‹ Le photographisteChapitre 39 sur 92 · LA FUSION DES VERRES D’OPTIQUE · texte numérisé non relu

LA FUSION DES VERRES D’OPTIQUE

Cette opération se fait à l’aide d’un crochet en terre réfractaire, préalablement chauffé au rouge blanc, dans un four spécial et emmanché au bout d’une longue barre de fer, suspendue elle-même par une chaîne, lin manche en bois, terminant cette barre, permet aux ouvriers d’imprimer à l’agitateur un mouvement de va et vient et de rotation dans la masse du verre, à ce moment aussi fluide que de l’eau. Pour ce travail, excessivement pénible, qui dure de dix à quinze heures, quatre hommes, formant équipe, se relaient de cinq en cinq minutes, manoeuvrant à tour de rôle l’instrument suivant les indications données par le chef de service. Pendant les premières heures de brassage, le rayonnement de la chaleur est tel qu’ils sont obligés de porter des gants et des manches en toile d’amiante; la sueur leur coule du front et les aveugle.

Pendant ce temps, on abaisse la température en diminuant le feu progressivement, le verre s’épaissit, devient pâteux et rend bientôt impossible les mouvements de l’agitateur que l’on retire avec précaution. Cette opération exige une grande expérience; il faut bien choisir le moment où la masse vitreuse n’offre pas encore une trop grande résistance, car on pourrait s’exposer à produire ces longues traînées de fils que le brassage a justement pour but d’éviter.

Dès que l’agitateur est enlevé, on met bas les feux et on laisse refroidir rapidement pendant cinq à six heures, jusqu’à ce que la surface du verre solidifiée rende un son franchement cristallin quand on la frappe avec une tige de fer.

Il faut ensuite procéder au recuit, pour éviter la trempe qui pourrait amener la rupture du verre au moindre choc. Le four est muré complètement, ainsi que ses foyers et on laisse refroidir pendant dix à quinze jours. On ouvre le creuset dans lequel le verre s’est brisé en morceaux plus ou moins gros. Malgré les soins dont la préparation de ce verre a été entourée, près de la moitié de sa masse est souillée de fils.

Chaque morceau de verre est étudié séparément à la loupe, en utilisant un éclairage spécial qui permet de découvrir aisément les parties qui renferment des fils et qui sont enlevées, soit au marteau, soit avec des meules de fonte sur lesquelles tombe de l’émeri. Les morceaux sont triés suivant leur pureté et serviront à faire des objectifs plus ou moins chers.

Mais ce n’est pas tout encore. 11 faut que ce verre qui a coûté tant de soins, de travail et d’argent, affronte encore une fois le feu. On place les morceaux, suivant leur grosseur, dans des moules en terre réfractaire qui leur donneront leur courbure approximative, après ramollissement dans un four de moulage à la température de 800 à 900 degrés. Nous disons ramollissement et non fusion, car alors le travail chimique recommencerait, avec son cortège de bouillonnements, de bulles, de stries, et tous ses risques.

Le verre doit subir alors un nouveau recuit, après lequel il est livré à l’opticien.

rEJ{DJj\ijn\iD TJimEJiu.

Rêves enfantins — berty

si IM'I.I-.MJ-.NT .U •• l'HO l (H.KAI'MIS'J l-.." M’MKk»» l>r 10 MAKS. 1904.

FTrOK DI-: TK TK

d'aI’KKS I NK PKJM ni-: T. J. UKINPOKl*.

F-;i Photographie des Couiciirs par le procédé trichromc

— ^ Blackwoodsmen, pionniers, squatters. Les nofiis sont divers. La chose est ta même. Ce sont colons s'établissant sur quelque portion de terrain désert, sans en avoir fait t’acquisition. Tenimore Cooper, Gerstœcker, et d'autres prenants romanciers, nous ont raconté le charme tout particulier de leur vie sauvage, de leur courage, de leurs vertus et de leurs vices; les angoisses des périls affrontés, les affres de leurs luttes contre les indigènes, les animaux et les éléments. ooooooooooooooooo

LA PHGTOGHROniE POSSIBLE POUR TOUS

LES TT{OJS J^ÉGMTWS

DESTITUÉS A L’IMAGE E^J COULEUTiS

UELQUES manifestations vulgarisatrices de la photochromie tendent à se faire jour depuis un certain temps. Sous les auspices du Pholo-Club de Paris, qui tient toujours à honneur d’indiquer l’en avant, une exposition a été décidée.

