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PRESENTATION DE L’ŒUVRE

5/W Le Collage moderniste

des Epreuves

(j) Voir le n" 3 du Photographiste.

LE PnOTOGTiAPmSTE

LE COLLAGE MODERNISTE DES EPREUVES

lin des coins les plus fréquentés du bois de Meudon. 'Est-ce le site qui attire ou le restaurant situé au-dessus, sous l’enseigne : Ermitage de Villebon?.. Cela dépend, sans doute, de l'état d’âme du promeneur. Jî coté de ce soi-disant ermitage on voit une ferme, assez pittoresque, flanquée d'une tourelle carrée et ombragée de beaux cèdres. Elle a remplacé une grange dépendante jadis de VJlhbaye de Saint-Germain-des-Prés . oooooooooooooooo

colle pour pneus, ou le caoutchouc liquide du commerce, vendu à l’état pâteux. Cette pâte était mise en quantité quelconque dans un flacon à large goulot et on lui communiquait une fluidité sirupeuse en la diluant avec de la benzine. Marquant alors d’avance, sur le support, l’emplacement que devait occuper l’épreuve, on le badigeonnait avec cette mixture. On badigeonnait également de même le dos de l’épreuve. Dès que l’excès de benzine était évaporé, c’est-à-dire dès que les deux couches présentaient un état poisseux, on appliquait l’épreuve sur le support, par une très forte pression, à la râclette d’abord, sous une presse à copier finalement. De ce chef, on résolvait, à très peu près, les trois subdivisions du problème.

Malheureusement, il peut arriver et il arrive (le phénomène m’a été signalé), qu’avec le temps, sous des conditions peut-être mauvaises de conservation, le caoutchouc se décompose. On voit alors des suintements se produire autour de l’épreuve ; puis des coulures. Le rêve entrevu, atteint, quasi embrassé, se dérobe, s’échappe, s’évanouit. La triple solution reste à chercher.

Or, je crois bien que la voici complètement résolue avec un montage à sec. On ne fournit ainsi au papier aucune raison de se distendre. Réalisation de la troisième subdivision. Il reste, entre l’épreuve et son support, une pellicule isolante. Réalisation de la deuxième subdivision. La matière employée pour le collage, étant matière et non solution, n’est plus repoussée par un support lisse, ni absorbée par un support spongieux. Réalisation de la première subdivision.

Ce collage à sec se fait simplement par l’action de la chaleur sur la gomme laque. Celle-ci ayant, en effet, la propriété très particulière de fondre sous cette action.

Tout n’est pas encore dit, je crois, sur la gomme laque. Dieu sait, cependant, combien on en a dit! Avant-hier c’était une gomme et pas une résine; hier, ce n’était ni une gomme ni une résine; aujourd’hui, ce n’est absolument qu’une résine. Que sera-ce demain?

D’abord, qu’est-ce qu’une gomme et qu’est-ce qu’une résine?

La gomme est une matière visqueuse et transparente, découlant de certains arbres. Elle épaissit

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l’eau, la rend mucilagineuse et peut ensuite être précipitée par l’alccol. La résine découle également et de la même façon de certains arbres, mais n’est pas soluble dans l’eau. C’est ce qui la distingue essentiellement de la gomme. Or, la gomme-laque est insoluble dans l’eau. Elle n’est donc point gomme. Sa dénomination reste impropre. Elle usurpe son titre de gomme. Les certains arbres dont elle découle sont : le figuier des pagodes, le figuier des Indes, le jujubier cotonneux, la butée touffue, etc...; Hatchett et John l’ont analysée. Ils lui ont trouvé 68 à 90 pour 100 de résine et le reste en matière colorante. Ce serait donc vraiment une résine. Mais les voyageurs s’en sont mêlés. Ils ont voulu y voir le produit de la piqûre d’un insecte sur les arbres ci-dessus indiqués. Les Anglais, près de l’Inde, nous ont raconté quantité de choses à ce sujet. 11 y aurait là un article très humoristique à écrire. Au demeurant, d’après les toutes récentes constatations, la gomme-laque serait bien vraiment une résine formée par l’exsudation de l’écorce de certains végétaux, soit spontanée, soit provoquée par la piqûre d’insectes, ou par des incisions faites par la main humaine. L’insecte ne serait que l’agent colorant de la laque.

Dans le commerce on distingue trois sortes de laque : 1 la laque en bâton ; branches de l’arbre où les cellules résineuses se sont formées; 2° la laque en grains : c’est la précédente séparée des branches; 3 la laque en écailles : obtenue par la fusion des deux sortes précédentes passées à travers une toile et coulées en plaques minces. La laque en bâton renferme plus de matière colorante que les deux autres sortes.

