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ET UTILITE

DU DJAPU^AGJHE

h! Eh! vous voyez, j’ai un objectif lumineux, mais d’un lumineux!... Je crois qu’il serait difficile d’en trouver un supérieur, je ne crains même pas de dire : d’en trouver de semblable! Aussi il est d’une rapidité!... Je ne vous disque cela!... »

Ainsi clamait à mes oreilles ahuries, il n’y a pas une dizaine de jours, un aimable peintre qui loin de dédaigner la photographie la prise fort, la cultive beaucoup, et se pique d’assez de loyauté pour déclarer, sans vergogne, qu’il l’utilise aux fins d’animer ses tableaux par des gens ou des bêtes saisis sur le vif. Ce n’est pas d’hier qu’il sacrifie à la photographie. J’étais à peine un Eliacin dans le temple que je le considérais déjà comme un grand prêtre. Oh! Joad ! que les temps sont changés!... Je crois bien que c’est mon aimable peintre qui me considère aujourd’hui comme un grand prêtre, quoique je ne me sois jamais senti le goût de pontifier, seulement... vu les rotondités de son embonpoint et le mélange plutôt sel que poivre dont sa chevelure est poudrée, je me torture en vain l’imagination pour arriver à le considérer, lui, comme un Eliacin! Pourtant — au moins au point de vue qui nous occupe — il en a toute la candeur, toute la naïveté, toute l’impuberté photographique.

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DIAPHRAGME UTILE ET UTILITÉ DU DIAPHRAGME

Pouvait-il en fournir une preuve plus grande? Non vraiment. 11 est certain que si la qualité des verres, constituant les lentilles, peut différer en ce qui est delà limpidité et de la transparence, on peut dire qu’en optique photographique actuelle cette différence ne se montre pas considérable au point d’affecter sensiblement les objectifs du commerce. On peut même affirmer que, dans la pratique courante, l’influence de la clarté provenant de ce chef, demeure assez petite pour être négligée.

La luminosité d’un objectif, en tant qu’influence sur ce que l’on est couramment convenu de nommer sa rapidité, n’est pas ce qu’un aimable peintre pense. Elle est pratiquement une. Elle dépend du diamètre d’ouverture du diaphragme. Or, si ce diamètre est pris en fonction du foyer, s’il constitue l’ouverture dite utile, on pourrait poser en principe, principe suffisant dans la pratique, que tous les objectifs — présentant une même ouverture utile — ont même luminosité, donc même rapidité. Les différences, susceptibles d’être relevées sur les images produites, différences de pureté, de brillant et de définition, proviennent non de la luminosité, mais du plus ou moins de la perfection dans les corrections des aberrations et surtout des aberrations chromatiques. Je dis surtout, car

malheureusement, il arrive très sou-

fvent, même encore à l’heure actuelle, que cette mauvaise correction des aberrations chromatiques tombe aussi lourdement dans la balance que le glaive du Brennus. Quoi qu’il en soit, il résulte donc que l’objectif s’offre d’autant plus lumineux que l’ouverture utile du diaphragme employé se présente plus grande.

Ceci admis, il devient tout à fait nécessaire, pour connaître la rapidité de son objectif, donc sa luminosité, de savoir ce qu’est vraiment l’ouverture utile et comment on la détermine. Le plus modeste amateur peut prétendre à cette connaissance.

A tout prendre, il existe, dans un objectif, deux ouvertures en une seule. L’ouverture réelle, qui est exactement le diamètre de l’ouverture du diaphragme employé et l’ouverture utile qui est le diamètre du faisceau lumineux, incident, susceptible de traverser l’ouverture parallèlement à l’axe principal de l’objectif.

Avec un objectif simple, le diaphragme se plaçant en avant des lentilles, le faisceau incident rencontre le diaphragme avant d’atteindre les lentilles. Son diamètre demeure donc le même que celui du diaphragme, et, par conséquent l’ouverture réelle demeure la même que l’ouverture utile.

Avec un objectif double, quelle que soit sa forme et simplement parce qu’il est double, il n’y a plus identité entre le réel et l’utile. Toujours dans ce cas, en effet, le diaphragme se place entre les deux systèmes optiques, donc en arrière du premier et en avant du second. Pour atteindre au diaphragme, le faisceau incident se trouve donc dans l’obligation de traverser tout d’abord le premier système optique. Dans cette traversée, il

Les Fumées du Vésuve

Quand ils parlent en guerre, les guerriers s'empanachent. “Les fumées sont les panaches du “Vésuve. Va-t-il partir pour sa guerre à lui qui est l'éruption ou simplement prouver qu'il fume, donc qu’il existe, par l’application de cet adage : « Il n'y a pas de fumée sans feu ! »

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subit des réfractions. De cylindrique il devient conique. Conséquemment, son diamètre se présente diminué au moment de la pénétration dans le diaphragme. Donc, le diamètre d’ouverture n’a plus besoin d’être aussi grand pour absorber le même faisceau. C’est ce diamètre final qui reste le diamètre d’ouverture utile . 11 demeure, comparativement au diamètre d’ouverture réel, dans un rapport dépendant uniquement du système optique d’avant de l’objectif. 11 reste le même pour tous les objectifs d’une même marque et d’une même série.

