‹ Le philosophe DamasciusChapitre 2 sur 29 · Épigramme · texte numérisé non relu

Épigramme

Arrôtons-nous maintenant sur chacun de ces écrits, sans oublier que l'exactitude, comme l’a dit Schæll, est l’âme de la bibliogra-

phie.

LE PHILOSOIHE DAMASCIUS. 21

1. DOUTES ET SOLUTIONS SUR LES PREMIERS PRINCIPES ; EXAMEN DU PARMÉNIDE.

On n’a jamais contesté l'authenticité de ce livre, l'œuvre capitale du philosophe Damascius, mais on ne lui ἃ pas accordé l'importance qu'il nous semble avoir; et pourtant «les nombreuses excursions, écrit M. Egger (Coup d'œil, etc., déjà cité), les nombreuses excursions que l’auteur y fait sur le terrain des idées platoniciennes, et en particulier sur les opinions développées dans le Parménide, plusieurs passages intéressants pour l'histoire des doctrines orphiques et chaldaïques y méritent l'attention des érudits et des philologues. » Rappelons-nous qu'il est composé à cette époque remarquable où les institutions antiques s’écroulent et où, sur les ruines de l’ancien monde, disons plus, avec ses ruines mêmes, se forme une nouvelle civilisation.

Qu'est-ce donc que ce grand ouvrage de Damascius intitulé Doutes et solutions? Que renferme ce manuscrit in-folio qui équivaut à près de huit cents pages de nos volumes in-8°? (24). Quelle est l’histoire du Traité des premiers principes, depuis le plus ancien exemplaire manuscrit que nous en ayons, jusqu'à la publication faite, à Munich, en 1826, par M. le professeur J. Kopp, en un volume qui contient à peine la première moitié du livre de Damascius ? Quelle serait enfin la fâche d’un autre éditeur? — Voilà les questions qui s'offrent les premières à l'esprit. Nous allons essayer d’y répondre.

Mais tout d’abord se présente un problème de bibliographie an- ΓῚ

(24) Nous avons lu ce manuscrit avec une grande attention; parvenu au terme d’une aussi longue lecture, nous avions peine à nous expliquer les mots par lesquels se termine l’énumération des œuvres de Damascius, dans le Dictionnaire des sciences philosophiques (art. Damascius) : « On ἃ de lui..., et enfin des Problèmes et solutions sur les premiers principes, dont on ἃ également retrouvé quelques lambeaux. » Peut-être faut-il voir dans ces mots un souvenir de ce que dit Brucker au sujet du περὶ ἀρχῶν : « Dubia et solutiones de principiis rer um, ex quo magno opere fragmenta nobis servata sunt quæ vulgata debemus industriæ 1. Christ. Wolfii (Hist. crit. philos., τ. I, p. 349). » Ces expressions de Brucker feraient supposer en effet que l’on n'aurait conservé, suivant lui, du « grand ouvrage» de Damascius, que les fragments publiés par son sayant compatriote,

cienne auquel M. Kopp a seulement fait allusion, et dont nous espérons donner une solution satisfaisante ; le voici :

Dans quelques manuscrits, on le verra bientôt, le texte qui fait l'objet de cel article est divisé en deux ouvrages qui sont intitulés :

Le premier : Doutes et solutions sur les premiers principes; Le deuxième : Doutes et solutions sur le Parménide de Platon.

D'autres manuscrits présentent [6 même texte sans le diviser: ils portent ce titre unique :

Dubitationes et solutiones de primis principüis, in Parmenidem ; — Doutes et solutions touchant les premiers principes, sur le Parménide ; — ou bien ils omettent les mots « in Parmenidem », et, quand ils s'étendent assez loin pour atteindre le point qui sépare les deux traités dans les manuscrits précédents, ils le franchissent sans interruption apparente et font de l’ensemble une composition unique, qui, traitant des premiers principes, se trouve être un commentaire sur Parménide, le poëte philosophe, tout aussi bien que sur le dialogue de Platon. Telle est, selon nous, la véritable forme du texte en question.

