CRITIQUE
ENsuRE, critique! Critique, censure !
Ces deux mots ont une allure synonymique. Mais voilà le chiendent! La langue française toute tissue de nuances, ce qui en fait sa souplesse et sa beauté, quand le tisserand tisse bien, ne saurait, au sens absolutiste, admettre la synonymie. La critique demeure l’examen attentif
des choses dont il s’agit, examen susceptible de pouvoir fournir un résultat favorable ou défavorable. Il n’y a point, à proprement parler, de jugement ferme. La censure, au contraire, critique à l’effet de corriger. Elle formule jugement et se fait leçon, comme le dit ce bon vieux Boileau :
A J oree du bois ("Epreuve soumise a ta criliciiie)
... La censure, au regard formidable,
Sait, le crayon en main, marquer nos endroits faux.
Donc, si critique et censure se confondent dans l’examen, parce qu’elles ont à examiner l’ouvrage qui leut est soumis, suivant certaines règles, dites de critique, un peu bien les mêmes pour les deux, aux fins de reconnaître si l’ouvrage est composé de manière à plaire, si la présentation en est neuve, l’invention ingénieuse, etc., elles se peuvent séparer au moment du jugement. Encore, cette séparation est-elle toute de nuance. Il en résulte que nous croyons utile d’accoler les deux mots ensemble pour former une rubrique sous laquelle nous examinerons les oeuvres qui nous seront soumises, avec tout le soin dont l’homme faillible est capable. Térence nous l’a dit depuis longtemps : « L’erreur est d’essence humaine. » Elle peut aussi bien provenir de la part du censeur que du censuré, et la critique peut elle-même être critiquée. Nous nous emploierons cependant de notre mieux à rechercher dans l’œuvre soumise à la critique et à la censure du Phohgraphiste les meilleures conditions de corrections technique et esthétique, si le sujet est bien choisi, si l’ordonnance de ses lignes et la pondération de ses masses se présentent dans l’harmonie désirable, si l’effet est bien rendu, si les figures sont bien en place, etc., recherchant, dans les qualités ou dans les défauts, des éléments de conseilsàdonner ou de leçons à enseigner. Nous le ferons au mieux du possible, avec toute la sincérité du non parti pris, dans le désir d’être absolument utile au critiqué aussi bien qu’à tous les lecteurs qui auront à juger de la critique. C’est donc une bonne action, en réalité, que commettront tous ceux qui nous enverront leurs œuvres à examiner, puisqu’ils feront acte d’utilité pour eux-mêmes et pour tous leurs confrères. Ils seront sur la sellette. C’est entendu. Mais ils pourront y être, en nous en faisant la demande, sous le couvert de simples initiales, d’un pseudonyme ou même de l’anonymat. Nous nous efiforcerons'toujours, d’ailleurs, de leur rendre la position des plus supportables. Au demeurant, quelles que soient les pointes de la critique ou les sévérités de la censure, qu’ils n’oublient pas les excellents conseils de d’Alembert : « Si la critique est juste et pleine d’égards, vous lui devez des
LE PTiOTOGT^JlPJiJSTE
CENSURE ET CRITIQUE
remerciements et de la déférence; si elle est juste sans égards, de la déférence sans remerciements; si elle est outrageante et injuste, le silence et l’oubli. »
La photocopie que nous avons à examiner aujourd’hui, va nous fournir un exemple.