Or, le rapport de ce diamètre utile à la distance focale principale de l’objectif constitue le coefficient utile de l’objectif, c’est-à-dire le rapport qui définit, dans la pratique, le degré de luminosité de l’objectif et sert à calculer le temps de pose. Les anastigmats, et, généralement à l’heure actuelle, tous les objectifs nouveaux, présentent, inscrite sur leur diaphragme, l’ouverture utile ou le coefficient de temps de pose correspondant.

Pour ceux qui, trop anciens ou construits sans méthode précise, ne présentent pas cette notation et gardent des

numéros quelconques ou une indication en millimètres, il devient nécessaire, pour leurs possesseurs, de rechercher le coefficient utile.

De ux manières simples s’offrent à eux :

La première consiste à monter l’objectif, à étudier, sur une chambre noire, et à faire la mise au point sur l’infini.

Pratiquement, sur un objet situé à la distance la plus lointaine possible.

On rentre alors dans le laboratoire obscur, avec la chambre noire ainsi réglée. L’on

T aninges

Taniîiges ou Tarminges, les deux orthographes s’admettent. Ce bourg de la Jiaute-Savoie se blottit au pied de la Pointe de Marceîïy, dont l'altitude mesure 200^ mètres, le long du Toron. Dans ses alentours ( } k- S. T.) se rencontre l'ancienne Chartreuse de Melan, fondée en j2^3, par Beatrix de Taucigny, file de Pierre de Savo'e, pour quarante religieuses. Tl!e a été convertie de nos jours en petit séminaire.

y remplace la glace dépolie par un carton percé d’un trou dans son centre. Contre le parasoleil de l’objectif, vous appliquez un morceau de plaque sensible, gélatine du côté des lentilles. Enfin, avec une lumière artificielle, vous éclairez fortement le carton de l’arrière. Les rayons lumineux pénétreront par le trou sur la plaque sensible. Au développement, vous aurez ainsi, sur la plaque, une tache dont le diamètre sera exactement celui de l’ouverture utile du diaphragme employé. Si vous divisez ce diamètre par le diamètre réel de ce même diaphragme, vous aurez le coefficient utile. 11 est généralement un peu supérieur à i .

Pour connaître la valeur utile des différents diaphragmes de l’objectif, on n’aura plus qu’à multiplier le diamètre réel de chacun d’eux par ce coefficient et diviser, par ce produit, la distance focale principale de l’objectif. Il s’ensuit donc que lorsqu’on dit, en langage ordinaire, que la toute ouverture d’un objectif est le huitième du foyer, ce qu’on écrit F 8, ce n’est pas dire que le diamètre du plus grand diaphragme que puisse supporter cet objectif soit arithmétiquement le huitième du foyer, mais bien que ce diamètre est tel qu’en le multipliant par le coefficient d’ouverture utile, ce soit ce produit qui est le huitième de la distance focale principale.

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La seconde méthode est encore plus pratique, très élégante par sa simplicité, et préconisée tout récemment par le D' Drysdale.

Nous avons vu que, dans un objectif double, le faisceau incident tombant sur le système optique d’avant, a toujours un diamètre plus large que celui du diaphragme que ce faisceau aura à traverser. Il sera d’autant plus large, que ce système optique convergera davantage les rayons.

L’ouverture utile du diaphragme se trouve donc véritablement définie par l’angle du cône suivant lequel les rayons lumineux convergent vers la plaque.

Conséquence ; le rapport du diamètre de la section droite'de ce cône, à sa distance au sommet, demeure toujours le même quelle que soit cette distance. De plus, ce rapport reste égal au rapport du diamètre de l’ouverture utile à la distance focale. Il devient dès lors possible de déterminer ce rapport sans aucun écran et sans connaître les constantes de l’objectif.

Cette détermination s’effectue en mettant exactement au foyer, sur le verre dépoli, un point lumineux très éloigné. Ceci exécuté, vous faites mouvoir la crémaillère pour déplacer le verre dépoli. L’image perd sa netteté. Le point formant l’image du point lumineux devient un cercle de diffusion. Alors, une simple mesure du déplacement du verre dépoli vous fournit, tout de suite et sans calcul, l’ouverture utile du diaphragme employé.

