‹ Le pilote du BrésilChapitre 11 sur 32 · CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII

Description de la cote comprise entre le cap Saint-Antoine et la pointe d’OIinda. — Attérage sur l’embouchure du Rio San-Francisco et sur le cap Saint-Augustin.

Depuis la pointe cl ' Itapucmzinho , la côte gît au Nord 64° Direecttion Est, jusqu’à celle d 'Itapuan, et de là au Nord 44° Est, presque a*JeNordde ]a sans inflexion, sur une étendue de plus de trente lieues; elle SaiIlt”Ant0Iûe* change d’aspect , comparativement aux environs du cap Saint- Antoine, et elle n’offre plus que des dunes de sable, parsemées ça et là de bouquets de broussailles et de cocotiers. Le rivage est terminé par cette ceinture de roches dont nous avons parlé ; plusieurs de ces roches , au-dessus de la mer dans tous les états de la marée, se présentent comme des îlots : celle qui termine la pointe Itapuan, particulièrement, se détache Rocher vitapuan. de la côte d’une manière assez apparente.

A trente-trois milles dans le N. 45° E. de cette pointe, on se trouve à-peu-près vis-à-vis de la Torre de Garcia de Avila , Tour de

Garcia de Avila.

espèce de fort bâti sur le haut de la côte, parmi les arbres, et sur lequel est un poste de signaux. Toute la côte peut être approchée à la distance d’un mille , par douze ou quinze brasses, fond de sable vaseux et de madrépores broyés. La profondeur s’accroît si promptement au large , qu’à dix milles on ne trouve déjà plus le fond avec une sonde de quarante brasses. On ne voit de coupures sur cette partie de côte, quand on se tient d’elle à deux ou trois lieues , que les embouchures des rivières ou ruisseaux de San-Joarmes et de J acuhype , entièrement obstruées par des brisans.

Description de la côte depuis

la tour d’Avila en allant au Nord-Est.

arre d’Itapicuru

Depuis la tour d’Avila , la côte suit assez sensiblement la meme direction jusqua l’extrémité Nord des Oiteros de San-Miguel , suite de petites collines qui bordent le rivage, à six ou sept milles au Sud-Est de la barre d’Itapicuru. Rien de remarquable ne s aperçoit sur cet espace de près de vingt lieues, que le petit morro Massarandupio , à quelques milles au ISord-Ouest de la tour' la barre dlAvarji , sur le parallèle meme de cette tour, et les entrées de Massai , de Sibahuma , d Inhambupe et de Tarin , ruisseaux qui n ont aucune importance.

La barre d’Itapicuru , qui vient ensuite, n’est guère plus considérable. « On n’y trouve , disent les pratiques , que sept » ou huits pieds d’eau de mer haute, » et elle est embarrassée de brisans qui en rendent l’accès dangereux. Rien d’ailleurs ne l’indique en venant du large, si ce n’est que, relevée dans 1 Ouest, elle correspond à des dunes un peu plus hautes que celles de droite et de gauche. On voit un hameau sur la pointe Sud de son entrée, et un autre à quelque distance en dedans. On ne peut approcher de cette barre qu’avec des bateaux pontés ou des j au d adas , espece de radeau insubmersible, en usaçre

dans le pays, dont nous avons parle ■ et il en est de même à 1 égal d d une ti es-grande partie des embouchures de rivières qu’on trouve sur les côtes du Brésil.

De la barre d’Itapicuru, jusqu’à l’embouchure du Rio San- Francisco, la côte rentre légèrement, et prend environ neuf milles de courbure, sur une corde dont la direction est le Nord 40° Est; nous allons indiquer les points les plus remarquables de cette partie de côte, dont l 'étendue totale est de trente-trois lieues.

A sept lieues au Nord 30° Est d’Itapicuru , on rencontre la barre de Rio fi cal , après avoir passé vis-à-vis les morro I(a~

paroa et Boa-Vista , qu’on ne distingue que parce qu’ils s’élèvent un peu sur un terrain très-plat.

Vue du large, l’embouchure du Rio Real ne se remarque, comme la plupart des autres rivières qui arrivent à la côte du Brésil, que par des brisans plus forts que sur les parties du rivage voisin.

