LES PRÉSENTATIONS DE L’ŒUVRE
Les Salons d\Mrt
Photographique
et leur raison d'être
ERS la fin du mois de mars dernier, je revenais à Marseille, pour la seconde fois en trois semaines. La première fois, on y organisait le deuxième Salon d’art photographique. La seconde fois, ledit Salon battait son plein au Prado. Beaucoup par curiosité, beaucoup aussi, par devoir professionnel, je me rendis à ce Salon. A prime vue, il me surprit. J’ajouterai même l’adverbe agréablement, je ne m’attendais pas à y trouver un groupement aussi homogène des tendances artistiques de la photographie moderne. En ce sens, en effet, l’ensemble était plus que satisfaisant. L’appoint, fourni par les membres du Photo-Club de Paris, toujours une aide sérieuse et un guide éclairé pour les expositions de province, se trouvait appuyé par de nombreuses productions indigènes et départementales de bon aloi et d’une excellente tenue.
Je me" disposais donc à procéder à un examen plus attentif quand surgit, devant moi, une famille rencontrée au cours de mes pérégrinations sur la Côte d’Azur et que pilotait, à travers la ville, un aimable notaire de Marseille. Ce dernier fut assez surpris de la satisfaction, dont je faisais montre, en présence des œuvres exposées. Il m’avoua, en toute franchise, qu’il était venu à l’ouverture de ce Salon et en était reparti presque aussitôt, n’y apercevant rien de saillant et surtout complètement désorienté par son titre pkclcgrcphique. Il ne rencontrait plus là les bonnes épreuves traditionnelles, bien brillantes, bien léchées, bien détaillées, aux retouches bébétes, dont l’œil est
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