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sur lequel il n’a aucun contrôle. Cette opinion, généralement adoptée par les auteurs qui estiment que la présence du pilote à bord a pour conséquence de dessaisir le capitaine de son commandement, n’est pas sans défaut. Elle réduit le capitaine à un rôle complètement passil ; le pilote, seul responsable, ne saurait en efiet admettre les conseils et, à plus forte raison, les ordres du capitaine. Mais, si le naufrage ou une avarie surviennent, l’armateur ne manquera pas de reprocher au capitaie son inaction, On se trouve donc dans une situation fausse et difficilement admissible.
En Angleterre, où l’on avait admis, à une époque, la responsabilité exclusive du pilote, les tribunaux furent obligés de reconnaître que, dans certaines circonstances, — difficiles d’ailleurs, à déterminer d’une manière exacte, — il était du devoir du capitaine de reprendre
le commandement du navire, afin d'éviter un accident.
En outre, la théorie envisagée fonde la responsabilité du pilote uniquement sur le fait que le pilotage est obligatoire.
Une telle argumentation n’est possible que si lon admet que «l'obligation du pilotage » consiste en lembarquement effectif du pilote.
Mais, si le paiement des droits de pilotage est seul obligatoire il faut reconnaître que le capitaine peut, dans ce cas, exercer un véritable choix puisqu'il est libre de prendre ou de ne pas prendre le pilote qui se
présente.
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