Le Rio Real a son entrée terminée dans le Sud par la pointe Man go Secco , qui est le prolongement de la plage de sable blanc appelée Prancha [ Planche ] de Rio Real par les caboteurs : « En dedans de la barre , cette rivière court d’abord au » Sud-Ouest, et elle reçoit ensuite un grand nombre d’autres » rivières. » ( Renseignemens des pratiques.') De la mer, à deux milles, on n’aperçoit que quelques cases aux environs de cette barre ; et quoiqu’il y ait , dit-on , quinze pieds d’eau dessus, dans les grandes marées, la mer y est si grosse que le passage y est toujours dangereux , et qu’on ne doit s’y engager qu’avec des bateaux et des pilotes du pays.

Toute la partie de côte qui s’étend depuis cette embouchure jusqu’à celle du Rio San-Francisco, est basse, sablonneuse, parsemée de broussailles , et entrecoupée de petites collines boisées ; l’accore en est saine jusqu’à toucher, pour ainsi dire, la lisière de roche du rivage; et de deux à dix milles au large, la profondeur varie de dix à trente brasses, fond de vase, sable et madrépores broyés ; cette dernière qualité de fond est généralement au large des premières.

La première rivière qu’on rencontre après le Rio Real, en continuant d’aller vers le Nord, est Rio Sergipe , qui est à sept lieues , et qu on nomme aussi J asa-Barris . Quand on vient la chercher par l’Est ou par le Sud, on peut la reconnaître à trois petites collines, dégale grandeur, couvertes de broussailles, situées à environ trois lieues dans le Sud-Ouest de

Rio Real .

Description de la côte au Nord de Rio Real.

Rio Sergipe ou Vasa-Barr

son embouchure, et qu’on nomme os Tres-Irmaos [ les Trois- Freres ]. « La ville de Sergipe, bâtie au pied de ces collines, » sur un des afiluens de cette rivière ( renseignemens des ” pratiques ), a donné son nom à celle-ci. »

L embouchure du Rio Sergipe est formée au Sud, comme celle du Rio Real, par une pointe de sable : cette pointe est moins basse que celle de Mango-Secco ; mais la blancheurdu sable dont elle est composée tranche également sur la verdure de la plage voisine. Elle est environnée, comme la pointe Nord, de brisans violens, qui doivent rendre l’entrée d’autant plus difficile, « que le chenal n’a que dix ou douze pieds d’eau dans ” ^es circonstances les plus favorables. » ( Renseignemeiis des pratiques . )

PtnitionjRï rentrée La pointe gud de du r.q ^

Rio Va.a-Barris, comme jj sujt .

Latitude . .

n° to' 30" s.

Position des Serras d' Itabayanna.

Après cette rivière, viennent celles de Cotandiba , qui débouche a la pointe Miseria , et de Japaratuba, dans le Sud des Serras de Pacatuba, suite de collines terminées au bord de la mer par les areias ou sables de Santa-Isabel. On remarque encore, à environ dix lieues dans l’Ouest de cette dernière embouchure, les Serras d’ Itabayanna (l), groupe de montagnes visible d’assez loin, et accompagné du Morro de Telha et des Serras de Coratmho , au Nord-Est desquelles les terres redeviennent entièrement basses et uniformes.

Le sommet le plus élevé des montagnes à' Itabayanna est

par 10° 47' 10" de latitude Sud, et par 39° 43' 20" de longitude Ouest.

(t) Ou Tutaijanna.

“ La rivière de Cotandiba reçoit plusieurs autres petites Rio Colandiba. » rivières à peu de distance de son embouchure ; mais elle ne » conserve que six à sept pieds d’eau sur sa barre : néanmoins » elle est très- fréquentée par les caboteurs, à cause des pro- » duits considérables du pays environnant, principalement en » sucre, coton, tabac, &c. » {Renseignemens des pratiques?)

Quand on relève cette barre à l’Ouest, on aperçoit le mont A racaju à quelques lieues dans le Nord-Ouest; et dans l’Ouest , le Morro de Telha, déjà nommé. Le premier est remarquable par sa forme aïongée dans le sens de la côte et par une coupure à son extrémité Nord; le second a la forme d’un chapeau de cardinal.

