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parviendra facilement à montrer la plaie littéraire de Tépoque.
J'espère avoir suffisamment justifié dans les lignes qui précèdent. Monsieur le Vicomte, Fhommage que vous avez bien voulu accepter. Je vous offre donc cet ouvrage, car s'il en est indigne par la forme, je le crois du moins digne de vous être offert, par la pensée qui me Ta inspiré. Puisse ma bonne volonté me mériter Tindulgence du public et aussi celle des écrivains que j'ai osé critiquer dans ce livre ! Je déclare, sans hésiter, qu'il n'a jamais été dans ma pensée de leur être désagréable; j'ai voulu seulement indiquer un sentier nouveau pour retrouver la route abandonnée qui mène au temple du goût. Si l'on m'accuse d'être resté au-dessous d'une pareille tâche, ce reproche ne me blessera pas, car je ne revendique aucun
mérite pour moi ; ma seule ambition^ mon seul souci, est de conserver toujours Tindépeudance de Tesprit et l'indépendance du cœur.
Veuillez donc agréer, Monsieur le Vicomte, cet hommage empressé de votre très-humble et très-obéissant serviteur.
Le Vicomte ARTHUR DE GRANDEFFE.
Paris, 37 septembre 1858.