En traitant la laque par l’alcool froid et évaporant la solution, on obtient, pour résidu, la matière résineuse. Cette substance est brune, translucide et de densité égale à 1,339. Elle se dissout entièrement dans l’alcool absolu, l’acide chlorhydrique, l’acide acétique et les lessives alcalines. La laque blanche s’obtient en décolorant la laque naturelle à l’aide du chlorure de chaux ou de soude additionnée d’un peu d’acide chlorhydrique. La gomme laque possède les qualités les plus durables des résines. De là son emploi dans les embaumements. On peut donc, sans inquiétude, en faire usage pour le collage des épreuves.

La confection de la solution de gomme laque est des plus simples. Dans un flacon à très large goulot mettez quelques grammes de gomme laque et versez dessus quelques cm^ d’alcool (90). Plus celui-ci sera à un titre élevé, plus la dissolution sera rapide. Toutefois, à froid, elle demandera bien vingt-quatre heures au moins. Il est loisible d’activer considérablement par chauffage au bain-marie. Si, une fois terminée, la solution se montre trop épaisse pour être étendue convenablement en couche mince avec le pinceau, vous lui ajouterez de l’alcool, par petites quantités, jusqu’à ce que vous atteigniez le degré de fluidité nécessaire et suffisant. Votre mixture adhésive est préparée et se gardera indéfiniment. Quand elle s’épaissira, par évaporation de l’alcool, vous rajouterez de l’alcool, tout simplement.

Avec un blaireau plat, en queue de morue, vous étendez cette mixture sur l’envers de

Le Crochet

H. 8ONTAÜ

— Cl’ n’i'sf peint l’inst ruinent Jent serruriers et cambricteurs se servent pour ouvrir tes serrures. Comme lui, il est a pointe recourbee. T)e ^^Vn Jouces et fines mains le manient pour broder. C’est plus inoffensif. . . Cependant . charmantes lectrices, tenez-vous en méfiance. Les me’decins ijui condamnent tout un peu, y voient un instrument d'irritabilité pour les nerfs... "Et les nerfs, aujourd'hui, ont remplacé les vapeurs du temps du docte ignorantin Diafoirus. oco ooocooo

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VOS épreuves, en couche mince et vous laissez sécher. Quand il vous plaira de procéder au montage définitif, il vous suffira d’appliquer le dos de l’épreuve contre le support choisi, de mettre dessus un drap mince ou un papier fort, et de promener, à sa surface et en tous sens, avec une pression moyenne, un fer à repasser, chauffé à un degré de chaleur telle que la main puisse le supporter sans sensation de brûlure. Cette chaleur nécessaire ne doit pas être dépassée. Elle sera suffisante pour fondre la mince pellicule de gomme laque et faire adhérer fortement l’épreuve à son support.

C’est, vous le voyez, extraordinairement simple à expliquer. Dans la pratique cela est un peu moins simple à exécuter. 11 y a une sorte de tour de main. Je vous mets en garde. Cette garde ne sera pas longue quand je vous aurai indiqué ma manière d’opérer.

Je prends de la gomme laque blonde en écailles. J’en emplis le flacon à large goulot et je verse dessus de l’alcool à 90°, juste assez pour que toutes les écailles en soient imprégnées. Je porte au bain-marie, et je chauffe le bain jusqu’à ce que la gomme laque soit fondue en pâte visqueuse. J’ajoute alors, en remuant continuellement pendant l’addition, avec une baguette de verre, de petites quantités successives d’alcool, pour que la pâte visqueuse devienne crème épaisse. Je retire du bain-marie ec je laisse refroidir graduellement, surveillant l’état crémeux de la mixture. Celle-ci en refroidissant s’épaissit et il faut continuer les petites additions d’alcool pour que, arrivée à refroidissement complet, elle garde son état crémeux, et file, comme un miel léger, au bout de la baguette de verre. A froid, sa consistance doit être telle qu’elle puisse s’étendre facilement en couche mince et régulière. Cette consistance est bonne quand l’étendage, sur une feuille 18X24, peut s’exécuter en trente ou quarante-cinq secondes au plus, sans faire prise avant. C’est absolument le même coup d’étendage que pour la gomme bichromatée. Il est d’une bonne pratique de faire cet étendage avant de rogner les épreuves au calibre. On est sûr ainsi que les bords et les coins colleront bien sans gondoler et seront à l’abri de toute altérabilité.

De plus, pouvant choisir, à votre gré, les supports ou superposer, par le même procédé de collage, divers supports, variés de couleur ou de nature, vous arriverez ainsi à présenter vos épreuves avec le plus grand cachet artistique possible.

FREDERIC DILLAYE.

7/ neigeait ! . . II neigeait toujours ! . . Ce n’est pas le grandiose et sinistre drame de î'Jligîe vaincu par sa conquête. C’est l’heure de la vie quotidienne de chaque année, où, dans le jour gris et sous le ciel bas, les miséreux sans gîte, sans pain, opposent aux blancheurs de la neige, le noir orofond de leur misère... Pitié pour eux! Vous qui lisez le Photographiste au coin d'un bon feu ! o o o o o o

Dans le Parc de Montsouris

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