‹ Le photographisteChapitre 31 sur 92 · TOM WEDGWOOD · texte numérisé non relu

TOM WEDGWOOD

Môssicu Clown

FREDERIC DILLAYF

^ ^ <1 Messieurs, Mesdames ! Crevé le cerceau! "Et c‘ est moi qui paraît, moi, te clown! J\on le personnage grotesque de la farce anglaise, mais t'hilarant exécutant des exercices de souplesse et d agilité, constituant tes plus réputés numéros du cirque. Jamais je ne ris, mais je sais tirer toutes les ficelles qui font tordre vos zygomatiques, et enfler votre rate comme un Santos-Vumont n’’ X... Venez-y voir et, comme Saint-Thomas, vous croirez !...Zim !Boum !... 7{oulez tambours ! Sonnez trompettes ! » o o o c o

E nom de Wedgwood est célèbre en Angleterre, et, on peut le dire, dans le monde entier où les poteries qui portent cette appellation jouissent d’une grande réputation ; aussi, le plus souvent arrive-t-il que l’on confonde Tom Wedgwood avec les célèbres fabricants d’Étruria Hall, auprès de Stoke-on-T rent.

Tom Wedgwood était le quatrième fils de Josiah, propriétaire delà manufacture. Il était né en 1 77 1 .

Son enfance fut très maladive. Il passa quelque temps à l’université d’Edimbourg, puis resta pendant trois ans à Etruria, dont son père l’avait fait administrateur. Le jeune homme, très curieux de recherches scientifiques et adonné aux études de physique, trouva dans les laboratoires et les ateliers de son père, les éléments nécessaires à ses expériences qui avaient trait surtout à la producHon de la lumière par V échauffement de certains corps. Ceci est le titre de deux mémoires qu’il adressa à la T^oyal Society et au sujet desquels il reçut des encouragements du chimiste Priestley. Il décrivait plusieurs substances qui pouvaient être rendues lumineuses par la pulvérisation, suivie de projection sur une plaque de fer chaud; puis, étudiait les différences de radiations lumineuses des corps chauffés au rouge en des conditions différentes.

Nous ne pouvons entrer ici dans le détail de ces curieuses investigations. Cependant, nous retiendrons 1 attention du lecteur sur un point intéressant.

D’une lettre écrite en J 792, nous traduisons le passage suivant :

« J’ai dépensé la moitié d’une année à essayer de suspendre un thermomètre dans le vide. L’huile d’olive semblait promettre mieux que le mercure. Je croyais que le thermomètre pourrait être élevé à une grande hauteur, en l’exposant, l’ampoule étant noircie, aux rayons du soleil et suspendu par un fil très fin ou un cheveu, car je concluais que le vide réel ne conduisait pas la chaleur hors de l’ampoule, et qu’il ne s’en perdrait rien que par le fil ou le cheveu. Je^me proposais, aussi, de faire

(i) Voir le >V' 4 du Photographisle.

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LE PHOTOGTiJlPJilSTE

NOTES POUR SERVIR A L'HISTOIRE DE LA PHOTOGRAPHIE

converger les rayons de la lune sur le thermomètre, pour essayer si leur chaleur pourrait être appréciée. Je me proposais encore d’établir des voiles sur un axe délicat qui tourneraient par l’impulsion de la lumière. Mais, n'ayant pas réussi dans mes essais de vide, et sentant ma santé décliner, je me résolus à abandonner l’expérience... »

N’est-ce pas l’invention que William Crookes a réalisée depuis et qui a eu pour résultat la construction du radiomètre.

On le voit, Tom Wedgwood était avant tout un chercheur, un intuitif, mais sa santé était déplorable. Des maux de tète continuels, une dégénérescence constitutionnelle firent de sa vie, pendant dix années, un véritable martyre, et, à la dernière période de son existence, sa dépression cérébrale confina à la folie.

Cependant, son esprit conserva longtemps une compétence surprenante en matière scientifique.

Il était lié avec les plus célèbres physiciens de son temps. Clive, Bailly, Erasmus Darwin, Beddacs et bien d’autres. 11 avait salué avec enthousiasme la chute de la Bastille. C’était une âme enthousiaste et passionnée de justice.

Il luttait désespérément contre la maladie et s’était résigné à vivre pendant quelque temps au Pneumalic JnsHtule, au milieu des abattoirs de boucherie; il demanda la santé et la vie aux voyages, parcourut la France, l’Allemagne, la Suisse. En 1800, il partit pour les Indes Occidentales, comptant sur le climat pour son rétablissement : vaine espérance. Il dut revenir en Angleterre; et, pourtant, il ne s’abandonnait pas, se désolant surtout des inquiétudes qu’il donnait à ses amis, à son frère josiah. 11 errait du pays de Galles à Paris, puis à Genève, soutenant une effroyable lutte pour la vie. Mais il était marqué pour une mort rapide, qui arriva le 9 juillet i8o5. Tom Wedgwood avait trente-quatre ans.

Revenons, maintenant, à son oeuvre photographique. En vérité, rien dans ses papiers, dans les mémoires qu’il a rédigés, n’indiquait qu’il poursuivît des recherches dans ce sens. Seulement, dans une lettre datée de 1800, on lit cette phrase ; « 11 y a quelques jours, j’ai laissé à York Street un objectif et quelques minces cylindres pour le microscope solaire et aussi une douzaine de morceaux de verre peint, qui, je crois, vous conviendront. »

11 se peut donc qu’à cette époque il se soit occupé de photographie.

Ce fut seulement en juin 1802 que parut dans le Journal uf the J^oyal Jnstitufe le rapport dont nous donnons plus haut la traduction.

H umphrey Davy se faisait donc l’éditeur, le révélateur du travail inconnu de Wedgwood, encore vivant à cette époque, mais dont certainement l’attention — pas plus que celle de ses amis — ne fut attirée sur cette publication.

11 est à remarquer, d’ailleurs, que Davy luiméme ne semble pas attacher à ces observations une importance capitale et qu’il les relate

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Mettre ses plus beaux habits le dimanche ! 'Voilà une vieille coutume ijui se perd quelque peu, dans les grandes villes modernes surtout. Sous la 7{estauration, mieux encore peut-être à la bourgeoise époque où régnait le roi que le parapluie immortalise, la coutume battait son plein. Vu petit au grand, chacun s'endimanchait et allait aux promenades publiques faire parade de ses beaux atours. . . "Et comme on était rayonnant quand le soleil rayonnait lui-méme!

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Le Château de Langeais

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