ENSEMBLE
Tic et tic et toc, le cœur bat plus vite, etc.
ANTONIO, saisissant la main d’Emmeline.
Oh I signorina...
EMMEUNE, la retirant vivement.
Eh bien ! que faites-vous ?
ANTONIO
Oh ! pardon 1 c’est la musique qui m’a entraîné... parceque... voyez-vous... depuis que je vous ai rencontré , là bas, à Florence... J’ai toujours pensé à vous...
EMMEUNE.
Vraiment!
ANTONIO
Toujours !... Oh 1 signorina, acceptez mon dévouement, ma
vie!... (Il fait le geste de se mettreà genoux.)
EMMEUNE.
Monsieur Antonio !... '
ANTONIO, se relevant vivement.
Oh ! pardon ! c’est la musique qui m’a entraîné..* je suis si heureux... j’en perds la tête... car maintenant je pourrai vous voir tous les jours.., je suis de la maison... j’ai un grade... je suis professeur... et qui sait... plus lard... un jour... il faudra vous marier et alors...
EMMEUNE.
Me marier... mais qui vous dit qu’on n’y songe pas?
ANTONIO, vivement.
Comment?...
EMMEUNE, souriant.
Oh I rassurez- vous... ça n’est pas encore fait...
ANTONIO
Je respire.,.
EMMEUNE. »
Mais enfin cela ne peut tarder... et le jour où un jeune homme, ayant un nom , une fortune... se présentera avec son père...
ANTONIO
Un père !...
EMHELINE.
Alors... peul-être... il se pourrail... (On entend du bruit nudehors.) On vient... je me sauve... au revoir monsieur Autonio... (Antonio immobile ne répond pas. — En sortant.) Pauvre garçon ! (Elle rentre à droite.)
ANTONIO
Un nom!... une famille 1 un pèrel... et je n’ai rien de tout cela... rien !... niente !... niente /.,.