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QU'EST LA PHOTOGRAPHIE ? INDUSTRIE OU ART

Mais la photographie avait progressé de jour en jour ; la jurisprudence dut se départir de sa rigueur et reconnaître que cette opération manuelle était pourtant bien susceptible de revêtir le caractère artistique. Ses premières décisions, en ce sens, lui suscitèrent les foudres de Lamartine et les protestations enflammées de quelques peintres, non des moindres.

Un arrêt de la cour de Paris du i o avril i 862 (Sirey, 63. 1.41), infirmant le jugement correctionnel du 9 janvier 1862, décida que les dessins photographiques ne devaient pas être considérés comme dénués de tout caractère artistique, mais qu’ils pouvaient, dans un certain degré, être le produit de la pensée, de l’esprit, du goût et de l’intelligence de l’opérateur.

T outefois, ce caractère artistique n’était pas encore posé en règle, il dépendait de l’appréciation des juges du fait auxquels la cour de Cassation reconnaissait un caractère souverain(Crim. rej. , 28nov. 1862. D., 63. 1. 52).

Cependant, d’autres décisions repoussèrent toute distinction et décidèrent, sans s’attacher au mérite propre de l’œuvre, que le photographe a droit à la protection de la loi de 1 793, comme tout artiste. L’évolution de la jurisprudence en ce sens est très nette, comme le montre, notamment, un jugement du tribunal de la Seine du 20 janvier 1899 (D., 1902. 2. 73).

C’est, en effet, là la seule solution vraiment juridique. Oui, la photographie est un art et, comme le dit excellemment, au sujet de cette décision, M. J. Appleton, professeur à la Faculté de Droit de Lyon, quelque large que soit la part des agents physiques et chimiques dans la photographie, le goût, l’expérience, le sens artistique de l’opérateur jouent un rôle important dans son œuvre. Le choix de l’éclairage, du lieu, si c’est un paysage, et, de la posture, si c’est un portrait, le calcul du temps de pose, la retouche du négatif, sont autant d’opérations où l’auteur apporte son talent personnel; il devient créateur, et, de ce qui pourrait n’étre que la mise en œuvre d’une force aveugle de la nature, il fait une composition d’art où il met toute sa pensée et toute son àme.

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Entre deux Images e hamm

Tiegarder les images est bien amusant "Ecouter ce que Von dit et chercher à comprendre Vest bien plus encore. Quand on donne à "Bébé des images pour les regarder, c'est qu on a à se dire des choses que Bébé ne doit pas entendre... et alors!... "Dame!... la curiosité des Eves ne date-t-elle pas de la prime année de la vie de 1 homme sur la terre ? ooooooooooooooooooooc

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Ce fut "Louis XJV qui fonda, en j66j, l'Acade'mte de ta Danse. "Elle tenait ses séances au cabaret de l'Epée de Bois. Galant du Desert la présidait. La Camargo y battit les premiers entrechats. Elle ne les battit qu'à quatre. Combien d’étoiles des corps de ballet peuvent sourire de dédain à ce rappel? On les a battus depuis à six, puis à huit, et l'on en a vu les frotter à seize en avant. C'est pour cela qu’au milieu de toutes nos révolutions te ballet est resté et reste toujours en honneur. o c

lUSSiTÔT qu’il est en possession d’un appareil, et quelle que soit la valeur dudit, le débutant s’empresse à la prise de portraits ou de groupes. 11 y est vivement incité par tous les membres de sa famille et par tous ses amis. Un peu aussi, sans doute, parce que, sans se déranger, il a des sujets sous la main. Bonne occasion d’assouvir sa hâte de voir ce qu’il saura faire. Inéluctablement, les résultats sont moins que bons.

N’ignore-t-il pas tout un peu et ne tente-t-il pas la difficulté? Combien cependant se contentent de ces résultats, plus que médiocres! Ils ne savent pas un traître mot de dessin et ils obtiennent quelque chose de dessiné, sans avoir rien appris? Quelle force!... Ils ne songent

même pas à penser que le plus ignorant pourrait en produire autant, attendu que cet autant est le propre de tout appareil photographique, même imparfait, et non le propre d’une intelligence supérieure. D’aucuns, plus difficiles et plus sincères envers eux-mêmes, hochent la tête, sont mécontents et abandonnent vite la partie. Les premiers finissent aussi par l’abandonner, plus à la longue : leur satisfaction se trouvant refroidie, jusqu’à la glace, par le mécontentement des modèles.

Résultat final : l’abandon est général. N’allez plus alors leur parler des jouissances de l’étude de la figure! Ils vous répondront, le cœur un peu gros d’amertume : « Nous ne pouvons y prétendre; il faut un atelier pour ce genre de travail ; nous n’avons ni la place, ni la fortune nécessaire pour en posséder un. 11 y a bien le portrait au dehors. Mais encore faut-il un jardin, une cour pour le moins. Puis, on ne peut y travailler en toute saison ni par tous les temps. Or, justement, il serait intéressant de se livrer à l’étude de la figure, quand l’heure n’est pas à la recherche d’un beau paysage! »

Qui de vous n’a pas entendu un amateur se douloir ainsi? Pour ma part, l’audition est quasi à jet continu.

Allons! allons! photographes contrits, n’allongez pas ainsi le nez! Je veux édulcorer votre amertume. Je veux vous montrer qu’il n’est pas inévitablement besoin d’un atelier pour se livrer à l’étude de la figure. La chambre la plus modeste y suffit... dès qu’on sait l’arranger convenablement. Or, la chambre vous l’avez. Car je ne suppose pas une seule minute que vous couchiez sous l’arche d’un poni! Sans entrer dans tous les arrangements, et ils sont nombreux, j’en envisagerai aujourd’hui un seul, le plus simple, le plus pratique et qui vous fournira, de prime essai, des

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