MER
« temps pour parcourir la distance pourtant peu consi-
dérable qui le séparait du vapeur que celui-ci manqua
« la marée. Il éprouva donc, par suite de toutes ces cir- « constances un retard de 36 heures imputable aux pilotes... »
Cette situation était assurément déplorable. L'aprèsguerre devait voir le remplacement progressif des cotres par des vapeurs ou des navires à moteur et la loi de 1928 qui a complètement réformé le régime du matériel de pilotage devait achever cette évolution.
Il est nécessaire, avant d'aborder l'examen du mode actuel de gestion du matériel, d'étudier rapidement quels
étaient les différents régimes en usage avant le 28 mars
$ 1. — La gestion du matériel avant le 28 mars 1928.
Avant 1928, l’organisation des stations se rattachait à deux types principaux : celui de la libre concurrence et
celui de la bourse commune.
Le premier type était extrêmement simple : chaque pilote conservait pour lui tous les gains qu'il réalisait, exception faite de quelques prélèvements dont le produit servait à rémunérer le cheî du service et, éventuellement, à alimenter des organismes d’assistance et de
mutualité gérés par la station comme une caisse d’épar-
gnei ou une caisse de secours.
Sous ce régime, le pilote était propriétaire de sa bar-