Ce n’est pas d’hier pourtant que l’on connaît diverses manières de reproduire, par la photographie, la nature avec ses couleurs. On ne peut nier, néanmoins, que les amateurs n’y cherchent guère. Ils se font un monstre du procédé. Après l’avoir étudié et quelque peu pratiqué, il me semble bien cependant qu’ils pourraient tous, assez aisément, en tâter et en apprendre, en se jouant, l’A. B. C. D.

Deux voies existent pour atteindre au but. L’obtention directe de Lippman ; l’obtention indirecte de Gros et de Ducos du Hauron, dite trichrome. Cette dernière, la plus ancienne, est la plus facile à suivre. Attachons nous à elle. En la suivant pas à pas, comme je vais vous le dire, vous réussirez, plus ou moins bien, mais vous réussirez à obtenir une épreuve sur verre pouvant servir à la projection ou à l’ornementation de vos fenêtres. Cette première réussite vous montrera, dès lors, que le monstre n’est pas aussi terrible que votre imagination le suppose.

LE PH0T0GT{7lPmSTE

LES TROIS NÉGATIFS DESTINÉS A L IMAGE EN COULEURS

Les opérations nécessitées pour l’obtention d’une photographie en couleurs par le procédé trichrome, se divisent en deux parties.

La première partie comprend :

1° L’impression du négatif, faite derrière un appareil spécial, rendu très simple, et muni de trois écrans colorés : bleu-violet, vert-jaune, rouge-orangé.

2' Développement unique des trois images impressionnées derrière ces écrans colorés.

La deuxième partie comprend :

r Le tirage sur verre du négatif obtenu derrière l’écran rouge-orangé.

2 Le tirage en une seule fois des deux négatifs obtenus derrière les écrans vert-jaune et bleu-violet.

3° La teinture en bleu-verdâtre, jaune-franc et rouge-carminé des trois épreuves positives.

4° La superposition, le fixage et le montage des trois monochromes, pour obtenir une épreuve unique sur verre reproduisant toutes les colorations de la nature.

Voyons aujourd’hui la première partie.

Disposition de l’appareil. — L’appareil que vous possédez, du moment qu’il peut, à l’occasion, vous permettre l’usage de la glace dépolie, est utilisable. Le dispositif nécessaire et suffisant, pour l’adapter au procédé trichrome, est facile à faire soi-mème ou à faire exécuter par un ébéniste. Il se compose :

r D’ un porte-châssis oblong présentant, en son centre, une ouverture rectangulaire de la dimension de la plaque que l’on emploiera. Pour fixer les idées, supposons que cette ouverture soit 6x8 l’appareil étant un 9 X • 2- Ce porte-châssis est assujetti d’une façon rigide à l’arrière de l’appareil.

2’ D’ un châssis double, à rideau, destiné à recevoir la plaque, qui, en gardant l’ouverture ci-dessus indiquée, sera du format b, 5 X 20.

3’ D’ un cadre exactement de la même dimension que ce châssis, pouvant se fixer sur lui sans laisser le moindre jeu. C’est lui qui supportera les écrans colorés ou filtres de lumière, bien fixés, bien séparés et se présentant dans l’ordre suivant : rouge-orangé, vert-jaune, bleu-violet. Pour opérer vous l’appliquez et le fixez sur le châssis et vous glissez le tout dans le porte-châssis.

4“ D’ un petit cadre, un peu plus grand que la fenêtre du porte-châssis et sertissant une glace dépolie permettant la mise au point.

Confection des écrans colorés. - Coulez de la gélatine sur des plaques de verre ou prenez de vieilles plaques sensibles, non utilisées, que vous débromurerez dans un bain d’hyposulfite et dont vous éclaircirez la gélatine dans un bain afifaiblisseur (hyposulfite et ferricyanure de potassium). Le verre de ces plaques doit être rigoureusement sans défaut. Pour former Y écran vert-jaune vous plongez deux plaques dans un bain composé de ;

Solution de bleu de méthylène N à 1/2 pour 1 00 : 5 cm-' ; Solution d'auramine G à 1 /2 pour 100 : 3o cm'.

Pour l’écran bleu-violet, deux plaques dans le bain composé de :

Solution de bleu de méthylène N à 1/2 pour 100 : 20 cm ' ; Eau : 20 cm".

