PA. EN
5" On pratique. ensuite un massage modelant des os ét on “fait un plätre en hypercorrection sans avoir fait aucune süture des parties molles. Les suites furent normales. On procéda comme d'habitude, c'est-à-dire en faisant 3 semaines arts un nouveau massage forcé sous chloroforme suivi d'un nouvel appareil plâtré. On laisse marcher l'enfant avec des bottes plâtrées, puis avec de petits appareils métalliques, rappelant la semelle de Saint-Germain. Sur les indications de M. Jalaguier, ces appareils sont construits de telle sorte qu'ils n’ap- “puient ni sur la malléole externe, ni sur l'articulation métatarso-phalangienne du gros orteil. La mère pratique, tous les jours une ou deux fois, les mouvements de redressement qu’on lui a montrés.
Depuis ce temps la correction s’est maintenue parfaite et l'enfant qui n'avait jamais consenti à se tenir sur ses jambes, s'efforce de marcher surtout depuis qu’on lui à mis de petites chaussures à pointe et à bord externes surélevés de 7 à 8 millimètres, pour compenser le redressement en hypercorrection des appareils.
Cette observation, dit le bulletin, paraît intéressante par les points suivants :
La correction de la malformation par ce procédé si elle se maintient, comme il y à lieu de le croire, est parfaite. Cette opération est facile à réaliser. La gravité est beaucoup moins considérable que celle de toutes les autres interventions sur le squelette du pied. On peut la pratiquer même chez le nourrisson. La perte de sang est insignifiante. Les chances d’infection sont nulles. Elle ne doit amener aucun raccourcissement ultérieur du pied. Elle conserve l'intégrité de la tibiotarsienne puisqu'elle conserve la poulie astragalienne.
Depuis le 27 janvier 1911, ajoute Faveret, le jeune R. R.., a été revu ; le résultat est bon.
Le pied droit et le pied gauche sont à peu près normaux : tous les mouvements sont possibles dans toutes les articulations, mais il persiste un peu d’adduction de l'avant-pied, d’ailleurs extrêmement facile à réduire ; il y a un peu de torsion du tibia. On supprime les pédales.
de juillet 1911. — L'enfant ne présente rien de nouveau à signaler, l’état des pieds est toujours très bon, les talons sorit en léger valgus, il y à toujours un peu d'adduction de l’'avantpied. PU Fa 15 novembre 1913. — L'enfant étant en province chez sa -grand'mère, nous n'avons pu le revoir, mais son père nous a confirmé sa satisfaction ; son fils ne boite nullement, la jamwbe.est toujours un peu grêle. Quand l'enfant court, il est impossible de se rendre compte qu'il a subi une opération.