Elle a été prise aux confins d’une forêt vosgienne. L’auteur y a hardiment cherché une étude de contre-jour. De cela, on ne saurait trop le louer. C’est toujours une difficulté intéressante à vaincre. De plus, le contre-jour fournit un éclairage à lumière frisante, aidant au relief et à l’éclat de l’image. La très grande difficulté du contre-jour consiste à obtenir les objets, qui ne sont pas éclairés, avec des détails nécessaires et suffisants pour qu’ils ne soient points convertis en paquets de noir. Dans le cas qui nous occupe, la difficulté est suffisamment vaincue. Malheureusement, la vue ayant été prise à J’orée du bois, nous nous trouvons en présence d’une partie très fortement éclairée et d’un morceau de ciel vibrant. Partie et morceau ne peuvent venir sur la photocopie, à moins de détruire les détails nécessaires et suffisants dont je viens de constater l’existence. Peut-être y aurait-il moyen, en faisant agir le persulfate d’ammoniaque sur le négatif, d’affaiblir assez l’opacité gênante pour obtenir un bon tirage sans nuire au reste? Cette manipulation aurait-elle un intérêt primordial? Nullement. Cela à cause de la composition même. Le groupe d’arbres du premier plan attire fatalement l’attention par son importance et le regard indécis du spectateur ne sait s’il doit se porter à droite ou à gauche de ce groupe. Cette indécision doit toujours être évitée. Mieux vaut donc laisser le négatif comme il est et essayer d’utiliser simplement une portion de l’épreuve.
En la rognant, suivant la ligne ponctuée, et en enlevant toute la partie de l’image située à gauche de cette ligne, on supprime le vilain effet de l’éclairage violent. La photocopie gagne en harmonie et en pondération des masses.
En revanche, le groupe d’arbres du premier plan se trouve encore plus centré. Partant l’indécision du regard se montre, si possible encore plus grande, par l’égalité des surfaces placées à droite et à gauche de lui. 11 faut être plus radical et amener franchement la coupe à la ligne pleine. Dans ces conditions la composition se tiendra bien. Nous ne voulons pas dire pour cela qu’elle offrira un immense intérêt. Mais alors ce manque d’intérêt devient le fait du sujet en lui-même.
Dans le cas où, à tout prendre, l’on préférerait faire agir le persulfate d’ammoniaque sur le négatif et que son action pourrait être poussée jusqu’à récupérer, dans toute leur plénitude, le fond du paysage et le ciel, la coupe demanderait à être faite différemment, soit, par exemple, en reportant la ligne pleine (la ligne de coupe) immédiatement après le troisième arbre du second plan visible à la droite du groupe du premier plan. L’image restante prendrait certainement un intérêt moins insuffisant que dans le cas de la coupe finale que nous venons d’indiquer.
L’auteur possède donc ainsi deux moyens de tirer parti de son épreuve, s’il ne veut pas se décider
Bouquincurs
Cest principaîement sur les quais de Paris que les bouquinistes étalent leur marchandise devant Vœiî investigateur des bouquincurs. La
grande race s en éteint. Lite fait place a la petite. Celle qui fait des quais son cabinet de lecture. OU sont tes grands bouquineurs d’antan : les Boutardf les Pillet, et ce fameux marquis de Méjanes qui avait tellement encombré son appartement, prés la place Vendôme, que sa femme était obligée de se faufiler, avec peine, entre deux longues palissades de livres, pour aller se coucher dans une alcôve de bouquins ? o o o
— ► Diaphragme utile
et utilité du Diaphragme ^
AiNTENANT qu il VOUS est toujours loisible de déterminer le diaphragme utile, si le fabricant de votre objectif a omis de vous l’indiquer, examinons donc un peu à quoi peut bien servir le diaphragme et quelle est son utilité.
Notez qu ici, par diaphragme, je n’entends pas l’objet en lui-même, mais la possibilité que 1 on a de diaphragmer, c’est-à-dire de faire varier à son gré l’ouverture de l’objectif. 11 est vrai que, pour faire varier, il faut avoir l’objet qui fait varier.
Quelle était donc la nécessité de faire varier pour que l’on ait inventé l’objet?...
Je dis nécessité, car ce fut et cela reste encore quelquefois une nécessité.
Nécessité, tout d abord, d améliorer les objectifs un peu trop rudimentaires du début; nécessité ensuite de corriger les mauvais objectifs et de les faire passer pour bons. Pour atteindre mieux à ce but, on a clamé très haut que la finesse était la qualité maîtresse de la photographie. On se voyait dès lors obligé de diaphragmer beaucoup, pour acquérir cette finesse magique. Dans ces conditions de très grande diaphragmation, donc de très petite ouverture, le plus mauvais objectif se trouvait 1 égal des bons, sans que le pauvre opérateur s’en doutât.
(i) Voir Je n* 2 du Photographiste.
