‹ Le photographisteChapitre 11 sur 92 · GUSTAVE RONDEAU · texte numérisé non relu

GUSTAVE RONDEAU

UANT à l’étendage de la couleur sur le papier, il demande un petit tour de main qu’il est bon de décrire.

Couchage de la couleur. — La couleur, la gomme et l’eau, bien ptoportionnées, sont profondément mélangées dans une large cuvette permettant à la queue de morue de bien s’imprégner. Avec la gomme, additionnée de colle de poisson, le couchage de la couleur ; semble exiger beaucoup moins d’adresse et d’expérience qu’avec la gomme seule. On y procède de la façon suivante : Il s’agit d’appliquer la couleur de façon égale et d’en chasser en même temps l’excédent à l’aide du blaireau. A la lumière de la lampe, ou à la lumière du jour très assombrie, on fixe sur une planche à dessin la feuille sensibilisée et, avec la brosse, on étend doucement la couleur sur toute la surface. On forme une couche assez épaisse pour qu’elle ne sèche pas trop vite. 11 ne faut pas perdre de temps pour procéder à l’unifier dès que le papier est couvert entièrement. Pour ce faire on saisira rapidement le blaireau et on le promènera perpendiculairement sur toute l’étendue de la feuille. On procédera par appui, assez fort d’abord, par caresse plus douce ensuite.

En quelques secondes le papier se couvrira d’un gros grain que l’action suivie du blaireau affine progressivement. Quelques auteurs recommandent de donner à celui-ci un mouvement circulaire; d’autres le considèrent comme étant beaucoup moins efficace.

Quand on sent que le blaireau ne produit plus d’effet sur la mixtion, le papier doit être complètement et régulièrement couvert et présenter une couche uniforme. 11 est préférable de ne pas travailler dans une pièce trop chaude, afin que la couleur ne sèche pas trop vite et que le blaireau ait une action aussi prolongée que possible sur le papier. Constatons qu’avec la gomme seule on limite cette durée de l’étendage à 4,6 secondes au maximum et que l’épaisseur de la couche doit être plutôt mince.

Un premier essai convaincra chacun de la simplicité de l’égalisation, qui permet d’obtenir des photocopies sur des surfaces assez étendues sans traces de pinceau.

La feuille préparée est séchée dans l’obscurité et se trouve prête pour l’insolation. Ce séchage demande environ une quinzaine de minutes.

Insolation. — L’insolation qui se fait dans le châssis-presse est vérifiée par un photomètre. Sa durée dépend des conditions du négatif, de l’intensité de la lumière, de l’épaisseur de la couche

(1) Voir le n“ 2 du Photographiste.

Gomme bi-chromatce

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