p. 550.— Éloge de son caractère; ses deux commentaires différents sur le Gorgias, p. 551,

HizarrE, philosophe, p. 570.

HIPPOCRATE, p. 560.

HyPATIE, sa science géométrique, p. 563.

IzLus, p, 558, 564, 572.

Isivore, natif d'Alexandrie (celui dont Damascius écrit la vie); ses hymnes, p, 552. — Sa femme Domna; son fils Proclus, différent du philosophe et plus moderne [de plus d’un demi-siècle], p. 573. — Marinus lui persuade d’accepter la succession dans l’école platonicienne d'Athènes, p. 568.

Jacog, médecin, natif d'Alexandrie, p. 559. — Sa femme Damiane; — à Proclus malade, il recommande les légumes, p. 560.

JoANNES, p. 565.

JuLiEN, l’empereur, p. 564, 572.

LAcHaARIs, rhéteur, ses écrits, p. 556.

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