« Le ruisseau de Japaratuba, qui vient après, n’est pas » navigable. » ( Renseignemens des pratiques. )

La côte suivante , entre ce ruisseau et l’embouchure du Rio San-Francisco , est dangereuse dans les vents forcés du Sud- Est, parce que, plus rapprochée de l’Est que les côtes qui précèdent, elle ne laisse aux bâtimens affalés et de médiocres qualités , aucune bordée favorable pour prendre le large. La plage y est plate, et le fond adjacent de sable dur, dans lequel les ancres ne tiennent pas solidement. II convient donc de ne s’en pas trop approcher. A la distance de trois à douze milles de terre, la profondeur est de trente brasses, à l’exception d’un point, à six milles dans le Sud de l’entrée de la rivière, où nous n’avons pas trouvé fond à quarante brasses.

Toute la côte comprise entre les Serras de Pacatuba et les Alagôas , est extrêmement basse, vue de la mer; et sous ce rapport, l’attérage sur le Rio San-Francisco exige des précautions. Les seules montagnes dont on puisse prendre connaissance en approchant sont celles d’Itabayanna et de Pacatuba; mais elles sont assez avancées dans l’intérieur des terres et assez

Précautions à prendre pour atte'rir à l’embouchure du Rio

San-Francisco.

Description de la côte proche

le San-Francisco.

Description de l’embouchure de ce fleuve.

Details

sur

le San-Francisco.

éloignées de l’embouchure de la rivière, pour ne pouvoir être aperçues que de beau temps, quand on gouverne sur le parallèle de cette embouchure.

L’entrée du Rio San-Francisco est bornée au Sud par la pointe Manguinha , pointe basse, unie et couverte de mangliers : elle projette dans l’Est-Sud-Est de très-forts brisans qui s’étendent au moins d’un mille et demi au large. La pointe Nord, encore plus basse, est de sable vif, sans végétation, et la côte suivante vers le Nord est de meme nature : des brisans étendus accompagnent la pointe Nord comme l’autre; le passage est entre ces brisans, et l’on mouille vis-à-vis pour attendre un pilote du lieu, toujours nécessaire pour entrer dans cette rivière.

Selon les pratiques, « l’embouchure du Rio San-Francisco » offre une profondeur de douze à treize pieds , de mer haute ; » le pays environnant est fort peuplé et très-abondant en sucre , » coton, bois de construction, tabac, &c. La ville la plus con- » sidérable du voisinage est celle de Peneclo. »

Le Rio de San-Francisco, dont il s’agit ici, prend sa source proche de Villa-Ricci, à environ quatre-vingts lieues dans le Nord-Nord-Ouest de Rio Janeiro, à-peu-près sur le parallèle d’Espirito-Santo ; c’est un des plus grands fleuves du Rrésil, et il est, dit-on, navigable sur plusieurs parties de son cours , qui s’étend du Sud au Nord, à-peu-près parallèlement à la côte : mais, traversant un pays plat aux approches de son embouchure, il perd sa profondeur et sa rapidité, et il n’est plus praticable que pour de petites embarcations. On ne doit pas confondre cette rivière avec celle du meme nom, qui se jette dans la mer à quelque distance au Nord de File Sainte- Catherine.

A environ deux lieues, dans l’Ouest-Sud-Ouest, de l’embou-

churedu Rio San - Francisco , on voit une petite ouverture sur ie rivage , que les gens du pays nomment Barra nova : c est un déchargeoir de la rivière , pendant le temps des débordemens ; mais on n’y trouve de beau qu’alors, et elle n’est jamais navigable pour aucune embarcation.

La pointe Manguinha est dans la position suivante:

. Latitude . 10° 28' 50" S.

Longitude . 38. 43. 37. o.

A partir de cette pointe, la côte court au Nord 40° Est, Direction de la côte

7 qui s’e'tend

jusque devant Porto-Calvo , petite crique située à trente-quatre au ^ °rd lieues de distance. Le terrain intermédiaire, depuis le Rio cette embouchure- San-Francisco jusqu aux Alagôas , dont nous parlerons plus loin , est bas et sablonneux ; le rivage , bordé de la lisière de roche, ne fait que de très -légères inflexions, dans quelquesunes desquelles on remarque les barres de Rio Cururippe ,

Rio Poxim, Rio Jiguia, Rio S an-Miguel das Alagôas ,

Porto Francez, Porto Jaragua, Rio Sant-Antonio-Mirim , et Rio Cammaragibe , toutes formées dans la bande de récifs du rivage , et toutes accessibles seulement au cabotage.

