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T CARNET D’UN AMATEUR T

Papiers à image directement visible et à tons noirs.

N a mis dans le commerce un nouveau papier au chlorocitrate d'argent, marque Lumière H, fournissant une image directement visible, mate, et à tons noirs. 11 suffit, pour atteindre ce ton, de virer légèrement l’image avant de l’immerger dans le bain viro-fixateur employé pour le chlorocitrate ordinaire.

Les épreuves doivent, en principe, être tirées plus foncées que de coutume. Ce tirage est poussé jusqu’à un commencement de métallisation dans les noirs. Vous la retirez afors du châssis-presse et vous la lavez abondamment, de façon à provoquer l’élimination complète des sels d’argent non réduits, c’est-à-dire jusqu’à ce que l’eau de lavage ne présente plus la moindre teinte laiteuse.

Ces lavages, comme d’ailleurs tous les lavages analogues, doivent être exécutés, sinon à la lumière d’une lampe, du moins sous une lumière diurne très affaiblie.

Les épreuves sont alors plongées dans le bain suivant :

Eau distillie : Q. S. pour i ooo cm^ ; Borax : log.

Après dissolution, et seulement au moment de l’emploi, ajoutez 25 cm^ d’une solution de chlorure d’of brun à i pour loo.

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FEUILLETS DÉTACHÉS DU CARNET D’UN AMATEUR

L’épreuve ne doit prendre dans ce bain qu’une teinte légèrement violacée, ce qui a lieu généralement après une minute à une minute et demie d’immersion, avec un bain fraîchement préparé. Au demeurant, il reste toujours préférable de ne préparer que la quantité de bain nécessaire pour une seule et même opération, cette solution virante ne se conservant pas. Comme renseignement, disons qu’un litre de ladite solution peut virer une surface de papier correspondant à i5o épreuves i3 X i8.

Sitôt que la teinte violette est atteinte, vous retirez les épreuves du bain et, après les avoir rincées légèrement, vous les plongez dans un bain de virage-fixage. La teinte de l’image passe successivement par les tons rouge sanguine, brun, sépia, noir brun puis noir franc. On arrive à ce ton extrême au bout de huit à dix minutes.

Si l’on veut arrêter le fixage avant ce temps, l’image gardera l’une des teintes intermédiaires ci-dessus signalées.

Le lavage final s’effectue comme pour le papier citrate ordinaire.

Au sujet de ce papier H, M. Bidart a communiqué une note intéressante à la Section de Bruxelles de l’Association Belge de photographie. La voici dans son essence.

Le papier Lumière marque H donne des résultats excellents lorsqu’il est manié avec quelque soin. Les taches qu’il a présentées dans les premiers essais peuvent être évitées d’une manière certaine moyennant trois précautions: i° laver abondamment les épreuves avant leur immersion dans le bain de borax ; procéder à toutes les opérations, jusqu’au lavage final, épreuve par épreuve ; 3° éviter de toucher aux épreuves avec les doigts. 11 importe de ne les saisir que par les bords extrêmes destinés à disparaître et mieux vaut encore leur donner tous les bains dans la même cuvette, sauf à rejeter les liquides dans des récipients spéciaux.

Le bain de borax s’épuise assez rapidement et la lenteur de son action s’accentue après l’immersion de peu d’épreuves. Il convient de n’employer que la quantité nécessaire et de la renouveler fréquemment. D’autre part, l’action du bain affaibli facilite l’obtention de certaines teintes au virage-fixage.

Les papiers Lumière marque H donnent une grande finesse, un velouté charmant et une variété de tons extrême. Cette variété ne laisse pas que de présenter une difficulté assez notable dès qu’on désire reproduire très exactement une nuance déjà obtenue.

A la sortie du premier lavage, succédant au retrait du châssis-presse, les images sont franchement rouges. Veut-on alors obtenir des tons de la gamme jaune cuir, brun marron, brun noir, il convient de ne pas laisser l’épreuve dans le bain de borax jusqu’à l’obtention de la teinte violette, mais bien de la retirer dès que la teinte rouge cerise est obtenue. On atteint mieux à ce but en employant un bain de borax affaibli.