Pour le rouge-orangé, deux plaques dans le bain suivant :

Solution d’érythrosine à 1 /2 pour 100 : 18 cm" ; Solution de jaune métanile saturée à i5° C : 20 cm".

Tous ces bains doivent être soigneusement filtrés, amenés à la température de 20° C, et tenus en mouvement pendant l’immersion des plaques.

Pour votre commande au marchand de couleurs, disons que ;

Le bleu de méthylène N est le N“ 426 de la table de Seyewetz et Sisley.

Le jaune auramine G est celui de la Badische Anilin und Soda Fabrik.

Le jaune métanile est le N° 29 de E. Hepp et K. Ahler.

L’érythrosine est de Noelting.

Ce luxe de détails est un peu nécessaire. Sous un même nom, les couleurs d’aniline sont très variables de teinte.

L’immersion dure cinq minutes environ. On lave sommairement pour enlever l’excès de couleur et on met à sécher. Après dessiccation, vous collez, au moyen d’une solution concentrée et visqueuse de baume du Canada dans le chloroforme, les plaques de même couleur ensemble, gélatine contre gélatine, vous bordez et vous montez, suivant l’ordre que j’ai indiqué, dans votre cadre porte-écran.

LE PTiOTOGT\JIPTUSTE

LES TROIS NÉGATIFS DESTINÉS A L'IMAGE EN COULEURS

Détermination de la valeur des ÉCRANS. — Avec vos écrans, vous faites quelques épreuves successives afin de savoir quelle est leur valeur par rapport au temps de pose.

Cette valeur sera bonne quand la teinte générale des trois négatifs sera exactement la même sur les trois épreuves. De plus, le temps de pose sera bon si le négatif formé sous l’écran vert-jaune fournit une bonne image sur papier au citrate.

Pour limiter vos expériences disons que si le temps de pose est i sous l’écran bleu, il peut être 8 à i 2 sous le vert, et 1 5 à 20 sous le rouge.

Supposons que nous ayons trouvé I, 8, i5. Nous inscrirons ces

chiffres sur le cadre de l’écran correspondant à chacun.

Prise des trois négatifs monochromes. — La plaque employée sera une panchromatique Lumière ou une spectrum Cadett de 8,5 X 20 — pour conserver notre exemple.

On lui mettra, au dos, un anti-halo.

Sur le châssis qui la renferme on fixera le porte-écrans et, la mise au point faite sur le verre dépoli, on glissera le tout dans le portechâssis, de façon que l’écran bleuviolet soit exactement devant la fenêtre du porte-châssis. Posez. La pose faite, glissez le châssis pour amener l’écran vert-jaune devant la fenêtre. Posez ; amenez l’écran rouge-orangé. Posez et refermez le rideau du châssis.

Vous devez avoir ainsi trois images, identiques comme format, d’un même sujet et impressionnées à même valeur relative sur une seule et même plaque. C’est la manipulation réduite à sa plus simple expression.

La première image, celle sous l’écran rouge-orangé, présentera toutes les tonalités du sujet, moins les tonalités hleu-verdâtre qui auront dû être complètement arrêtées par l’écran.

La seconde .image, celle sous l’écran vert-jaune, présentera toutes

Doux Parfum andkk hachette

La main est ficJe sous I afthix Ju sang Je la jeunesse. cette tieJeur, tes fleurs pressées exhalent leurs molécules oJorantes. Les respirer c est éprouver Je voUiptueuscs sensations, si voluptueuses mc'me, ^ue l'iconographie anti*jue Jotwe un lit Je fleurs à la Jéesse y o\upU. celle Jélicieuse flile Je l'Amour et Je Psyché, représentation mythologique Je l'alliance intime Ju Plaisir et Je l'Ame. ® - c o

LE PHOTOGT(JlV'HJST'E

LES TROIS NEGATIFS DESTINES A L’IMAGE EN COULEURS

— 7/j sont de tout âge et, suivant les âges, dénaturé variée. Pour l'enfance c est te labour du sable incessamment recommencé. "Le sable destiné aux pâtés, ' aux fours, aux forts! Ce sont des plaisirs quasi innés. L'enfance les possède si bien en elle que papas et mamans ne révent pour leurs enfonçons que bains de mer aux grèves sahariennes. oo oooooconro

Le développement de la plaque. — Dans l’espèce, le développement de la plaque négative doit être admirablement conduit, pour obtenir toutes les valeurs bien graduées du sujet et en faire sortir- tous les détails.

