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Et les communes qui ne purent pas aliéner, $s’empressèrent alors de se soumettre à la loi. Ainsi Bourideys, qui touche Saint-Symphorien, contrairement à sa voisine ne püt aliéner presque aucun bien communal, car Ia propriété y étant moins divisée, les particuliers possesseurs y sont de gros propriétaires qui n'avaient pas besoin d'agrandir leurs domaines. Eh bien, Bourideys est aujourd'hui une des plus riches communes de la région, car ses forêts lui rapportent assez pour acquitter, en en exonérant ses habitants, une bonne partie de ses impôts (1).
Le reboisement, nous l'avons dit dans notre première partie, fut général. Dans certaines communes on n'hésita même pas à empiéter sur les autres cultures. À Noaillan, à la limite Nord-Est de la Petite Lande, dont le sol est divisé en forêts, céréales et vines, on à supprimé des céréales et même de la vigne pour les remplacer par des plantations de pins.
En revanche à Sauternes, commune qui touche Noaillan, on a défriché vers 1870, pour agrandir les vignobles. Mais il y a deux raisons à cela :
1° La crainte du phylloxéra que l’on attribuait à l'épuisement du sol et qui fit rechercher des terres
fraîches et fortes.
() de tearitoire de Bourideys se divisait en 1857 de la façon suivante: landes, 2.200 hectares; forêts, 1.500 hectares; cérales, 260 hectares; aujourd'hui on compte: landes, 10 hectares; forèts, 4300 hectares; céréales, 215 hectares. (Archives ‘de la commune de Bourideys).
2 L’excellence du vin de Sauternes à qui la réputation mondiale qui est attachée à sa qualité lui permet de faire réaliser des bénéfices supérieurs encore à celui de la forêt.
Mais c’est un exemple unique.
Voici les chiffres de la commune de Saint-Symphorien dont le sol est fait de grande et de petite Lande: En 1857 on y comptait :