LE PH0T0G7{JlPTnSTE
DIAPHRAGME UTILE ET UTILITÉ DU DIAPHRAGME
Oui bien! cette fameuse extrême finesse, si chère à certains, un objectif, tout au plus propre à confectionner un bouchon de carafe, vous la donnera, en le diaphragmant suffisamment. Alors quelle qualité a-t-elle cette finesse outrageuse, presque outrancière? Une qualité d’art? Encore bien moins! L’art ne vit pas d’un amoncellement de détails. Au contraire! De par sa nature même il doit simplifier, se montrer nécessaire et suffisant pour constituer synthèse et non se stériliser dans les minuties de l’analyse.
Donc l’utilité du diaphragme ne doit pas être de nous fournir des détails exagérés, de façon que tout soit rigoureusement net dans l’image depuis son premier plan jusqu’à son arrière-plan. Cette manière de faire demeure contraire à la perspective d’accommodation de notre vision qui ne voit, en réalité, nettement, que l’objet seul sur lequel elle se pose. Elle détruit par cela même tout ce qui, dans l’effet de perspective aérienne, est dû à la diminution de visibilité des plans éloignés, rapprochant tous ceux-ci du premier plan, les tassant les uns sur les autres, sans air ambiant, sans échelonnement d’éloignement, par ce fait seul d’une égale visibilité des détails ici comme là. Il serait donc à supposer, puisque le diaphragme conduit à ces choses mauvaises, qu’il n’y a pas lieu de l’utiliser du moment qu’on possède un objectif bien corrigé et que besoin n’est plus d’éliminer des rayons marginaux trop obliques sur l’axe, amenant des déformations astigmatiques. En effet, plus l’objectif sera de bonne marque, mieux il sera vraisemblablement corrigé des aberrations des faisceaux obliques, c’est-à-dire de l’astigmatisme. Or, nous ne devons pas oublier que ces faisceaux obliques, — et je l’ai maintes fois répété en rappelant les expériences de Clauzet — ces rayons marginaux, concourent presque exclusivement au relief de l’image dont l’effet stéréoscopique se lit d’ailleurs sur le verre dépoli. Par conséquent, nous avons toujours intérêt, pour la finalité de l’œuvre, à les éliminer le moins possible, donc à faire emploi de la plus grande ouverture possible de l’objectif.
Mais un autre principe du diaphragme est d’atténuer l’aberration en profondeur dépendant uniquement, on l’oublie trop, de la luminosité de l’objectif, et qui représente le champ de netteté.
Donc mieux l’objectif sera corrigé de cette aberration, c’est-à-dire plus lumineux il sera, ou en d’autres termes plus grand sera le rapport utile de son ouverture à sa distance focale principale, moins nous aurons besoin de diaphragmes.
Faut-il donc frapper d’un ostracisme complet le diaphragme en luimême?
Tout ce que je viens de dire y tend. Je n’irai point cependant jusquelà. L’ostracisme est un extrême. Comme tout extrême il ne vaut absolument rien. N’en déplaise à messieurs les Athéniens qui inventèrent cet extrême à la chute des Pisistratides et en firent pâtir, assez inintelligemment, Miltiade, Thémistocle, Aristide et Cimon.
Non ! gardons le diaphragme, mais en nous pénétrant bien du phénomène suivant : Un objectif, mis au point sur un objet déterminé, fournit, en même temps qu’une image nette de cet objet, des images nettes d’autres objets situés en avant ou en arrière de lui. La netteté possède
Bords de l’Ailier, à Vichy A. maugenest
— ^ Yichy n'a pas que l'eau de ses sources. L'Allier y passe. Le malade qui boita doses réglées Veau des sources pour sa santé, trouve, dans celle de l'Ailier, d'autres satisfactions. Les rôles sont changés. Ce n'est pas lui qui l'absorbe, mais c'est elle qui l'absorbe dans des occupations variées, o o o o
LE PHOTOGJ{JIPTnSTE
DIAPHRAGME UTILE ET UTILITE DU DIAPHRAGME
donc une limite antérieure et une limite postérieure. La distance comprise entre ces deux limites est ce qu’on nomme la profondeur de champ.