Ainsi donc, division d’un texte en deux ouvrages parfaitement distincts, — réunion de ces deux ouvrages en un seul traité, sur les principes de la métaphysique; voilà deux formes différentes sous lesquelles on a constitué l’œuvre de Damascius; elles ont l’une et l’autre des autorités imposantes, que nous allons citer avant d’exposer les raisons et les faits qui déterminent notre manière de voir.

Le philologue et bibliographe Iriarte, dans son catalogue descripüif de la bibliothèque royale de Madrid (p. 328, col. 2), insiste vivement en faveur de la division du texte; mais il se fonde sur la disposition des manuscrits qu’il avait sous les yeux et non sur des considérations critiques,

Fabricius et Harles ne se prononcent pas formellement; ils donnent à supposer néanmoins que le dédoublement ne leur paraît pas invraisemblable (25); ici encore, des faits relatés et des rapprochements, mais pas de conclusion raisonnée.

(25) Voyez la Bibliotheca græca de Fabricius, éd. Harles. — A l'occasion des manuscrits qui renferment le Commentaire de Proclus sur le Parménide « terminé par Damascius » (nous montrerons que cette assertion est erronée), Fabricius (ou plutôt Harles, t. ΠῚ, p. 79) mentionne plusieurs textes manuscrits de ce Commentaire, puis il ajoute sans aucune transition : Damascii commentarius exstat manuscriptus in

Dans son catalogue de la bibliothèque de Saint-Marc, à Vemse, Morelli propose résolûment, comme [riarte, la division de notre lexte en deux ouvrages différents. — Ignace Hardt, auteur d'un catalogue de la bibliothèque de Munich, se prononce de même en faveur du dédoublemen t.

Enfin les éditeurs modernes du Thesaurus grec d'Henri Estienne, voulant citer un mot du iivre des Principes, paraissent admettre la distinction d’un commentaire sur le Parménide de Platon. Ils renvoient au manuscrit de Munich, où cette distinction est faite : « Monac. f. 272, Damasc. in Parmen. Platon. » Cependant il n'y ἃ rien à conclure de là, sinon que les éminents continuateurs d'Henri Estienne ont désigné le passage en question d’après la disposition du texte inédit auquel se rapportait ieur renvoi.

On le voit donc : la bibliographie, représentée par les noms que nous venons de citer, s’est généralement prononcée pour la distinction des Doutes et solutions sur les premiers principes, et d'un Commentaire sur 16 Parménide de Platon. Il semble que la philologie ait adopté l'opinion contraire et voulu voir un seul traité dans le texte grec que les manuscrits lui offraient tantôt comme formant un seul livre, tantôt comme se divisant en deux compositions successives. Telle fut l'appréciation de Wolf, qui donna des extraits étentlus de l'ouvrage de Damascius (26); telle fut celle des savants anglais: Gale, Hyde, Henry Dodvwell, telle enfin celle de L. Holstein, de Muratori (27) et de Villoison, au dernier siècle, de Clavier au commen-

Bibliotheca veneta D. Marci codd. 245, 246. Au premier abord, on croirait trouver là une confu-ion de ces deux codex vénitiens (deux exemplaires du Traité des principes, dont le second est ivcomplet) avec les médiocres scholies attribués sans raïson à notre Damascius. Plus loin (p. 484), Harles vient à parler du manuscrit des Premiers principes conservé à la bibliothèque royale de Munich; il le mentionne en ces termes : Liber περὶ ἀρχῶν exstat etiam in aliis bibliothecis et una cum commentariis in Parmenidem Platonis. Ainsi d’ailleurs, avait fait Fabricius lui-même (t. IX, p. 537). — De plus, c’est bien l’état des manuscrits où le dédoublement avait lieu, qui ἃ déterminé l’opinion de Fabricius et celle de Harles; car, venant à parler du manuscrit de Hambourg, où les deux parties du texte ne sont pas distinguées, ils disent (t. X, p.730) que le Traité des premiers principes, dans ce manuscrit, est suivi de Commentaires sur le Parménide.