Il serait erroné de croire que tous les révélateurs se comportent également bien dans l’espèce. De mes essais personnels, il ressort que le développement demande à être plutôt lent que rapide, et que les révélateurs qui travaillent dans toute la profondeur de la couche sont de beaucoup à préférer à ceux qui travaillent en surface comme le métol et le diamidophénol. Donc, mieux vaudra prendre dans la série où se rangent le pyrogallol, le glycin, le diogène, l’iconogène, etc., etc.

Le glycin m’a toujours fourni des résultats particulièrement bons. Le bain développateur à employer se compose de ;

Eau distillée : Q. S. pour looo cm'* ; Sulfite de sodium anhydre • 7 g- 5 ; Carbonate de potassium '■ y g. 5 ;

Carbonate de sodium : i g. 5 ; Glycin : 3 g.

les tonalités du sujet, moins les tonalités rouge-carminé, qui auront dû être complètement arrêtées par l’écran.

La troisième image, celle sous l’écran bleu-violet, présentera toutes les tonalités du sujet, moins les tonalités jaunefranc, qui auront dû être complètement arrêtées par l’écran.

A part ces aspects, un peu différents, des trois images, la teinte générale des négatifs, dans le cas d’une pose exacte, doit être absolument la même. Autrement, il y aurait une inexactitude dans l’estimation des coefficients des écrans.

J’engage fortement à tenir la température du bain de développement entre i5 et 18° C. pour avoir toujours une parfaite régularité d’action. En thèse générale, on ne se préoccupe pas assez de la température du bain de développement. Mieux vaudra toujours aussi ne développer qu’une plaque dans un même bain, pour être bien sûr de sa composition.

La plaque négative, ai-je dit, est munie d’un anti-halo au dos. Si c’est vous qui l’avez mis, mieux vaut le retirer avant le développement.

La plaque spectrum Cadett, dite backed, est commercialement munie d’un anti-halo. Cet anti-halo, composé d’une mixture noire, s’enlève avec la plus grande facilité. 11 suffit de tamponner cet enduit avec une éponge humide, puis de presser l’éponge et de frotter ensuite la mixture avec celle-ci. Toutefois, en suivant le conseil que je donne, de n’utiliser le bain que pour une plaque, il vaut beaucoup mieux opérer comme suit :

La cuvette contenant le bain de développement est mise dans une boîte de bois munie d’un couvercle. La flamme de la lanterne est baissée aussi bas que possible. On plonge alors la plaque, non débarrassée préalablement de son anti-halo, dans la cuvette, l’on recouvre la boîte de son couvercle et l’on balance le tout. La flamme de la lanterne peut alors être relevée.

Avec le bain indiqué, le développement peut durer et durera, pour acquérir une bonne intensité avec une pose exacte, de quinze à vingt minutes. On a donc tout le temps de ne pas se presser. Au bout de cinq minutes, environ, on ouvrira le couvercle de la boîte, sans baisser la flamme de la lanterne. L’anti-halo de la plaque s’étant dissous, en partie, dans le bain, la protégera des rayons actiniques de la lanterne. On verra rapidement où en est le développement, et l’on continuera l’opération en recouvrant la boîte. Après deux ou trois examens, on passera un chiffon sec au dos de la plaque, pour enlever ce qui peut rester d’anti-halo, afin de pouvoir suivre au dos de celle-ci la venue finale de l’image.

LE PTfOTOGTiJlPTnSTE

LES TROIS NÉGATIFS DESTINÉS A L'IMAGE EN COULEURS

En opérant ainsi on salit son bain, qui ne doit servir qu’une fois d’ailleurs, mais on peut travailler avec toute la lumière de la lanterne comme s’il s’agissait d’une plaque ordinaire. Chose à considérer.

Ceux qui ont l’habitude d’employer le Panchro B, comme développateur, peuvent fort bien l’utiliser à la photographie trichrome en diluant de vingt à quarante fois son volume d’eau.

Fixage et lavage du négatif. — A la sortie du développement, la plaque est légèrement rincée et plongée dans un bain d’hyposulfite acide, fait dans les proportions ordinaires. Quand la couche laiteuse a disparu au dos, on la retire de ce bain d’hyposulfite, pour la replonger, san& lavage, pendant dix à quinze minutes dans un second bain d’hyposulfite acide de même composition que le premier.