11 ressort de là que, lorsque nous voudrons avoir sur l’image les différents plans d’un modèle à la même netteté, il faudra que ce modèle soit tout entier compris dans la profondeur de champ correspondant à la netteté que l’on s’impose. Toutefois, la profondeur de champ ne varie pas, quoi qu’en affirment certains prospectus, suivant l’objectif. Elle est la même pour tous les objectifs lorsqu’on les amène à des conditions comparables. En d’autres termes : la profondeur de champ demeure pratiquement égale pour deux objectifs quelconques dès que le produit de leur distance focale principale par le diamètre utile du diaphragme employé se présente le même.
Dans ce produit, un facteur reste immuable pour nous ; la distance focale principale; mais l’autre peut varier à notre gré : le diamètre de l’ouverture utile. De là cette conséquence : il nous est loisible, en employant un diaphragme de telle ou telle ouverture, de modifier comme bon nous semble la profondeur de champ de notre objectif, donc de ne donner la netteté à notre image qu’approximativement là où il faut qu’elle soit.
Je dis approximativement, car nous en aurons toujours malheureusement plus que moins. Le phénix des opticiens qui nous fabriquera un objectif ne donnant exactement la netteté que là où il faut qu’elle soit n’a pas encore chanté.
C’est sur cette modification seulement que doit porter toute l'utilité du diaphragme. 11 ne faut en jouer dans aucun autre cas et même dans le cas seul admis le tenir à la plus grande ouverture compatible.
je dis bien aucun autre cas, même et surtout celui où la lumière éclairant le sujet est trop vive. Ce n’est point à la diminution d’ouverture du diaphragme qu’il faut faire alors appel, mais à l’emploi d’écrans colorés.
Nous arrivons ainsi à cette conclusion : pour la beauté de l’image, son éclat, son relief, sa vie et son air, travailler toujours avec la plus grande ouverture possible. J’insiste sur ce point. Il est malheureusement trop répandu, en effet, parmi les amateurs qu’il faut diaphragmer d’autant plus que la lumière est plus vive. Evidemment, on retarde la venue de l’image, mais dans des conditions très ^mauvaises, puisque tous les différents plans du motif atteignent à une netteté
Le /Vvonument de Haffet
Tout en demeurant simple illustrateur, T^affet reste non seule--
ment un grand nom de l'estampe mais un des plus grands noms de l'art français. 7/ a dit la furie des triomphes, la rage de la défaite, Vindomptable certitude de la réparation. Sa plus superbe inspiration est la revue du fantôme de îa Grande Jtrmée. C'est la figure endiablée du voltigeur, battant la diane^de^cet éphémère révetl, que Trémiet a campée en bronze sur le socle de ta colonne supportant le buste de 7(ajfet. o c
similaire.
rJfÉDÉJflC DILLJITE.
Développement des Diapositives à tons chauds et variés sans emploi d'alcali
NE note du docteur Kônig attire l’attention de ceux qui se servent de plaques au gélatinochlorure pour diapositives de projection sur le développement dé ces plaques. Il supprime l’alcali dans le développateur, et se contente d’ajouter du sulfite de sodium au révélateur. 11 trouve que l’on peut varier ainsi, et nous sommes pleinement de son avis, les tons de l’épreuve par variation du révélateur, et que le ton ne dépend pas seulement du révélateur, mais de la quantité de sulfite employée avec lui. Ainsi, l’acide pyrogallique, dans une solution à i pour loo, fournit une épreuve particulière, doublement nuancée, finement brun jaunâtre. Si l’on ajoute i pour loo de sulfite de sodium, l’épreuve apparaît plus brune et plus vigoureuse. Avec 2 pour 100 de sulfite de sodium on obtient une image brunviolet, et avec 3 pour 100 une image violette ressemblant à celle que l’on obtient à l’aide d’un virage à l’or. Une quantité plus grande de sulfite n’amène plus aucune variation dans le ton. Une épreuve vigoureuse est toujours obtenue lorsqu’on emploie le sulfite, avec le révélateur, et l’argent déposé est d’une tonalité transparente. Sans sulfite, un développateur neutre ou alcalin, donne à l’argent déposé une tonalité plus opaque. L’hydroquinone, la pyrocatéchine et l’adurol employés en solution à 1 pour 100, additionnée de 4 pour 100 de sulfite de sodium, produisent des épreuves très douces et développent lentement.