(26) Morelli fait à Wolf un reproche de cette appréciation : « Il a pensé, dit-il (Catal. de Saint-Marc, p. 137), publier la fin du Traité de Damascius sur les premiers principes, tandis qu’il publiait la fin de son Commentaire sur le Parménide.— Bandini, ajoute Morelli, est tombé dans la même erreur. »

(27) Gale ἃ connu un exemplaire complet des Premiers principes. Dans une édi-

cement du nôtre, et aujourd'hui de M. Egger. Ce n'était d’ailleurs qu'une simple appréciation : confirmée par quelque fait positif, elle devait montrer la sagacité des philologues qui l'avaient produite. Mais à quel auteur fallait-il demander cette confirmation ? ἃ Damascius lui-même, croyons-nous.

C’est en nous adressant à lui que nous allons établir que le texte présenté sous le titre unique de Traité des premiers principes, ou partagé en deux ouvrages distincts dont le premier recevrait ce titre, et le second celui de Commentaire sur le Parménide, ne forme en réalité qu’un seul livre intitulé Doutes et solutions concernant les premiers principes, sur le Parménide de Platon. Σ

D'abord, la seconde partie du texte total ne traite pas plus directement que la première des diverses questions qui sont examinées dans le Parménide; et si le nom du philosophe éléale, qui apparaît une quinzaine de fois dans la première moitié de notre texte, est inséré plus de cent fois dans la seconde, cela vient de ce que Damascius, écrivant sur les premiers principes de la métaphysique, arrive, dans cette seconde partie, à l'examen des questions traitées dans le dialogue de Platon intitulé le Parménide : cette circonstance lui donne à chaque page l’occasion de citer non-seulement ce dialogue et le chef de l’Académie, mais Parménide lui-même. Dès les premières lignes de l’ouvrage est discutée la question de l’un, qui fait le sujet du Parménide de Platon; la fin de la première partie se rattache également à ce dialogue, ainsi que plusieurs passages assez étendus qui sont compris entre ces deux limites (28).

Remarquons en passant que le Commentaire si riche de Proclus sur le Parménide de Platon, tout en étant spécialement consacré à la « nature des idées, » examinée dans le Parménide, n’en contient pas moins un certain nombre de questions qui ne se rapportent pas directement à ce sujet (29). De même l'ouvrage de Damascius renferme

tion du livre des Mystères attribué à Jamblique, il cite Damascius, περὶ ἀρχῶν, en parlant d’un endroit qui se trouve à la fin des manuscrits complets, par exemple au folio 233 du ms. 1989 de la Bibliothèque impériale, manuscrit qui ne contient que 265 feuillets. (Voyez Fabric. et Harles, t. IX, p. 425). — Muratori, Antiquit. ital. med. æv., in-f°, t. III, p. 848 : « [Damascius|.. philosophos... laudat, ut Platonem præteream cujus doctrinam Damascius in 60 ipso libro explicandam suscepit.… »

(28) On pourra se convaincre de cette relation en confrontant avec le Parménide de Platon la Table, que nous donnons ci-après, des matières et des propositions contenues dans la première partie du texte de Damascius.

(29) Proclus, au livre VII de son Commentaire, vient à parler des hypothèses, en

une foule d'observations qui se retrouvent dans le Parménide, sans que cet ouvrage soit un commentaire du dialogue de Platon.

Un manuscrit appartenant à ia bibliothèque de Hambourg, l'un de ceux dans lesquels on n’a pas distingué deux traités, se termine par les mots suivants : τέλος τῶν ἀποριῶν χαὶ λύσεων περὶ τῶν πρώτων

Ce fait prouve que les copistes de ce manuscrit ou des manuscrits

nombre divers, que distinguaient les exégètes dans le dialogue de Platon, bien que, à vrai dire, « il n’y eût que deux hypothèses principales : si l’Un est, ou si l'Un n'est pas. » Ils’arrête au nombre de neuf hypothèses, dont l’examen remplit la dernière partie de son ouvrage.