On procède alors à un lavage à l’eau courante d’une dizaine de minutes et on immerge dans un bain filtré et composé de :

Eau : Q. S. pour loo cm' ; Alun de potasse pulvérisé : 5 g. ; Acide acétique cristallisable ; 3 cm'.

qui achève de clarifier l’image. L’immersion dans ce bain dure de 5 à lo minutes.

L’on procède après à un lavage de trois quarts d’heure à l’eau courante et l’on met à sécher dans un endroit sec, d’une température égale et surtout, oh ! mais surtout, très à l’abri de toute poussière.

Telle est la première partie du procédé.

Qu’a-t-elle qui vous déroute?

Rien de suffisant vraiment pour vous empêcher de l’exécuter, si la photographie en couleurs vous tente un tant soit peu !

Nous verrons, une autre fois, le moyen d’obtenir l’image finale.

rJ^ÉDERJC DILLJITE.

Près de Cuioz albert regad

— ^ Cuioz! C'est l entrée de la Savoie, le pays par excellence de l’artiste. Les sites savoyards, tout en gardant l'ampleur de ceux de la Suisse, n échappent, pas, comme eux, aux proportions de ta plaque. Toutes les notes de ta gamme des tons s’y marient. Superbe atelier de la nature où les modèles s’entassent, faciles, accessibles, avec des fonds complets, des courbes accomplies, entraînant l’ame dans l'extase du rêve, sollicitant le regard charmé et subjuguant la pensée. oooooooooooooooooo

les -BJtWS DE DÉrELOPPEMEMr

nVATERS DU ^ “ DÉVELOFFflTEUR

nu nÉTOL

'ERS 189], le métol fut découvert par le D' Hauff. D’après sa constitution chimique c’est un « sulfate de monométhyîparamidophénol ». 11 se trouve dans l’industrie sous forme d’aiguilles blanches légèrement prismatiques. 11 dégage une odeur de phénol très caractéristique. Les solutions de métol additionnées de sulfite de sodium, se conservent très bien. Pour former ces solutions, on dissout d’abord le métol et l’on n’ajoute le sulfite de sodium qu’après dissolution complète. 11 faut prendre garde de ne pas omettre cette petite particularité.

Le métol fait partie des développateurs faisant apparaître l’image très vite, mais ne la laissant monter que très lentement à l’intensité voulue. 11 possède, même sans alcali, des propriétés développatrices. Aussi avec une bonne exposition, les plaques peuvent-elles être développées avec une solution simple de métol et de sulfite de sodium. 11 est possible de tirer parti de cette propriété dans le cas d’une forte sur-exposition.

Par l’addition de certaines quantités d’hydrate de sodium (soude caustique) ou d’hydrate de potassium (potasse caustique) on obtient un développateur très énergique, intensifiant l’image en un temps relativement moindre. 11 se prête alors au développement très rapide.

11 est loisible de modifier, à son gré, le développateur pour des poses d’atelier, de paysages, d’intérieur, et l’on peut très bien approprier le développateur à la plaque en usage et suivant les conditions de l’éclairage, en diminuant la proportion d’alcali du développateur.

On obtiendra un bon développateur pour les poses de l’atelier avec la formule suivante :

A. Eau ; Q. S. pour 1000 cm^ ; Métol : 28 g. ; Sulfite de sodium anhydre : 240 g.

B. Eau : Q. S. pour 1 000 cm ’ ; Carbonate de potassium : 1 00 g.

On prend une partie de A et une partie de B, et l’on y ajoute 5 parties d’eau.

Si l’on veut employer du métabisulfite de potassium, au lieu du sulfite de sodium, on se servira de la formule Stolze ;

A. Eau : Q. S. pour 1000 cm’ ; Métabisulfite de potassium : 100 g. ; Métol : 3o g.

B. Eau : Q. S. pour 1000 cm’ ; Carbonate de potassium : 25o g.

On mélange 20 parties de A avec i5 parties de B et l’on ajoute 100 parties d’eau. Par une addition moindre d’eau on rendra le développateur plus rapide.

Avec une bonne exposition, l’image apparaît rapidement et elle s’intensifie progressivement assez vite, de sorte que l’opération du développement peut être effectuée en trois minutes. Eu égard à l’épaisseur de la couche de gélatine des plaques, voire à l’achèvement du développement, le D’’ Hauff déclare que des négatifs d’instantanées s’affaiblissent moins dans le fixage que des négatifs provenant de sujets posés. Il est bon, dans la pratique, de tenir compte de cette observation.