La plaque est fixée, en général, par la seule action du sulfite de sodium, lorsque le développement est achevé. Elle peut donc, à la rigueur, se passer du bain d’hyposulfite. L’auteur fait remarquer que le chlorure de sodium retarde considérablement le pouvoir fixateur du sulfite. Une plaque au chlorure peut être fixée en i5 minutes avec une solution de sulfite de sodium à 3 pour 100; l’addition de 1 pour 100 de chlorure de sodium prolongera cette opération jusqu’à deux heures. Pour le meilleur développement des diapositives, le D' Kônig recommande la formule suivante :
Acide pyrogallique : 1 g. ; Sulfite de sodium anhydre : 4 g. ; Eau : iSo à 5oo cm3.
En séchant, le ton de l’image change, en général. Ainsi, un dépôt jaune se changera souvent en violet. Si l’on ajoute un peu de sel au développateur, on obtiendra des diapositives très bonnes même avec des négatifs mous et voilés.
On sait, depuis longtemps déjà, que l’acide pyrogallique peut développer sans alcali même des plaques négatives. On avait fait usage de ce mode de développement pour la diapositive, mais jamais, que nous sachions, avec des doses aussi infimes ou avec un développateur aussi dilué que celui indiqué par le D' Kônig. Cette dilution fait la nouveauté de sa méthode. En principe elle est excellente. En pratique nous nous demandons si une trop grande dilution dans l’espèce, n’affecte pas la qualité de l’image. Le sulfite de sodium est, en effet, un dissolvant du chlorure d’argent, c’est pourquoi réel apparaît le phénomène constaté par Al. Kônig, à savoir que l’image se trouve complètement fixée par le fait même d’un développement prolongé. Mais, s’il en ainsi, les très menus détails de l’image, si le développement est très prolongé, ne courent-ils pas les risques d’être rongés avant d’être développés? De là une image beaucoup moins fine et plus transparente
LE PHOTOGT{AP?nSTE
FEUILLETS DÉTACHÉS DU CARNET D’UN AMATEUR
que celle développée avec l’addition d’un alcali. Ou bien alors, si l’on veut conserver toute la finesse, le développement doit être fait en moins de quinze minutes puisque ce temps suffit pour fixer une plaque au gélatino-chlorure. Le moyen de s’en tirer est, à notre avis, d’user de la remarque relative au chlorure de sodium et d’ajouter, tout simplement, un peu de sel de cuisine dans le développateur.
"Effets de "Neige
Quand on veut photographier des effets de neige, il est bon de ne pas perdre de vue certaines considérations qui peuvent se formuler comme suit :
). Les contrastes, surtout entre la neige et les objets ordinairement sombres, tels que troncs d’arbres, sont plus intenses qu’aux autres époques de l’année. 2. Les contrastes entre les objets
“Peu connue la Suisse en hiver. Combien pourtant elle mérite de l’être! .Merveilleux est son aspect, fait de blancheurs mates et d'étincellements; délicieux sont ses plaisirs! Il en est de bien supérieurs aux Grandes T{pues et aux Loopings : grimper au sommet du chemin une chaise à patins, portant le nom de luge ici, de tabbogan là, ou tout autre ailleurs — il varie suivant le canton — s'y asseoir dès qu’on est arrivé et se laisser glisser jusqu'au bas de ta pente. Comme on l'éprouve cette griserie de la vitesse et du vertige! oooooooo
clairs et les objets foncés, quand ces objets se juxtaposent, se dessinent mieux, mais c’est alors au détriment de la gradation des valeurs. 3. Une masse considérable noir sombre n’est aucunement nécessaire pour donner du relief à l’image.
Elle peut être même du plus désagréable effet quand elle se trouve en excès. Quand elle existe il faut qu’elle soit absolument accompagnée d’une série de tons intermédiaires.
