‹ Le pilote du BrésilChapitre 7 sur 32 · EL · texte numérisé non relu

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rieure ; et il n’est pas sur le globe de plus beau séjour et d’aspect à-Ia-fois plus imposant et plus agréable.

Les mouillages propres aux grands bâtimens ne s étendent pas beaucoup au Nord du parallèle le plus Nord de la ville; mais toute la baie est navigable pour une multitude de petits bâtimens ou bateaux du pays , qui y font un cabotage fort actif et fort animé.

Le Pain de Sucre, à l’entrée de la baie de Rio-Janeiro, estdu pJ„sijc0gucre, dans la position suivante :

Latitude . 22o 56' 8" S.

Nous observâmes, dans la baie, 3° 40" de déclinaison Nord- Est, au mois de juin 1819.

Le séjour sur la rade de Rio-Janeiro , comme celui que l’on Précautions

' à prendre

fait sur la plupart des rades soumises à une température très- relativement élevée, occasionne, sur la carène des bâtimens, l’adhésion des Mtimens' d’une grande quantité de coquillages et autres productions marines , qui végètent promptement et couvrent bientôt tout le doublage ; ils altèrent la marche , détériorent le cuivre à un degré très-sensible, et il faut s’en débarrasser souvent.

La pèche n’est pas abondante dans cette baie, parce quelle Précautions

^ 1 1 à prendre

est trop pratiquée, et qu’il y a trop de bruit et de mouvement. qu^"spIe"*agru La consommation du poisson qui en provient, n’est peut-être du Poissonpas d’ailleurs sans danger , à cause du grand nombre de bâtimens doublés en cuivre qui fréquentent cet endroit; les coquillages et les huîtres doivent être écartés de la nourriture des équipages.

Les précautions à prendre pour sortir de la rade de Rio- p^JaJdlc°sns Janeiro sont des plus simples et des moins obligatoires; il à suffit , en général , d’attendre la brise de terre et le jusant , et de

LE PILOTE DU BRÉSIL, se laisser, pour ainsi dire, entraîner par eux; encore le jusant n est il pas necessaire, si la Brise a la force quelle acquiert presque tous ïes jours pendant certaines heures.

Pour être plus en appareillage, les bâtimens se portent quelquefois, la veille de leur départ, sur la côte de la baie qui fait face à la ville; ils y trouvent l’avantage de se dégager des embarras de la rade proprement dite, de recevoir plutôt et plus franchement la brise de terre, et de pouvoir en profiter plus matin, mais ce mouvement na rien d oblige, et l’on peut aisément mettre sous voiles de tous les points du mouillage ordinaire.

La route, pour sortir, suit la meme direction que celle qui vient d'être indiquée pour entrer. Passer à trois cents toises dans l’Est de file de Villegagnon , à la meme distance , du même côté, du fort Lage, et ranger la forteresse de Santa-Cruz à portée de voix, en ayant soin, dans ce trajet, de fréquenter

un peu plus la côte de l’Est que l’autre ; telles sont les seules précautions à prendre.

Comme on part généralement le matin , il est probable qu’on jouira, au moins pendant quatre heures, de la brise de terre, et qu’on pourra se porter avec elle en dehors de toutes les îles de 1 entrée de la baie; rendu à ce point, toute bordée est indifférente. Si la brise du large se déclarait avant qu’on fût entièiement sorti de dedans les îles, l’inconvénient n’aurait rien de grave , le passage étant libre entre toutes. Si l’on éprouvait du calme entre les brises , il conviendrait de mouiller , en choisissant une position favorable à l’appareillage avec la première brise prévue.

Après avoir quitté les îles, on prendra la bordée la plus rapprochée de la route qu’on aura à faire.

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