Si l’on veut pousser jusqu’aux tons de la gamme violette, ardoisée, brun rouge, noir rougeâtre chaud, il faut laisser les épreuves se violacer davantage dans le bain de borax.

Pour l’obtention des tons franchement noirs, on doit pousser dans le bain de borax jusqu’au violet bleuâtre et même jusqu’au noir.

Un séjour très court dans le bain de virage-fixage procure des tons particulièrement chauds. Toutefois la brièveté de l’opération pourrait donner des doutes sur la perfection du fixage et par conséquent sur la conservation ultérieure des épreuves. L’expérience démontre qu’on peut, sans nuire notablement au ton obtenu, parfaire le fixage dans un bain d’hyposulfite de sodium à lo pour loo. Par une prolongation dans ce fixage supplémentaire on peut affaiblir l’image. C’est à noter pour le cas de photocopies trop vigoureusement imprimées par mégarde.

Ces considérations aidant, vous pouvez manier à votre gré ce nouveau papier qui fournit au demeurant des épreuves d’une tonalité vraiment artistique.

Obtention de tons sépia avec les papiers au gélatino-bromure lents.

Quelques mots pour montrer comment on peut obtenir le plus facilement des tons sépia et autres avec les papiers au gélatino-bromure lents.

Le premier procédé pour produire des tons chauds est le procédé « direct » ou de « développement », c’est-à-dire que l’on obtient la couleur par développement et non en virant l’épreuve noire obtenue primitivement.

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FEUILLETS DETACHES DU CARNET D’UN AMATEUR

Le Uiessbach

Le développement sera plutôt lent.

Il est bon de n’avoir pas un éclairage trop fort ; cela voilerait le papier. Le mieux est de couvrir la cuvette pendant la durée de l’opération.

En augmentant la quantité donnée de ia solution A et en faisant une exposition plus prolongée que la précédente, l’image tendra vers les tons rouges. Ne nous dissimulons pas qu’ils sont difficiles à obtenir et que cette obtention est plutôt incertaine.

L’autre procédé est !’« indirect »

qui consiste à obtenir une coloration de répreuve terminée par un bain de virage. D’abord il nous est loisible d’obtenir des bruns et des rouges très agréables par un bain de virage au ferrocyanure de cuivre. Pour des bruns réellement bons (le ton sépia chaud ou froid), l’antique bain de virage par sulfuration est en tous points préférable.

Les épreuves doivent être quelque peu sur-exposées, car ce bain, fraîchement préparé, a une action légèrement réductive. Placez les épreuves, développées et fixées comme à l’ordinaire, dans la solution froide pendant dix minutes au moins. Ensuite retirez-les et versez le bain dans une cuvette de tôle émaillée ou de faïence que vous placerez sur le feu jusqu’à ce que le liquide soir trop chaud pour y tenir le doigt. La solution ne doit pas être bouillante cependant, autrement les épreuves auraient un aspect plat. Une température de 5o à 6o' C. est une bonne moyenne.

Les épreuves séjourneront dans cette solution chaude pendant dix minutes environ. Ce temps est généralement suffisant pour donner naissance à un ton sépia charmant. Si le ton n’est pas assez chaud, on réchauffera le liquide ; les épreuves seront lavées soigneusement et essuyées finalement avec une étoupe de ouate,

certainement le plus cabrioleur des bach. Jl peine sort' d'un glacier d azur , auprès du Schwarzhorn, il commence à cabrioler, pour cabrioler de plus belle sous le renfort de ruisseaux aussi feus que lui. Il a la fougue innée de la culbute. Aussi il en prend tout son soûl jusqu'à sa chute finale dans le lac de Brienz. C'est en admiration de sa crdnerie que les hommes ont étiqueté chacun de ses sauts d'un nom glorieux et cher à l Tielvétie. Pourtant, avant T^ehrli, le maitre d'école amoureux de la belle nature, combien de siècles avait-il coulé ignoré? JÇehrli v vait en 1820. Taites le compte. Mais le Giessbach se rattrappe en étonnant le touriste. o o

La manière d’opérer consiste à faire usage de la solution suivante qui doit être employée conjointement avec le développateur au métol et hydroquinone.

