‹ Le pie bas-bleuChapitre 12 sur 33 · LA PRISE D'UN CŒUR · texte numérisé non relu

LA PRISE D'UN CŒUR

Je croyais mon cœur imprenable^ El j'affrontais tous les regards, Comme un châtelain redoutable.

Sans les créneaux de ses remparts.

Vivant sans crainte et sans alarmes^

J'étais loin de penser qu'un jour

Me verrait mettre bas les armes.

Comme tant d'autres , à mon tour.

[1 a suffi d'une étincelle,

D'un seul regard de vos beaux yeux,

Pour réduire la citadelle

Et son défenseur orgueilleux.

Mais à vos pieds, belle guerrière.

L'esclave n'a point pleuré,

Quand vous vîntes, par droit de guerre.

Pour enchaîner sa liberté.

Que béni soit cet esclavage :

Jour d'allégresse et de bonheur,

Où le vaincu près du vainqueur

A laissé son cœur en otage.

Suivant mon habitude , je souligne les mots mis à l'index de ma critique ; je soulignerais volontiers toute la pièce, si Tauteur avait jugé

à propos de se nommer; mais il a cru plus prudent de garder le silence^ et j* approuve fort sa résolution. La seconde pièce s'intitule Loin d'elle.

Elle est également sans nom d'auteur ; mais comme il nous faudra lire vingt et une strophes, nous ferons payer le plus cher possible» au poëte anonyme qui s'en est rendu coupable, le pensum qu'il nous inflige en ce moment. N'oubliez pas, chers enfants, de noter les mots soulignés. Je commence : quand j'aurai fini de lire, viendront mes commentaires, et gare à Hélène et au pâtre Alil

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