Mais toutes ces petites embouchures peuvent être approchées par l’extérieur sans danger; devant la barre de Cururippe seulement , on trouve , à environ trois milles de terre , un rocher qu’on nomme Dom- Rodrigo , qui appartient probablement encore à la chaîne de récifs; sur tous les autres points de la côte, on peut s’approcher à deux milles, et l’on y trouvera généralement de onze à quatorze brasses d’eau.

C’est ce rocher de Dom-Rodrigo , et quelques autres dont il est accompagné, dans un très-petit rayon, et qu’on n’aperçoit que de basse mer, que les anciennes cartes nomment Bancs de Sa?$-Francisco : elles exagéraient, comme on le

Barre

du Cururippe .

Rocher

de Dom Rodrigo

Observations sur les vents qui régnent sur cçtte partie de la côte.

Barre de J i gui a.

voit , beaucoup leur étendue ; nous n’avons pas trouvé que celle-ci allât au-delà de trois milles de largeur - et en prolongeant la longueur totale jusqu’à la barre de Jiguia, nous serons probablement au-delà de toutes les réalités. Nos sondes laissent bien peu de doutes à cet égard : toutefois , les pilotes conseillent de ne pas passer au-dessous des quatorze brasses en naviguant sur cette partie de la côte avec un grand batiment; et nous y souscrivons d’autant plus volontiers, qu’il n’y a nul inteiët quelconque à naviguer même par cette profondeur et à cette proximité de cette portion du rivage. On dit que les caboteurs peuvent passer à terre du rocher de Dom-Rodritro •

ce n est pas le seul point où ils pénètrent entre le récif et la côte.

Sur toute cette étendue de côtes, nous avons trouvé que les vents de la mousson du Nord éprouvent des variations journalières, dont la connaissance est utile pour remonter vers le Nord . pendant la nuit , la brise qui vient de terre se fait , il est vrai, assez rarement sentir au large des récifs; mais, aux approches du jour, elle fraîchit en se mêlant aux vents du laige, quelle attire, pour ainsi dire, du côté du Nord, jusque vers midi; passé cette heure, le vent se rapproche de l’Est, de manière à faire un angle d’environ deux rumbs entre celui du matin et celui du soir. Il suit de là qu en réglant les bordées d après ces variétés, on peut se procurer des avantages assez sensibles.

La barre de Jiguia n’est pas toujours navigable pour les caboteurs, et le plus souvent ils mouillent en dehors; mais il y monte assez d’eau, dans les grandes marées, pour en faire sortir des smacks (l) de quatre-vingts tonneaux, que l’abon-

(1) Espèce de bâtimens fort connus au Brésil; par leur mâture et leur grcment, ils ont beaucoup de rapport avec nos brigs-goëlettes,

tïance et la proximité des bois engagent à construire sur les bords de cette rivière.

La côte, sur les cinq lieues de distance qui séparent cette embouchure de celle de San-Miguel das Alagoas , est haute d’environ quatre-vingts pieds, presque horizontale, et terminée à la mer par quelques falaises rougeâtres ; l’intérieur du pays est assez boisé et d’un aspect agréable.

« La barre de San-Miguel das Alagoas [des Lacs], est » l’embouchure d’une petite rivière qui vient du Nord-Ouest » en traversant un lac, et sur les bords de laquelle la petite » ville de Sainte- Anne est bâtie. C’est sous cette ville que les » caboteurs vont prendre des chargemens de sucre , de coton » et des bois de construction que produit le pays environnant; » ceux-ci descendent des hauteurs voisines par des rampes » [ tombadores ], sur lesquelles on les fait glisser jusqu’auprès » de l’embarcadère. » ( Renseignemens des pratiques.) D’une petite distance au large , on voit plusieurs de ces chemins , en prolongeant cette partie de la côte du Brésil.

« La barre de San-Miguel n’admet que de très-petits bâti- » mens : il en est de même de Porto Francez , petit mouillage » situé à environ deux lieues plus au Nord , vis-à-vis le hameau » de Remedios , et au bas de la pointe Massaoeira , qui forme 3) le côté Sud d’une assez grande vallée occupée par la rivière » des Alagoas, et par les deux lacs qui donnent leur nom à » cette rivière. Des brigs de dix pieds de tirant d’eau peuvent » entrer à Porto Francez, qui est le seul point de communica- » tion réellement navigable des lacs avec la mer. » ( Renseignemens des pratiques . ) Les grands caboteurs s’arrêtent dans ce mouillage extérieur, pour recevoir, par les jangadas, les marchandises qui descendent de l’intérieur.

