‹ Le photographisteChapitre 12 sur 92 · F. MULLER · texte numérisé non relu

F. MULLER

Cette représentation J un portrait Je femme traite par ta Gomme bt-chromatee , telle qu’elle est employée au Jeta Jes J^'osges, indique, à prime vue, tou'e la différence qui existe entre ce genre de travail et celui Jes gommistes français. On y trouve te gras et la souplesse de la gomme française, tout en y rencontrant une certaine exubérance Je grain, une certaine absence Je fondu que fournissent les coulés habiles Je la gomme employée seule et aussi Jes arrachements provenant d’une couche un peu trop résistante, ooooooooc

LE PHOTOGT{JlPJiJSTE

LA GOMME Bl-CHROMATÉE AU DELA DES VOSGES

colorée, de la nature de la couleur même, qui, soit qu’elle est bleue, noire, jaune ou brun rouge, demande une insolation prolongée dans l’ordre rriême de cette énumération.

Le négatif doit avoir les qualités de ceux capables de produire une bonne épreuve sur papier albuminé. 11 sera plutôt doux que heurté. Dans les conditions ordinaires, la durée de l’exposition sera, pour le bleu 5 degrés; pour le noir de 6 à 7; pour le brun 10 degrés ; degrés obtenus avec

le « contrôleur de tirage Fernande » pris comme photomètre. Ces données ont trait à du papier fraîchement préparé.

Plus celui-ci est vieux plus la durée de l’exposition peut être prolongée. Il est plus avantageux d’employer du papier préparé fraîchement. Un papier datant de 8 jours peut être considéré comme hors d’usage.

Afin que les détails se fixent dans les parties claires et ne se dissolvent pas dans l’eau, lors du dépouillement, une large exposition est nécessaire.

Un traitement varié a souvent raison d’une épreuve trop exposée. Mais, si elle y résiste, elle restera définitivement perdue.

Il faut néanmoins se garder de ne pas exposer suffisamment.

"Dépouillement. — L’épreuve, à la sortie du châssis-presse, est placée dans l’eau froide que l’on change à quelques minutes d’intervalle jusqu’à ce qu’on perde toute trace de la teinte jaune due au bichromate. On la pose ensuite sur une lame de verre et l’on commence à dépouiller en la frottant légèrement avec une boule de ouate humide. Si l’épreuve a été suffisamment insolée, les teintes les plus claires commencent à se montrer dès les premières frictions. On peut la laisser s’amollir dans l’eau, si l’on sent que la couche est un peu trop insolubilisée par une insolation trop longue.

Pour hâter l’opération on pourra même se servir d’eau tiède ou franchement chaude.

Au bout d’un certain temps on retire de l’eau l’épreuve et l’on continue à la dépouiller avec la ouate. Si elle ne peut être dépouillée entièrement par ces simples frictions elle devra montrer tout au moins les teintes les plus fines.

On cessera alors d’opérer sur ces parties en limitant l’action du dépouillement aux parties non encore dépouillées.

L’insolation a-t-elle été forte à ce point que l’eau chaude elle-même n’a pas d’effet sur les grandes ombres ?

On trempe alors l’épreuve dans une légère solution de potasse au 1/400®, froide d’abord, chaude au besoin (jusqu’à 5o" C), et l’on y dépouille l’épreuve jusqu’au bout.

On voit ici l’avantage d’une insolation plus prolongée: elle permet de ne pas laisser l’épreuve telle que le négatif la forme. On peut dépouiller, accentuer les parties qui ont intérêt à l’être complètement, et on laissera les autres dans l’ombre, ce qui peut augmenter la valeur perspective des objets.

Une observation relative à la ouate :

La ouate ordinaire est plus avantageuse, parce qu’elle s’imprègne d’eau moins vite que la ouate dégraissée pour pansements, dite ouate hydrophile.

Elle est aussi d’un usage plus commode, ce qui a son importance pour les épreuves trop peu insoiées.

Jeunes peintres commandant bridoux

Quel bon atelier que celui de la nature ! Comme on y voit clair, dans sa lumière ouverte! Comme on respire à l'aise dans son plein air! "L'ardeur s'en éveille; les sensations y prennent uue acuité plus grande. La brosse voltige sur la toile; le jus s’étale en teintes haraies sur te papier... S'iln’en sort pas une œuvre maîtresse on y gagne un maître appétit, o o o o

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LA GOMME BI-CHROMATÉE AU DELA DES VOSGES

La brosse ou le pinceau peuvent servir pour des dépouillements partiels, cependant, on ne doit les employer qu’avec circonspection.

A-t-on fait usage de potasse pour le dépouillement? On nettoiera l’épreuve dans plusieurs eaux.

M. Gaedicke estime que le dépouillement automatique peut être fait en laissant l’épreuve dans l'eau, face en dessous, pendant six à vingt-quatre heures, jusqu’à complet dépouillement, et qu’on peut aussi faire emploi d’une bouillie de sciure de bois répandue sur l’épreuve, comme dans les procédés au charbon velours et au charbon satin.

Ce mode de dépouillement, possible avec ce procédé, ne doit pas l’être avec celui employé par les gommistes français. Il fait perdre, en effet, à la gomme toutes ses qualités propres de fondu, ses coulés caractéristiques.

Clarification. — Si l’on compare l’épreuve ainsi obtenue avec la valeur de l’enduit primitif, on s’aperçoit qu’elle a cédé d’un ton. C’est dû à l’influence de la présence du bichromate.

Le bain suivant permettra de la clarifier, c’est-à-dire de lui redonner sa franchise de ton.

Eau ; Q.S. pour i oo cm^; Sulfite de sodium cristallisé : lo g.

Eau ; Q. S. pour loo cm’; Acide sulfurique concentré : 2 cm'.

On mélange les deux solutions à parties égales. Quand l’épreuve est restée plongée dans le bain pendant quelques minutes, on la lave dans plusieurs eaux, puis on la suspend pour la faire sécher.

(A suivre.) FÉLIX HERVIEU.

A la Fontaine louis damenez

— - Quelconque sans l'être celle fonlaine. 'Elle nous représente, en effet, le type parfait et IraJitioi.ncI Je la fontaine suisse. La bonne fontaine dont le réservoir rectangulaire renouvelle sans cesse son eau sous le jet continu Jes tuyaux d'apport. Eontaine douce au touriste altéré; Eontaine précieuse pour la ménagère; Eontaine propice a la jeune fille qui s'y mire en passant... Quelle litanie on écrirait sur elle! o o o 000000000000300

MOS COMMAJSSAMCES UTILES

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