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COMMENT ON T MIT VN OBJECTTF

vitre ordinaire, amènent de si comiques déformations; enfin elles ne doivent montrer aucune trace de trempe. Voilà bien des conditions !

Au début du xix*" siècle, on ne savait pas obtenir de verres homogènes; pour faire les objectifs des microscopes et des lunettes, on en était réduit à chercher, dans des massesconsidérables de verre, un hasard heureux, c’est-à-dire un fragment à peu près sans défauts.

Un Sui sse, Pierre-Louis Guinaud, résolut le problème :

il découvrit une méthode sûre, pratique, permettant de préparer un cristal absolument homogène, sans stries, ni fils; elle consiste tout simplement, comme on remue le sirop dans un verre avec une cuiller, à brasser la substance en fusion avec un cylindre de terre réfractaire en forme de crochet et chauffé au blanc.

Guinaud se fixa à Munich ; il mourut en 1824. Son fils,

Henri Guinaud, s’associa, trois ans plus tard, avec Bontemps, directeur de la verrerie de Choisy-le-Roi, pour exploiter le procédé de son père.

Son petit-fils, Charles Feil, fonda une maison à Paris et s’associa M. Mantois ; ils continuèrent l’œuvre des Guinaud, introduisirent des éléments nouveaux dans la fabrication des verres d’optique, portèrent leurs produits à une haute perfection, tant pour les travaux photographiques que pour les lunettes astronomiques. Grâce à eux, la France prit le premier rang pour cette spécialité.

En 1882, lorsque MM. Abbe et Schott, d’iéna, commencèrent leurs recherches, les verriers n’employaient guère que cinq substances : la silice, la soude, la potasse, la chaux et l’oxyde de plomb. Ils combinèrent à ces éléments plus de vingt-trois autres, dans une proportion dépassant parfois 10 0 0, et l’effet de chacun d’eux, principalement de l’acide borique, de l’acide phosphorique et de la baryte, sur les propriétés du verre, fut soigneusement étudié. Des résultats surprenants furent obtenus. Les travaux du D' Rudolph, qui combina de nouvelles matières donnant l’anastigmatisme parfait, c’est-à-dire une image nette et précise au bord comme au centre de la plaque pour une grande ouverture de diaphragme, ceux de Zeiss et de la pléiade de savants et de praticiens attachés au laboratoire d’iéna, firent de cette ville, en quelques années, un centre célèbre pour la fabrication et la taille des verres d’optique. 5.ooo ouvriers y sont aujourd’hui occupés.

Ces succès de l’Allemagne ont justement inquiété, mais non découragé notre industrie. M. Mantois, puis son beau-frère et successeur, M. Parra, au lieu de s’endormir sur leurs lauriers, entamèrent la lutte, perfectionnèrent encore leurs procédés. On peut dire maintenant que les produits de la France peuvent hautement être comparés à ceux de l’Allemagne.

Ruines de J Abbaye des Vaux-de-Cernay^

Charles verax

Dans l’arrondissement de J\amhouilîet il existe encore quelques belles ruines de l’Abbaye des Vaux-de-Cernay, fondée en jji8, et qui produisit le chroniqueur “Pierre des Vaux-de-Cernay, un des historiens de la guerre des Albigeois.

TET^DJJ^JIMD rAJDEAU

VUis foire de la Photographie'^

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