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LES RADIATIONS EN PHOTOGRAPHIE

et, comme nous allons le montrer, on peut établir une gamme de ces radiations ; la radiation étant, pour nous, tout phénomène propagé selon une onde vibrante, selon la vitesse de déplacement, selon l’amplitude, l’onde sera calorifique, lumineuse, électrique, etc.

Chacun connaît le magnifique faisceau lumineux obtenu en'faisant passer un rayon à travers une matière réfringente taillée en prisme; la lumière se décompose en une nappe colorée, du rouge au violet, des nuances les plus vives; en mesurant la longueur d’onde de chacun des rayons composants, on les trouve rangés en ordre croissant, la plus petite longueur correspond au violet.

L’œil ne perçoit que cette partie lumineuse visible du spectre, néanmoins il existe en deçà et au delà des zones actives; fait curieux, au delà du rouge, dans la partie obscure, le thermomètre est influencé, au delà du violet, les radiations possèdent une activité particulière vis-à-vis des sels chimiques ; le chlorure d’argent est rapidement réduit, la plaque photographique voilée; dans cette région de l’infraviolet se trouvent des radiations chimiques à très faible amplitude. Cette simple observation indique le rapport entre les ondes calorifiques, lumineuses et chimiques, simplement différées par de faibles variations de la longueur d’onde. Les physiciens ont étendu le spectre invisible à notre œil bien au delà du violet et des rayons chimiques.

Depuis peu furent découverts les rayons X, les rayons uraniques, les rayons de Becquerel, etc., rayons que nous aurons l’occasion d’étudier ici, sans parler du radium qui nous réserve, sans doute, des surprises.

Pour le photographe, en particulier, les formes de l’énergie mise en œuvre se trouvent dans les radiations à basse amplitude, rayons colorés comme agents directs de la vision des objets, rayons ultra-violets chimiques pour leurs précieuses propriétés, grâce auxquelles la plaque photographique peut fixer l’image. Ces groupes importants des manifestations du mouvement ondulatoire feront l’objet de nos prochaines causeries.

MJlTiCEL MOUmÉ.

L’Heure de la théorie

(( Scron gnieu gnieu! a grommelé le commandant dans sa rude moustache, faut savoir sa théorie... ou pas de galons! » Les galons!... c'est la suppression des corvées... Ef les lignes d'imprimerie défilent devant tes yeux du pauvre fusilier pour se masser, si possible, dans sa cervelle. oooooooooo

Débuts plutôt pénibles Frédéric djllaye

Oh ! oui !... plutôt difficiles les débuts !... Se tenir, sans que les chevilles défaillent, sur le dos d’une lame, un tantinet recourbée et posée sur une surface glissante. . . "Le pied tourne ; le corps se penche; la chute est certaine. Jfîais de chutes en chutes on arrive à la maîtrise... Ce n’est pas toujours le cas dans la vie courante! ooooooooooooooooo

LES PAYSAGES D’HlYER

Par la neige

iMEZ-vous la neige?... Aimez-vous la glace ?... non pas celle du confiseur, mais l’autre?... La nature en a mis partout! Les rues, les arbres, les buissons sont de part en part ouatés de flocons blancs. Les glaçons frangent de stalactites étincelantes les rebords des toits et les gouttières débordantes. Tout est blancheur et éblouissement, même sous un ciel sombre. C’est l’heure, pour le véritable artiste, de sortir sa chambre noire. Saisir un effet de neige au moment où celle-ci commence à poudrer les branches de ses premiers flocons vaut largement la peine d’affronter ce que nos voisins d’outre-Manche nomment un disconfort..., d’ailleurs passager.

Le photographe enthousiaste est trop absorbé par son opération pour se préoccuper de ces bagatelles, traduites par un faux pas, une culbute plongeante dans un monceau de neige, la réception d’une avalanche glissant brusquement d’un toit et qui semble avoir trouvé sa route naturelle sous le col de son vêtement. Dès l’instant où son appareil reste sauf, le photographe expérimenté a conscience que l’effet de neige permet à l’objectif de produire des scènes se rapprochant plus de la nature que toute autre prise de vue. La photographie n’est-elle pas une traduction en noir et blanc de la nature? En conséquence, les paysages couverts de neige ne préparent-ils pas au photographe des succès particuliers ?

Lorsqu’on a obtenu une certaine quantité de ces vues, si naturelles déjà en blanc et noir par elles-mêmes, où les demi-tons sont délicatement rendus dans la neige et bien détaillés dans les arbres, où toutes les parties sombres des maisons décèlent leurs particularités, on se trouve en mesure de produire une bonne œuvre photographique.

11 faut du courage pour aller photographier dans les bois les effets frappants de contrastes qui

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