A trois lieues dans le Nord-Est de Porto Francez, est la

Barre

de San-Miguel das Alagoas.

Porto Francez.

Macayo.

Sa position.

1 onta-Verae ( Pointe-Verte) de ùlacciijo , sous laquelle est le port de ce 110m , appelé aussi Porto Jciragua.

Lorsqu’on vient par le Sud , on voit le village de Macayo , sur le penchant des hautes terres qui forment la côte en cet endroit, 1 église en est apparente et reconnaissable , « et les cabo- ” teurs peuvent s approcher jusqu’au pied du village. L’entrée ” clu Port ^t tournée au Sud-Ouest, c’est-à-dire, parallèlement d à la cote , en soi te que les batimens y sont à 1 abri de la mer : » mais le récif qui les en sépare ne les garantit pas des vents du » large; il n’y a contre ces vents, sur cette côte, aucun refuge » pendant la mousson du Sud. Les gens du pays disent qu’on » peut faire de bonne eau dans le mouillage de Jaragua. » Quand on ai rive par le Nord, ce petit port est masqué par la Pointe- Verte , couverte de cocotiers, qui s avance un peu au large, et qui est accompagnée d’un brisant fort animé: mais, de quelque point qu’on vienne, ce village est toujours apparent , et I on ne peut pas manquer de le reconnaître.

Sa latitude est de . ^ g0 39' q" g

Sa longitude est de . 33 4 39 q

La déclinaison de l’aiguille aimantée était de 3° 10' Nord- Ouest, à une lieue à lEst du village, en novembre 1819.

A un mille de toute cette côte, on trouve onze brasses deau, fond de madrépores, et la profondeur va en croissant par degrés, jusqu à cinq ou six lieues au large, où elle est de

vingt-cinq à trente brasses. De beau temps on peut mouiller par-tout.

de Marambaya. Au Nord de Macayo, et loin dans 1 intérieur du pays, on voit les Soi 1 cis clc Jyinvcuïibciyci , montagnes élevées qui peuvent être aperçues de quinze lieues ; elles tranchent bien sur les teu es environnantes , qui sont droites et sans accidens de

ment de sable, est parfois entrecoupé de bouquets de cocotiers et de petites portions de falaises d’une couleur rougeâtre.

Le milieu des montagnes de Marambaya est dans la position Leur position, suivante :

Latitude. .

Longitude

En continuant de prolonger la côte du Sud-Ouest au Nord-

Est, depuis Ponta-Verde , on passe successivement devant les barres de Sant - Antonio - Mirim , de Scmt- Antonio , et de Cammaragibc , « qui n’admettent que les jangadas. » { Ren-

seignemens des pratiques . )

« Il en est à-peu-près de meme de celles de Porto Calvo , » de Porto et Barra Grande , qui viennent ensuite et qui 11e » sont que les dégorgeoirs de petits ruisseaux propres à faci- » liter les transports sur plusieurs points de leur cours, mais » sans aucune profondeur à leur embouchure. » ( Renseignemens des pratiques. )

Après ces criques sans importance, on rencontre le port de

Port

de Tamandare.

Tamandare , qui en a un peu plus : c’est encore une coupure

du récif qui forme ce mouillage, mais elle est plus grande que

la plupart des autres coupures de cette espèce. L’espace et la

profondeur sont assez considérables dans ce port pour qu’il

puisse recevoir des bâtimens d’une certaine grandeur ; les pratiques assurent même que des frégates pourraient y entrer au

nombre de trois ou quatre; ils disent qu’on trouve à Tamandare

de quatre à six brasses d’eau , et que le fort construit sur la

côte défend l’entrée et l’intérieur du mouillage : nous croyons qu’il ne faut pas essayer de s’y présenter sans avoir un pilote du lieu.

Position du fort

de T amaudare.

Ilots

de Sant-Aleixo.