4. L’effet général importe plus que la minutie de tel ou tel détail.
Elle s’obtient bien mieux pour les blancs et les clairs par une gradation saisissante des valeurs que par une misé au point exagérée.
5. Pour l’ordonnance des tons clairs et la gradation des valeurs, l’opérateur doit tout particulièrement porter son attention sur les premiers plans.
La Suisse l’hiver : « En luge »
LE PTiOTOGT^JlPTiJSTE
FEUILLETS DÉTACHÉS DU CARNET D’UN AMATEUR
Là, comme toujours, ils constituent la couleur et le relief de l’image photographique.
6. 11 faut se garder avec soin des souillures et des taches. 7. Les figures du premier plan (hommes ou animaux) doivent être exécutés avec extrêmement de soin, non seulement au point de vue de la couleur locale et du décor ambiant, mais au point de vue de la valeur. 8. L’image positive ne doit )amais être tirée sur des papiers fournissant des tons chauds ou pourprés, mais exclusivement sur ceux permettant l’obtention des tons noirs froids, ou bleutés à la grande rigueur.
Toute la finesse de la gradation doit se porter sur les tons clairs.
9. Il faut éviter soigneusement tout enchevêtrement des noirs et leur accumulation. 10. Enfin, comme conseil final rappelons qu’il est d’une excellente pratique de ne jamais placer au premier
plan des figures ou des objets susceptibles de fournir un noir intense.
T(eproducHon des Gravures défectueuses
Reproduire des gravures n’est pas toujours chose facile. Beaucoup d’amateurs trouvent des difficultés pour obtenir des croquis satisfaisants, surtout lorsqu’il devient nécessaire, par exemple, d’atténuer certaines lignes déplaisantes. Si l’on opère par reproduction à la lanterne, ces défauts
s’accentuent presque sûrement. Cependant, il existe un moyen de les atténuer de telle façon qu’ils deviennent à peine sensibles. 11 existe diverses méthodes à cet effet ; la plus simple est, comme toujours, la meilleure.
Elle consiste à recouvrir la gravure avec une lame de verre mince et finement dépolie. Le côté poli appliqué contre la gravure. Cette lame de verre doit être bien propre. 11 est nécessaire de la nettoyer préalablement avec de l’ammoniaque et de l’acide azotique, puis de la rincer avec de l’eau limpide. Quand elle sera placée sur la gravure, celle-ci, vue au travers, aura l’aspect d’un faible dessin au crayon. On ne distingue pas nettement les lignes. Le dépoli amollit et estompe le dessin. 11 ne faudrait pas songer à la photographier dans cet état. Pour rendre de la vigueur aux parties les plus importantes de la gravure, on frotte légèrement, avec une brosse trempée dans de l’huile, sur la face dépolie du verre, sauf au premier plan et au ciel, où, d’habitude, se trouvent les lignes déplaisantes.
Cette opération modifie l’image dans le sens désiré et rend à la gravure l’intensité et l’harmonie cherchée. Si on l’a photographiée ainsi, en prenant les précautions d’usage pour éviter les reflets, on peut obtenir un négatif parfait.
Il est bor\ de chanter
Après les macabres secousses de la 7{évolution, la musique se reprend à adoucir les mœurs. C’est Vheure ou Venthousiasme se porte sur la superbe phrase musicale que, dans une heure de génie. Martini vient de noter sur les tendres strophes de Vlorian :
Plaisirs d’amour ne durent qu’un instant ;
Chagrins d’amour durent toute la vie...
