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L ATELIER CONSTITUÉ AVEC DES DRAPS BLANCS

de décembre, et une fenêtre ordinaire au nord tendue d’une tarlatane rosée, la pose ne vous demandera guère plus de 4 à 6 secondes. Elle est encore assez courte pour travailler sans fatiguer le modèle. A plus forte raison ne lui procurerez-vous aucune fatigue en été. Or, si un débutant peut faire bien dans ces conditions, un habile pourra arriver à de la maîtrise.

Je vous indique l’usage de tarlatanes colorées. Elles ont le double avantage de donner beaucoup d’harmonie à la lumière. De plus, la tarlatane jaune, par exemple, avec emploi d’une plaque orthochromatique, sensible au jaune, procure une meilleure relation des tons, comme l’a indiqué jadis N\.. Bergheim. De même le rose avec plaques sensibles au rouge.

Au reste, le dispositif dont je vous donne le détail, va même jusqu’à vous permettre l’obtention d’effets de plein air pur. Je connais certains artistes qui ne procèdent pas autrement pour donner au nu l’aspect de plein air. Ils se contentent, en plus de ce que j’ai dit, d’adapter un autre drap blanc devant l’appareil, muni d’une ouverture longitudinale pour laisser passer l’objectif. Le modèle se trouve ainsi dans un véritable bain de lumière diffusée par les reflets.

Cessez donc de vous douloir, vous qui n’avez qu’une modeste chambre à tout faire ! L’étude de la figure vous devient pleinement accessible. Essayez et vous verrez. Quand vous aurez vu, je ne doute pas que vous soyez complètement raccommodé avec cette dite étude. D’autant mieux même que vous arriverez à des éclairages un peu moins conventionnels que ceux de l’atelier, se rapprochant beaucoup plus de l’ambiance lumineuse où vit généralement le modèle à portraire, partant, susceptible de fournir à votre oeuvre une vérité plus intense.

FRÉDÉRIC DILLAYE.

^ Pour îa première fois^ 'Bébé a taché ta main. It se risque sent à déambuter. Toute ta famiîîe est en joie. C’est à qui l’incitera à rattraper la batte qui route et à ta poursuite de laquelle it s’actionne, fort incertain de son équilibre mais tenace dans son vouloir. o o

OIT que les physiciens aient admis, selon les époques, les théories de l’émission ou de l’ondulation, dans chaque cas la particule lumineuse émise ou l’onde vibrante se déplace rapidement. La vitesse, c’est-à-dire, le rapport entre le chemin parcouru et le temps mis à accomplir ce déplacement, ou autrement dit l’espace effectué en une seconde, est de l’ordre des milliers de kilomètres : 3oo.ooo kilomètres environ.

Pour déterminer ce résultat, de longues recherches durent être établies. Le premier savant obsédé par cette passionnante question fut Galilée; ce célèbre physicien, auquel nous devons la notion de la rotation terrestre, avait essayé, dès lôBa, de mesurer le temps de la propagation, sans succès du reste, opérant sur une trop faible distance avec des instruments trop primitifs; ce travail devait être repris par un astronome, Rœmer, pour expliquer une anomalie astronomique.

Chacun sait que le système planétaire comprend un certain nombre de météores gravitant autour du soleil, quelques-uns de ces astres entraînant dans leur course, autour d’eux un ou plusieurs astres secondaires, les satellites; la lune est un exemple de ce genre ; or, en étudiant une des plus grosses planètes, Jupiter et la marche de ses satellites, Rœmer remarqua que le satellite, tournant autour de Jupiter, disparaît périodiquement en pénétrant dans le cône d’ombre de l’astre, pour réapparaître brillant au bout d’un certain temps ; ces disparitions, le chemin parcouru étant toujours le même, doivent être égales : la durée de cette éclipse est de quarante-deux heures et demie, lorsque la terre est le plus rapprochée possible de J upiter, pour aller en retardant de plus en plus et atteindre un maximum, au moment où la terre se trouve le plus éloignée ; ce retard est alors de i 6 minutes 26 ; il représente le temps nécessaire à la lumière pour parcourir la distance entre les deux positions extrêmes de la terre, c’est-à-dire la longueur du diamètre de l’orbite terrestre; celui-ci étant d’environ 3o6 millions de kilomètres, l’évaluation de la vitesse de la radiation lumineuse est d’environ 3o8.ooo kilomètres à la seconde.

L’astronomie, faisant étendre ses calculs et ses déterminations sur des distances considérables, devait donner encore un autre moyen de vérification; en 1728, l’Anglais Bradley remarquait que la position des étoiles mesurées dans le ciel, semblait, dans certains cas, être décalée d’un angle constant; il conclut, avec raison, que ce déplacement était la conséquence de la composition des mouve ments de la terre et de la lumière et détermina une mesure de l’onde lumineuse.

Toutes ces expériences nécessitent la connaissance exacte du mouvement terrestre, soit en vitesse, soit comme trajectoire ou orbite terrestre ; pour éliminer les causes d’erreurs inhérentes à cette restriction, les physiciens, au siècle dernier, tentèrent la mesure directe de la vitesse de la lumière à la surface de la terre même.

Fizeau, en 184g, entreprit la plus belle série de déterminations en cherchant à mesurer exactement la durée nécessaire pour percevoir un signal émis à grande distance; un artifice ingénieux permettait d’opérer entre deux stations assez proches (Montmartre et Suresncs); il consistait à émettre un faisceau lumineux intense à Suresnes, à le diriger vers Montmartre sur un miroir convenablement orienté, pour que la lumière fût renvoyée précisément au point de départ; mais à

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