Voici, d’après le texte de Proclus, le sujet de chacune des neuf hypothèses : Première hypothèse.

Qu'est-ce que l’Un supérieur à l’Etre, par rapport à lui-même et aux Autres. Seconde.

Comment l’Un est co-existant à l’Etre.

Troisième.

Qu'est-ce que l’Un subordonné à l’Etre, par rapport à lui-mème et aux Autres. Quatrième.

Comment les Autres, participant de l’Un, se comoorteront par rapport à euxmêmes et par rapport à l’'Un.

Cinquième.

Comment les Autres, ne participant pas de l’Un, se comporteront par rapport à eux-mêmes et par rapport à l’Un.

Sirième.

Comment l’Un, s’il n’existe pas, comme étant dans certaines conditions et n'étant pas dans certaines autres, se comportera par rapport à lui-même et aux Autres.

Septième.

Comment l’Un, s’il n’existe pas, comme n'étant en aucune manière, se comportera par rapport à lui-même et aux Autres.

Huitième.

Comment les Autres se comporteront par rapport à eux-mêmes et à l'Un, coordonnés avec [l’Etre] étant dans certaines conditions et n'étant pas dans telles autres,

antérieurs dont celui-ci dérivait, avaient cru transcrire un ouvrage unique ; et il faut avouer que par les mots τέλος τῶν ἀποριῶν, ils avaient pu consacrer une opinion fausse.

Mais interrogeons [6 texte même de notre auteur, en nous rappelant toutefois le danger que signale Platon dans le Phèdre, de faire dire à un livre « privé de son père » beaucoup plus ou beaucoup moins que là vérité. Un exemple de ce danger nous est offert dans la question qui nous occupe. Le Damascius in-folio de la Bibliothèque impériale (ms. gr. 1989) porte, feuillet 130, au verso, et en regard des mots ἕν πρὸ πάντων, une annotation marginale qui nous renvoie au verso du troisième feuillet, où se lit la même expression. Le second passage où-se trouvent les mots ἕν πρὸ πάντων appartient à la deuxième partie (c'est le début du premier de nos Morceaux inédits) ; donc, plus d'incertitude : une intime relation rattache les deux passages, et, par suite, les deux parties qui les renferment; par suite encore l'unité du texte de Damascius devient incontestable. Telle fut du moins notre première idée, et ce fut peut-être aussi la pensée du lecteur qui fil ce rapprochement. Mais la relation entre les deux passages est purement apparente : dans le premier, les mots ἕν πρὸ πάντων signifient « Unum ante Omnia (l’Un avant toutes choses), » comme on peut le voir à la page 12 de l'édition Kopp; — dans le second, ils se traduisent : « Hoc unum ante omnia (ce point avant tous les autres). »

Ainsi donc celte note, qui d’abord nous avait semblé venir à l’appui de notre thèse, ne peut nous être utile que par la leçon de prudence qu'elle nous donne.

Une observation que nous avons faite nous-même sur un passage de notre auteur nous dispensera de chercher d’autres preuves.

Tout le monde admet que la première partie du texte est intitulée

Neuvième.

Comment les Autres se comporteront par rapport à eux-mêmes et à l'Un-non-être, coordonnés avec l’Etre n’existant nullement.

« Et c’est ainsi, ajoute l’roclus, que la méthode se trouve complète, après avoir passé par toutes les significations de l’Un et du non-être, et avoir accompli dans tous ses degrés la théorie divisée en neuf hypothèses. »

Le Commentaire de Proclus, mutilé à la fin, a perdu le développement des deux dernières hypothèses, et présente, à la place, un complément attribué à notre Damascius. On verra plus loin que cette attribution est fausse. — Il est intéressant de suivre Proclus dans l’énumération des autres groupes d’hypothèses. Cet examen fait voir que Damascius, pour établir la classification de ses hypothèses, emprunta quel-