On peut obtenir un développement plus dur et plus riche en contrastes, en diminuant la proportion d’alcali ou en élevant celle du métol. Les solutions de bromure de potassium et d’hyposulfite de sodium constitueront un modérateur approprié.

Peut-être en raison de l’énergie du révélateur, le développateur au métol est moins éprouvé par

LE PTiOTOGTi/lPTiJSTE

LES AVATARS DU DÉVELOPPATEUR AU MÉTOL

les solutions de bromure de potassium que quelques autres développateurs ; aussi, faut-il, pour qu’il travaille bien, employer une quantité plus forte de bromure.

Lorsqu’on le prend en petites quantités, le bromure produit souvent alors une action peu satisfaisante, surtout lorsque le développateur contient une quantité réduite de sel alcalin, réduction qui peut toujours avoir lieu si l’on veut diminuer l’énergie du bain.

L’hyposulfite de sodium semble posséder, sur le développateur, une action plus énergique. Agit-il alors comme accélérateur, ainsi que cela a lieu, dans le cas de l’oxalate ferreux, donnant à l’image finale un brillant et une finesse incomparables? Je ne le pense point. Je crois plutôt qu’il agit par empêchement de montée du voile, ainsi que le font les bromures alcalins quand ils sont employés à une certaine dose.

Le D' Eder, après avoir étudié la question par une série de dosages rationnels de l’hyposulfite, est arrivé à établir la formule suivante ;

A. Eau : Q. S. pour i ooo cm'; Métol : i 5 g. ;

Sulfite de sodium cristallisé : i 5o g. ;

B. Eau ; Q. S. pour i ooo cm ' ;

Carbonate de sodium cristallisé : 33o g. ; Hyposulfile de sodium : i g.

Le développateur travaille comme le pyrosulfite carbonaté, même finesse et pas de formation de voile jaune. Pour l’emploi courant, on mélangera 20 cm ' de A, 10 cm ' de B et 3o cm' d’eau.

Pour le travail de l’atelier, il semble préférable de doubler la quantité de A et de ramener à 20 cm' la quantité d’eau.

L’avantage que l’on retire de deux révélateurs combinés est sensible aussi avec le métol.

Les combinaisons suivantes paraissent être excellentes : métol-pyrogallol, métol-glycin, métol-hydroquinone.

Par l’emploi du métol-pyrogallol,® on peut, selon Bardwell, produire des négatifs gris vert, voire gris noir, et aussi des négatifs avec une pointe jaunâtre, comme on les obtient facilement avec le pyrogallol seul. Cela dépend de la proportion de sulfite de sodium. Avec celui-ci, en moindre quantité, on obtient des négatifs avec une pointe de jaune et, avec plus de sulfite, des négatifs noir gris. .

Le métol-glycin serait excellent pour développer dans tous les cas. On peut confectionner un développateur avec ces deux révélateurs combinés directement dans une solution et aussi avec des mélanges de deux développateurs séparés.

Ce dernier procédé, qui permet des variations nombreuses, paraît préférable.

Voici une formule que l’on a préconisée pour le développateur métol-glycin et qui nous a paru bonne ;

Confidences

-- ^ Conjidences entre femmes. Confidences d amour, vraisemblablement ?Les héros de telles confidences ne manquaient point à cette époque où se coudoyaient les arrivistes de talent, sceptiques et aimant le plaisir, coînmc l'avait été leur maître à tous, l'homme du coup d”Etal de Vnictidor, le ci-devant comte de Barras, qu'hier encore la Citoyenne Cotillon nous montrait d'un doigt malin. © c

Solution de sulfite de sodium anhydre à 10 p. 1 00 : 140 cm"; Metol :2g.; Glycin : 2 g.

Solution à 20 p. 100 de carbonate de potassium ; 1 40 cm".

On fait dissoudre le sulfite de sodium dans de l’eau chaude et l’on ajoute ensuite le métol, le glycin, en dernier lieu le carbonate.

Pour l’usage, on dilue le développateur avec parties égales d’eau.

Le métol-hydroquinone est certainement la meilleure combinaison. Elle constitue véritablement un développateur universel, excellent.

