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terne et l’astragale, on coupe les ligaments astragaliens = externes. On contourne l’asitragale par en haut, sectionnant les ligaments antérieurs, puis on suit le bord inlerne et on ouvre l'articulation astragalo-scaphoïdienne qui devient béante. Retenu seulement par le ligament interosseux, l'astragale est légèrement énucléé ; on sectionne l'interosseux et l’on termine en libéraut le ligament latéral interne. L’astragale est alors extirpé.
Il est certain que ceite intervention limitée a facilement raison de l'équinisme, mais, la plupart du temps, elle laisse persister le varus, l’enroulement du bord interne du pied, l’adduciion de l’avant-pied, la prédominance de longueur du bord externe sur le bord interne du pied. Elle amorce enfin un pied creux.
En un mot, c'est là une opération incomplète et dont les résultats ont été peu brillants.
C. — Tarsectomie cunéiforme externe — Le Professeur Farabeuf en a fixé la technique et nous allons reproduire sa méthode :
« Palpez le talon et palpez le métatarse, ditl, pour vous rendre bien compte et de la direction du calca-
néum et de celle des métatarsiens. Pour la rectification que vous voulez faire, le plus simple serait que les nouvelles surfaces osseuses que vous allez mettre en rapport fussent : la postérieure perpendiculaire au calcanéum, l’antérieure perpendiculaire au métatarse.
« Cherchez la tubérosité scaphoïdienne et marquez le creux, le sillon qui la sépare &e la malléole tibiale.
« De cette tubérosité scaphoïdienne qui est à l'exirémité dite interne de l’interligne médiotarsien, tracez à la teinture cet interligne sur le dos du pied. Encore à partir de la même tubérosité scaphoïdienne, marquez
sur la peau du col de l’astragale et du calcanéum une deuxième ligne qui soit transversale par rapport à cet os-ci dont vous avez étudié la direction. Voilà: pour l'adduction.
« La flexion exige que le coin enlevé soit plus mince même sous la plante que sur le dos. Pensez-y pour vous figurer la direction de vos coupes.
« De quel champ opératoire disposons-nous pour enlever facilement et sans dégâts cette énorme tranche. médio-tarsienne ? De celui-là même qui nous sert pour l'incision moyenne de l’ablation de l’astragale, entre les deux tendons du cinquième métatarsien : le court péronier et arrière et en dessous, le faisceau péronier antérieur de l’extenseur commun en avant et en dessus.
« L'’incision commode me paraît être composée commé une ancre : d’une courbe qui descend de la malléole externe au bord externe ou mjérieur du pied, pour, de là, s'avancer presque sous la tubérosité du cinquième métatarsien ; d'une droite partie de la concavité de la première, qui remonte sur l'apophyse calcanéenne et non devant, en arrière par conséquent de l'interligne de Chopart, et aboutit à la saillie de la tête de l’astragale. On peut donc disséquer deux lambeaux triangulaires et opérer en partie à ciel ouvert. Souvent même on réséque en partie ces lambeaux perdus de caviiés fongueuses, de durillons, et fournissant, après le redressement, un tégument inutile.
« Le malade est couché sur le côté opposé. Un coussin de sable petit, épais et ferme est prêt à recevoir la face interne du membre.
« Lorsque le champ esi largement découvert et le périoste calcanéen incisé en long, la rugine droite. com-
inence la dénudation de Ja grande apophyse calcanéenne ; poussée par dessus, elle en sépare les ligaments cuboïdiens dorsaux distendus, ce qui ouvre l'articulation calcanéo-cuboïdienne, puis les msertions du pédieux, du ligament annulaire, etc... sous ces parties, elle heurte le col asiragalien et l'ancienne surface articulaire de la tête ; aidée par un écarteur, elle décoiffe eel- le-ci en soulevant la capsule astragalo-scaphoïdienne,
- jusqu’à la tubérosité du scaphoïde. Ce décollement dorsal transversal, d’abord étroit, est ensuite poussé en ar-
rière, sur le col jusqu'à la poulie de l'astragale ; sur la grande apophyse, jusque dans le tunnel astragalo-cal-
canéen ; en dehors, jusqu'au delà du massif osseux der-
rière lequel se sont retirés les deux péroniers.
« Du côté plantaire, la rugine aurait bien de la peine avec le grand Jigament calcanéo-cuboïdo-scaphoïdien, à moins quon ne la frappe ; le court bistouri à pointe r'abaltue esi plus expédiuf ; on l'introduit à plat, dos en avant, jusque sous l'interligne calcanéo-cuboïdien, entre lé Lgament 1c1 non adhérent et les os. Le tranchant regarde le ialon ; par de légers mouvements de va-et-vient, il a tôt fait de séparer, dans l'étendue nécessaire assez Minime, la masse lHigamenteuse du relief calcanéen qui.
qui sert à son insertion. Tout de suite, la pointe rame-
née au droit de l’interligne médio-tarsien, s'insinue plus profondémeni, s'enfonce sous la tête astragalienne et sépare de la partie accessible du sustentaculum la poron scaphoïdienne du grand ligament plantaire.
« Le bistouri à pointe rabattue manié à plat au contact des os n'est guère plus dangereux que la rugine ei il coupe mieux. Cependant, il est plus prudent de re-