Traité des premiers principes, ou plus exactement Doutes et solutions sur les premiers principes, ou bien encore, et plus simplement : Livre des Principes, περὶ ἀρχῶν. C’est quand il s’agit de la suite, et seulement alors, que les avis se partagent. Ouvrons maintenant le manuserit in-folio complet de la Bibliothèque impériale. ἃ la fin même de la dernière partie, si souvent gratifiée d’un titre nouveau et particulier, Commentaire sur le Parménide, à la fin de cette partie, disonsnous, au verso du feuillet 260, ὃς ligne en montant, on lit ces mots, qui nous paraissent décider la question : Καὶ ἵνα μὴ ἀποστῶμεν τοῦ περὶ ἀρχῶν λέγειν, τὰ μερικώτερα στοιχεῖα φήσομεν, εἶναι τὰ ἄλλα. ---- « Et pour ne pas nous écarter de notre sujet, les Principes, nous dirons que les Autres sont des éléments plus partiels. »

Il est donc évident pour nous que le texte à peu près complet qui se lit dans le manuscrit 1989 de la Bibliothèque impériale, dans celui de Hambourg et dans quelques autres, n’est autre chose qu'un seul et même ouvrage du philosophe Damascius (30).

Analysons maintenant en quelques mots l’ouvrage dont nous avons fait voir l'unité.

Damascius, reprenant la question des premiers principes métaphysiques au point où Platon l'avait prise dans son Parménide, discute la subtile théorie de l’'Un. L'examen des difficultés (ἀπορίαι) qui surgissent à chaque pas dans le cours de cette théorie donne souvent à l’auteur l’occasion de nous éclairer sur la théurgie ou la philosophie orphique, remise en honneur de son temps, comme on le sait, et sur les doctrines philosophiques des Chaldéens, des Égyptiens ou

ques éléments à celles que relève et critique Proclus. Ce philosophe nomme quelquefois les auteurs des hypothèses; on y distingue Jamblique, Ammonius et Plutarque d'Athènes. — M. A. Berger, dans son exposition de la doctrine de Proclus (1840, in-80), fait voir, par un exemple, la méthode que Proclus emploie pour développer ses hypothèses. La lecture de ce savant travail, qui facilite singulièrement l’intelligence de la philosophie néoplatonicienne, épargnera beaucoup de peine aux personnes qui veulent étudier Damascius. — Voyez à la fin du Mémoire de M. Berger, la note 2, relative au nombre et au sens des hypothèses.

(30) L'opinion que nous venons de soutenir est ancienne, mais elle avait encore besoin de confirmation, puisque l’opinion contraire a continué d’avoir cours, témoin l'article Damascius dans la nouvelle Biographie générale, où l’on a distingué «le περὶ ἀρχῶν, publié [en entier sans doute] par J. Kopp, Francfort, 1828» [lire 1826], etun Commentaire sur le Parménide de Platon «en manuscrit à la bibliothèque de Venise; » il avrait fallu ajouter : et dans huit ou dix autres bibliothèques publiques. Cet article date de quatre ou cinq ans à peine, — Du reste un ouvrage analogue et plus récent, le Dictionnaire général de biographie et d'histoire, de MM. Dezobry et Bachelet, s’est arrêté à ce que nous croyons être l’opinion véritable.

des Phéniciens. Rappelons ici que le nom des Hébreux ou celui des Chrétiens ne se rencontrent jamais dans le traité des Principes.

Ainsi que nous l'avons dit, il n'entre pas dans notre pensée de faire une étude approfondie des deux ou trois cents difficultés que notre philosophe examine et cherche à résoudre ; nous nous contenterons d’en donner une idée succincte, en publiant la traduction d’une Table de tout l'ouvrage, écrite en grec et insérée dans un manuscrit de Damascius conservé à la.Bibliothèque impériale sous le n° 1990. Nous présenterons ensuite, dans un Tableau analytique, les principales questions traitées dans la partie inédite. Ce tableau, qui résulte de l’examen que nous avons fait du livre des Premiers principes, sera suivi d’une Liste alphabétique des auteurs et des écoles philosophiques dont mention est faite en ce livre. Nous réunissons, dans une dernière liste, les autres noms propres que renferme l'ouvrage de Damascius.

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