Ce petit port est le meilleur, ou plutôt le seul capable d’offrir quelque abri, depuis Bahia jusqu’à Pernambuco : mais, outre son peu détendue, il est exposé à tous les vents compris entre le Sud et le Nord-Est par l’Est, et les bàtimens n’y sont préservés de la mer que par le récif qui , dans plusieurs endroits , a très-peu de relief au-dessus de l’eau.

La forteresse de Tamandare est placée ainsi qu’il suit :

Latitude . go 43' 24"

Longitude . 37. 25. 15. O.

A environ trois lieues dans le Nord ~ Nord-Est de Porto Tamandare, on trouve les îlots de Sant-Aleixo , situés à l’entrée de la petite rivière de Serenhen ; et un peu avant celle-ci , la barra de Rio Fermoso. « Aucune de ces deux rivières n’est » navigable, si ce n’est pour de faibles bàtimens. » ( Renseignemens des pratiques . )

Les îlots de Sant-Aleixo ne sont, à proprement parler, que des rochers bas et presque entièrement dépouillés de verdure : vus l’un par l’autre, 011 les relève au Nord 60° Ouest; on ne peut passer ni entre eux ni à terre d’eux , et ils sont très-près de la côte. Au Nord-Ouest de ces îlots, et à quelques lieues dans l’intérieur, on remarque une montagne que sa forme a fait nommer Monte da Sella [Montagne de la Selle]; elle peut servir d’indication pour reconnaître cette partie de la côte.

De quelques milles à l’Est des îlots de Sant-Aleixo , on aperçoit distinctement le cap Sant- A gostinho (Saint-Augustin ), qui est à seize milles dans le Nord 18° Est.

Sur la côte intermédiaire, on trouve la pointe de Maracahipe , au-dessus de laquelle est un Hermitage, et successivement les petits hameaux de Gallinhas , de Macaraq et dlpojuca.

Le cap Saint- Augustin est une colline légèrement boisée, Je hauteur médiocre, et qui s’avance en s’abaissant graduellement jusqu’à la mer : ce cap est remarquable par les falaises rougeâtres qui le terminent sur plusieurs points, par son aspect aride, et par l’église qui est bâtie sur son sommet. Un peu dans le INord, mais toujours sur la masse des terres du cap, et un peu plus bas que 1 église, on voit une fortification , qui a sans doute pour objet de protéger quelques mouillages voisins : fun de ces mouillages avait de l’importance, lorsque, pendant les guerres dont cette partie du Brésil a été le théâtre , les Hollandais étant maîtres de Pernambuco , les Portugais se trouvaient forcés de chercher d’autres points de communication avec le pays. Aujourd’hui, les mouillages qui avoisinent le cap Saint-Augustin ne sont fréquentés que par les caboteurs.

Caj>

Saint-Angustin.

Ce cap étant le point datte'rage ordinaire des bàtimens Positio„ destinés pour Pernambuco , dans la mousson du Sud . nous **&&*,. en donnerons ici fa position :

Latitude (du sommet) . g0 41" g

LonSitude . 37. 16. 57. o’.

La déclinaison de l’aiguille aimantée était, proche de lui, de 4“ 30’ Nord-Ouest, en décembre 1819.

A un ou deux milles autour de ce cap, la profondeur est de dix brasses, fond de sable gris et gravier; elle augmente

progressivement vers le large, et, à six milles de distance, elle est de vingt-cinq brasses.

La distance du cap Saint- Antoine de Bahia à la pointe

d’ïtapuan est de 10 milles i ; et la direction moyenne de la côte, l’Est 15° Nord.

La distance de la pointe d’Itapuan à l’entrée du Rio Si¬

lo

bahuma, à-peu-près sur le parallèle du petit mont Massarandupio, est de 47 milles; et la direction de la côte intermédiaire, le Nord 44e Est.

La distance de l’embouchure du Rio Sibahuma à Porto Calvo est de 248 milles; et la direction intermédiaire, le Nord 38° Est.

La distance de Porto Calvo à la pointe Meracahipe est de 44 milles; et la direction moyenne de la côte intermédiaire, le Nord 27° Est.

La distance de la pointe Meracahipe à Pernambuco est de 30 milles; et le gisement de la côte intermédiaire, le Nord 15° Est.

La distance totale entre le cap Saint-Antoine et Pernambuco est donc de 3 76 milles; et la direction moyenne de l’un à l’autre point, environ le Nord-Est \ Nord.

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