Le Papier substitué au Carton
dans le montage des "Epreuves
Les expositions ont mis les papiers de couleur en vogue pour la présentation des épreuves. Ces papiers tendent de plus en plus à supplanter le carton. Ce n est pas chose facile d appliquer des épreuves sur du papier. Ceux qui y ont tenté se sont trouvés face à face avec un certain nombre de déboires; les conseils que nous allons donner seront donc, croyons-nous, très appréciés de ceux qui n’auront pas été très heureux dans cette opération. Les épreuves doivent être appliquées avec un soin particulier. Pour cela, il faut prendre les précautions suivantes :
D’abord on doit veiller à ce que les photocopies ne soient nullement fripées ou cassées avant
LE PHOTOGT^JlPfUSTE
FEUILLETS DÉTACHÉS DU CARNET D’UN AMATEUR
le montage. L’opérateur devra employer une colle en pâte très épaisse étendue en couche aussi mince que possible. Assuré que les épreuves sont bien sèches, il les passe sous un couteau à papier
ou sous un objet plat quelconque, afin qu’elles soient aussi plates que possible. Si elles godent encore, il faut les mettre soit entre les feuilles d’un liv\*e, soit sous un poids, soit sous une presse et les laisser ainsi tout une nuit.
Prenant, alors, la colle en pâte très épaisse, comme la colle Carter, par exemple, avec une brosse plate et un peu raide, il pose l’épreuve sur une grande feuille de papier face de l’image dessous; badigeonne, avec la brosse, la colle en pâte sur toute la surface de l’envers de l’épreuve, applique celle-ci sur le papier de montage, image en dessus, recouvre d’une feuille de papier blanc et passe sur le tout un rouleau de caoutchouc, de préférence double. 11 est plus facile à manier et appuie plus uniformément. On replace l’épreuve dans un livre ou sous une presse.
L'Jlcide Pyrogallique et les Æcalis Caustiques
Le professeur Valenta, de l’Institut photographique de Vienne, s’est livré à une intéressante étude sur les alcalis caustiques employés avec l’acide pyrogallique pour constituer le développateur. Lorsqu’ils sont en excès, ils forment des phénates triatomiques et amènent le voile. S’ils ne sont pas en excès, ils peuvent ne former que des phénates bi et monoatomiques; dans ce cas, M. Valenta a fait les expériences suivantes, afin de s’assurer s’il y avait production du voile, comme avec la formation des triphénols.
Une solution de pyrosulfite, dans la proportion de : 25 g. d’acide pyrogallique, i6o g. de sulfite de sodium cristallisé et 900 cm’ d’eau fut préalablement préparée. Une quantité suffisante d’une solution à i pour 100 d’alcali caustique : soude, potasse et lithine, fut ajoutée à une série de 5o cm’ de pyrosulfite pour former des phénates mono, bi et triatomiques. Puis, chaque série fut diluée de façon à présenter chacune un volume de 1 5o cm’. Il exposa une plaque au gélatino-bromure sous le sensitomètre, la coupa par bandes qu’il traita simultanément avec les diverses solutions pendant trois minutes. Afin de servir de terme de comparaison, une bande fut développée avec du pyrosulfite additionné de carbonate de sodium. Le résultat fut surprenant. 11 montra que l’on pouvait obtenir de bons développateurs avec chacun des alcalis caustiques produisant rarement le voile, quand les proportions employées ne donnaient que des phénates monoatomiques parfaits. Les développateurs ainsi constitués se montrent beaucoup plus rapides que le pyrosulfite carbonaté à l’exception de la lithine caustique. Dans le cas de la formation de phénates biatomiques, la lithine seule peut servir, les autres alcalis caustiques amènent infailliblement le voile.
En prenant le pyrosulfite carbonaté comme unité, le professeur Valenta représente comme suit le degré de rapidité des développateurs constituants des phénates monoatomiques :
]] est doux d'écouter m”* m. d.
Comme on se laisse volontiers aller au rythme. On n'entrevoit plus sue fâcheuse. “Le couperet de la guillotine est ébréché. 'Entre son passé sannt et son avenir sombre Paris ne danse plus aux Bals des Victimes. Jlux fions des farandoles des cimetières :
Zigue, zague, dondon Dansons un rigodon!
)n peut maintenant préférer^ à l’aise, la véritable musique aux suavités
Pyrosulfite et potasse : 3,6; Pyrosulfite et sodium : 3,3; Pyrosulfite et lithine ; i.
ANATOLE CHASSIN
CE QUE L’ON APPREND CHEZ LE VOISIN
>7^ LA GOMME Bl-CHROMATÉE
AU DELA DES VOSGES'
Cascade en Savoie