./î. Eau : Q. S. pour 8o cm';

Carbonate d'ammonium : 3 g. ; Bromure d’ammonium : 3 g.

Pour sépia à tons froids ou chauds, faites une exposition cinq à six fois plus longue environ que pour le noir.

Pour obtenir des tons chauds l’exposition devra être très longue et il faudra faire usage d’un développateur ainsi composé :

Eau : Q. S. pour loo cm';

Développateur au métol-hydroquinone (formule llford) : 3o cm ' ; solution A : 4 cm".

ANATOLE CHASSIN

etg-ïsi J 3 8

A plaque photographique ne fut pas toujours de l’usage commode, auquel les jeunes générations sont habituées maintenant. Aujourd’hui, quelques minutes avant le départ en campagne, à la chasse aux négatifs, cric! crac! les plaques s’engouffrent dans les châssis, un coup de blaireau, souvent un simple souffle et la détective est prête à mettre en joue les objets rencontrés.

Jadis, la préparation du châssis était chose plus posée; il fallait, au préalable, préparer sa plaque et au moment même d’opérer; ceci épouvanterait sans doute de nos jours plus d’un chevalier de l’objectif; pourtant cela fut; l’amateur, véritable colimaçon, devait traîner avec lui, non plus le léger sac actuel, mais avec une tente étanche, un véritable laboratoire ambulant muni de ses flacons, cuvettes, etc., au moins la chaige d’un mulet. Outre cet encombrement, à destination, avant de pouvoir prendre la vue choisie, le photographe devait, à l’ombre de son asile mobile, au beau temps du collodion, fourbir sa glace, la collodionner, la sensibiliser, puis poser aussitôt et sans perdre haleine, pratiquer incontinent son développement souvent dans les pires conditions.

Quelle différence encore sur ce point ; nous pouvons aujourd’hui conserver nos plaques insolées un temps si long qu’il est aisé de révéler, à son plaisir, les surprises des voyages.

Les causes de ces changements furent, toutes chimiques, par la découverte des émulsions gélatinées. Rappelons en quelques mots le principe du collodion. Presque à l’état de souvenir pour les amateurs actuels, cependant ce procédé, encore suivi en partie dans l’industrie de la photogravure, donne de superbes résultats. Mais nous sommes au siècle de la lumière et de la vitesse, malheur à qui reste en arrière et s’attarde derrière le char du progrès, lui aussi jaloux du succès des météores automobiles actuels.

Le collodion consiste en une dissolution de coton-nitré ou fulmi-coton dans un mélange d’alcool et d’éther; versé sur une surface à l’air, peu à peu le dissolvant s’évaporant, le collodion abandonne en une mince couche, une pellicule de cellulose nitrée. Si, au préalable dans cette liqueur, nous avons incorporé un sel, celui-ci se trouve ensuite disséminé sur toute la surface recouverte; en pratique le support est de verre et le collodion contient un iodure alcalin. En immergeant la glace, ainsi préparée, dans une solution de nitrate d’argent, une réaction caractéristique a lieu : l’iodure décompose le sel d’argent, s’empare de son métal qu’il précipite en une boue insoluble jaune d’argent ioduré, en même temps il se forme de l’azotate de potassium; c’est ce corps, que les chimistes vous indiqueront comme insoluble même dans l’ammoniaque, dissolvant de la majorité des sels argentiques, qui est très sensible à la lumière.

A l’ombre déjà, cet iodure jaune perd peu à peu son aspect, il se ternit, noircit; à ce moment il contient de l’argent métallique, autrement dit l’iodure est réduit; cette action précisément est l’action cherchée par le photographe. Sans aller jusqu’à l’argent métallique, Carey Lca a montré qu’il y avait, dans ces conditions, formation de nombreux intermédiaires entre le produit initial et le métal ; tous ces corps se produisent sous l’influence des radiations ; les réducteurs chimiques {nos

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