I 03 TSSgl)

LE PHOTOGJiJlPTilSTE

LES AVATARS DU DÉVELOPPATEUR AU MÉTOL

Voici une bonne formule

Jl. Eau : Q. S. pour i ooo cm ' ; Métol : 4 g. ; Hydroquinone ; 3 g. pSulfite de sodium anhydre : 48 g.

Bromure de potassium : i g.

B. Eau Q. S. pour 1000 cm' ; Carbonate de sodium : 1 45 g.

Pour développer des plaques normalement exposées, on mélange parties égales de A et de B ; pour une exposition moins certaine, on prend d’abord moins de B et, s’il le faut, on en rajoute après.

Le développateur contenant de l’hydroquinone, révélateur très sensible à la température, il faut noter que celle du bain de développement ne doit pas être inférieure à 16° C. sans quoi l’action de l’hydroquinone n’aurait pas toute l’énergie désirable.

En ce qui concerne l’obtention d’images positives sur papier au gélatino-bromure d’argent, le métol est employé avec avantage; il trouve également un emploi étendu dans l’obtention des diapositives, car il fournit des images pures et pleines de détails.

On emploiera un développateur qui ne soit pas trop rapide, si l’on veut surveiller le développement avec soin. Dans ce but, un développateur métol et hyposulfite de sodium serait indiqué pour son action lente et la pureté de ses résultats. On peut se servir d’une solution de bromure de potassium dans le développateur pour obtenir des blancs purs et bien transparents. On peut confectionner un développateur lent sans hyposulfite, par la formule suivante :

Eau : Q. S. pour 1000 cm" ; Métol : 1 5 g. ; Sulfite de sodium anhydre : 125 g.;

Carbonate de sodium : 120 g.; Bromure de potassium : 1 g. 5

On mélange 40 cm'' de cette solution avec 3oo cm' d’eau ; le ton obtenu est noir. Si l’on mélange la quantité susdite avec 100 cm' d’eau seulement, le développement est plus rapide et le ton est noir bleuâtre.

Le D’ Eder a fait des essais de développement sur des papiers au gélatino-chlorure d’argent avec le métol. 11 a employé un développateur avec alcali et, suivant la proportion prise, obtenu des tons sépia, rouge et noir. Le temps de pose a beaucoup d’importance, naturellement; on obtient des tons chauds par une longue pose et un développateur dilué ; par une courte pose et développateur plus énergique, on obtient des tons froids et noirs.

Vu la profusion de détails et le manque d’opacité que le métol fournit dès le début de son action, il est susceptible d’être avantageusement employé pour le développement des diapositives. A cet effet, il est bon de faire usage d’un développateur ayant déjà servi pour le développement des phototypes négatifs, que l’on bromurera même encore un peu et que l’on diluera convenablement.

On ne peut s’étendre longuement sur la confection d’un développateur convenable, attendu que les plaques pour diapositives sont faites tantôt avec une émulsion au gélatino-chloro-bromure d’argent ou bien au gélatino-chlorure d’argent et qu’on doit tenir compte de la nature de l’émulsion pour la variété des tons de l’image que l’on veut avoir. D’une façon générale, on peut toutefois recommander un développateur au métol constitué avec : 5oo parties d’eau, 5 parties de métol, 5o parties de sulfite de sodium, 40 parties de carbonate de sodium et 1/2 partie de bromure de potassium, avec lequel on peut obtenir des tons du brun sépia au brun olive; les parties comptées en poids.

Comme vous le voyez, le métol est un des révélateurs précieux pour l’amateur puisqu’il se prête également bien à tous les genres de travaux, à toutes les différentes natures de support de l’image, et que l’amateur, qui est assez sage pour ne pas essayer de tout à la fois, préfère, avant tout, réduire au minimum son nombre de produits et de flacons.

JERN VILEf^lN.

Pan.iant Je Jéfiiés ctroitt en larges nappes marines, te T\hin offre des aspects changeants et varies Ji4 plus pittoresque effet, que varie encore son incomparable service Je batetleru\ Les noires fumees des bateaux contrastent tes blancheurs Je celles des usines fourmillant sur les rives prochaines. Sous les caprices Je la brise elles s’cchevêlent, se fondent, s‘estompentf mêlant leurs volutes J celles des nuages, dont elles semblent e'fre des lambeaux jeles en Iraif-d'union au ciel et à la terre. o o- > o' ooooo

Page 1