L’ATELIER CONSTITUÉ AVEC DES DRAPS BLANCS
par un manque de brillant. La bouche par un éclairage trop égal des deux lèvres, entraînant la disparition des ombres caractéristiques formées à la commissure ou au-dessus du menton.
Mais, si nous quittons l’incidence horizontale absolue pour nous rapprocher de la verticale, les défauts diminuent au fur et à mesure du rapprochement, pour disparaître, à un moment, et faire place, aussitôt après, aux défauts inhérents à la dominante d’en haut.
Entre ces deux extrêmes : verticalité et horizontalité, il s’est trouvé une position où les défauts diminués, de part et d’autre, ont produit un ensemble propice à mettre au mieux, en relief, les beautés de la figure. Cette position est celle où l’incidence dominante tombe, sur le modèle, suivant un angle de 45°.
Or, tout éclairage provenant d’une fenêtre, suivant que l’on rapproche le modèle plus ou moins de celle-ci, peut fournir cette incidence dominante. Donc, à priori, l’étude de la figure est possible dans une chambre. Voyez Rembrandt : il ne travaillait guère autrement.
Toutefois, le photographe a d’autres nécessités que le peintre. Le peintre traduit à son gré. L’appareil photographique enregistre mieux qu’il ne traduit. Nous devons donc l’aider pour qu’il fasse de son enregistrement la plus large traduction possible. Purement et simplement mis contre la fenêtre (o"5o à 1"“), le modèle n’aura pas assez de lumière d’en haut, puisqu’elle est quasi nulle, pour atténuer les brutalités de la lumière de côté et désalourdir les ombres opposées à la lumière. L’atelier seul y parvient; mais il est convenu que c’est dans la chambre seule que nous pouvons travailler.
Comment faire? Voici.
Sur la paroi où se trouve la fenêtre, et au-dessus de celle-ci, très près de l’endroit où cette paroi coupe le plafond, plantez quelques clous à crochet. Sur les deux murs, perpendiculaires à la paroi de la fenêtre, à une distance de CSo ou 2"' au plus de cette dernière, et à une hauteur d’environ 1 "'yi à 2” du sol, hauteur sensiblement moindre que celle du plafond, plantez un fort clou à crochet sur chaque mur. Sur ces deux clous, tendez un cordeau de blanchisseuse. Elevé au-dessus du sol de l’une des hauteurs indiquées ci-dessus, il traversera toute la chambre parallèlement au plan de la fenêtre. Prenez des draps blancs, ou si vous préférez des lais de calicot, attachez-les par leur petit côté aux clous plantés au-dessus de la fenêtre, ramenez le grand côté par dessus le cordeau et laissez tomber jusqu’à tenx.
Vous constituerez ainsi une manière de guérite, dont un des côtés sera formé par la fenêtre; le fond, par le mur de la chambre; l’autre côté et le toit incliné, en opposition à la fenêtre, formé par le drap. C’est au milieu de cette guérite que vous placerez votre modèle. La fenêtre, en l’aveuglant par le bas avec une étoffe opaque, juste ce qu’il faut, vous procurera l’incidence dominante à 4.5°. La lumière, réfléchie sur toutes les parties du drap, vous fournira suffisamment de lumière réfléchie d’en haut et de côté, pour contrebalancer les ombres portées provenant de l’incidence dominante.
Un moyen sûr de la mieux contrebalancer, est de mettre devant la fenêtre une tarlatane, légèrement rose ou jaune. D’ailleurs tous les adoucissements de la crudité de la lumière, par apposition de mousseline ou rideaux d’autre sorte, vous sont faciles et permis. L’étude de la figure vous reste ouverte par ce dispositif simple. Avec un objectif diaphragmé à E 8, même à F 10, en hiver, au mois
Rococo
Sans SC noyer Jans des’ vanités ctymoto^i^ucs un peu bien embrouillées, le rococo Jà où l'artiste perd de vue la
signification intime des fermes. ,<lfais les formes indiijuent le propre. Ici nous n’avons t^u'une figure, elle nous donne, tout naturellement, le figure: 7{ococo, ijui tient jm.v vieilleries de la mode et des traditions .
LE photogt^jipujste