Deux cas se présentent :

i" CAS. — Le diamètre du cercle de diffusion est amené à une dimension constante. — Soit un centimètre cette dimension. La mise au foyer du point lumineux très éloigné étant faite, on a été obligé de déplacer le verre dépoli de trois centimètres et demi pour obtenir un cercle de diffusion du diamètre cidessus indiqué. L’ouverture utile sera alors : F 3,5.

a‘ CAS. — Le diamètre du cercle de diffudon est pris à un moment quelconque du déplacement du verre dépoli. — Après avoir déplacé le verre dépoli de quarante millimètres on constate que le cercle de diffusion n’est que de cinq millimètres de diamètre. L’ouverture utile sera alors F 8.

Donc, en réalité, pour avoir le dénominateur de la fraction F/ 77, représentant l’ouverture utile du diaphragme employé, il suffit de diviser le nombre mesurant le déplacement du verre dépoli par celui mesurant le diamètre du cercle de diffusion. C’est aussi simple que l’œuf de Colomb. Il fallait y penser. Malheureusement, ce sont toujours aux choses simples que l’on pense le moins.

Voilà ce qu’est le diaphragme utile, c’est-à-dire la luminosité d’un objectif. Mon aimable peintre ne s’en doutait pas. Combien sont comme lui ! Pourtant, sans la connaissance de ce diaphragme utile, il reste impossible de déterminer le temps de pose.

[Jl suivre.) TTfÉ'DÉTflC DILLATE.

J\ee de la collaboration de l'antiquité l^omaine et de la Trance duxwu'^^ siècle, elle forme un tout charmant qui rafraîchit Trimes l’altérée. Combien d’adorateurs eut cette source sacree ! Combien divers aussi ! La fameuse fontaine du Parnasse, la Castalie, n en compte point davantage . "N’est-ce pas près de l’onde fraîche de la fontaine de A'îmes qu’on adorait dévotement la déesse Namauz ou Ncmausus qui a donné son nom à la ville? coco

OIT à tout seigneur, tout honneur. Si l’argent n’est pas d’usage courant dans le laboratoire du photographe, sous forme de nitrate, c’est, néanmoins, grâce à ce sel que nous pouvons nous livrer à notre passe-temps favori et tenter, par nos objectifs, de ravir les magnifiques aperçus de Dame Nature.

De tous les métaux, l’argent est un de ceux dont les combinaisons avec le chlore et les corps de la même famille (brome, iode) senties plus fragiles à la lumière et peuvent, de ce fait, s’utiliser dans la même préparation d’une émulsion sensible. Ces composés : chlorure, bromure, iodure d’argent étant insolubles dans l’eau, il suffit, pour les préparer, de mélanger une solution argentine à un chlorure, bromure ou iodure alcalin; comme le nitrate, ou azotate, est le seul sel commercial, c’est naturellement la matière première de nos fabricants.

Un morceau d’argent pur, plongé dans l’acide nitrique chaud, se dissout rapidement en dégageant, par la décomposition de l’acide, des vapeurs brunes, ruUlantes, très irritantes. La solution limpide évaporée, abandonne, durant la concentration, des cristaux en tables prism.atiques de nitrate d argent, Az O ’ Ag, selon la formule chimique, ce qui signifie qu’un atome d’argent, Ag, se combine à trois atomes d’oxygène, O, et à un d’azote, Az, pour former une molécule de nitrate; cette formule permet cie calculer la proportion d’argent contenu dans la combinaison : un gramme d’argent forme i gramme 5y de nitrate sec.

Si l’amateur, désireux de se livrer à quelques manipulations chimiques, essaye de préparer ce sel, il y parviendra très aisément en prenant des débris d’orfèvrerie (or, argent et cuivre) et en les disposant dans une capsule de porcelaine, avec double poids d’acide nitrique exempt de chlore; fait reconnu par l’absence de trouble lorsque à quelques centimètres cubes d’acide on ajoute une goutte d’une solution d’argent. Après une chauffe légère, la réaction se déclare, le métal s’attaque, d’abondantes vapeurs se dégagent — vapeurs irritantes contre lesquelles nous ne saurions trop nous mettre en garde — lorsque ces vapeurs ont disparu, une poudre noire reste au fond de la capsule; elle est placée de côté. La solution décantée est bleue, par suite de la présence du cuivre ; pour éliminer cette impureté, il suffit d’évaporer à sec et de calciner légèrement ; le nitrate de cuivre, peu stable, se décompose laissant, en résidu, de l’oxyde cuivrique noir insoluble, le nitrate d’argent plus stable reste inaltéré, en reprenant, par l’eau, le niagma calciné, seul l’argent entre en dissolution.

L’opération est réussie, si la dissolution est incolore, même après addition d’ammoniaque.

Pur, le nitrate d’argent se présente en cristaux plats, incolores, complètement solubles dans l’eau — une partie se liquéfie dans’son poids d’eau à froid et seulement dans la moitié de ce poids à l’ébullition — la solubilité dans l’alcool est également très grande. Ce sel est Dans u ravin

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