‹ Le pin sylvestre et sa culture en SologneChapitre 5 sur 16 · CONSIDERATIONS GENERALES · texte numérisé non relu

CONSIDERATIONS GENERALES

l'in Sylvcbtic.

plement largement éclairé. Dans les bons sols une lutte s'établit ; les sujets les plus vigoureux surmontent les autres et les dominent. Sur les sols de mauvaise qualité, le massif reste longtemps souffreteux et se développe difficilement — Au fur et à mesure que les jeunes arbres prennent de la force, ils ont besoin d'une quantité plus considérable d'air et de lumière; on y pourvoit par des nettoiements et des éclaircies. On ne saurait commencer trop tôt ces opérations. Souvent le propriétaire hésite et recule ; les produits ne sont pas ou sont à peine utilisables et le travail sera insuffisamment rémunéré. C'est alors un sacrifice nécessaire. Quelques années de négligence ou de retards prépareraient souvent pour l'avenir de grosses déceptions. Les premiers nettoiements effectués, ii conviendra de les répéter, ainsi que les éclaircies, à de fréquents ntervalles: tous les quatre à cinq ans dans les jeunes peuplements en pleine croissance; la forêt y gagnera en régularité, en même temps que leurs produits constitueront une grosse source de revenu. ^ Rien n'est plus dangereux, au contraire, que des éclaircies très-fortes exécutées du jour au lendemaîD sans préparation préalable.

Le Pin, en raison de sa croissance rapide et du faible couvert qu'il donne, est souvent employé dans le but de préparer l'éducation de quelques autres essences plus difficiles ou plus délicates et qui, sur un sol de fertilité douteuse, ont besoin d'être aidées et protégées dans leur croissance. Quelquefois aussi, le mélange est nécessaire au Pin lui-même dans les sols pauvres sur lesquels, à l'état pur, cette essence à couvert léger viendrait à s'éclaircir et cesserait par suite de couvrir et de fertiliser la surface. Le Pin se laisse volontiers associer avec le sapin, l'épicéa, le pin Weymouth^ le mélèze, le chêne, le hêtre, le bouleau et avec toutes les espèces supportant l'ombre. Le mélange avec les feuillus a surtout pour avantage, en dehors des conditions culturales, de rendre moins dangereux les ravages des insectes; de diminuer les chances d'incendie; d'atténuer les dégâts que causent aux résineux le vent, la neige et autres météores»

Lorsque le mélange a lieu uniquement au point de vue du chauffage, c^est généralement le bouleau qu'on préfère. Les éclaircies donnent des produits plus considérables et de plus grande valeur. Dans*les sols convenables, il suffira de- répandre de la graine de bouleau ; ou bien encore on remplira avec des plants de cette essence les vides et les lacunes des jeunes peuplements. Là où le chêne et le hêtre se plaisent en compagnie du Pin, ce dernier ne doit être considéré que comme une essence auxiliaire destinée à améliorer le sol ou à soutenir le massif. Il devra disparaître au fur et à mesure des exploitations. Il est rare; en effet, qu'on se propose dans ces conditions un mélange définitif; tout au plus réservera-t-on quelques rési* neux des mieux venants pour les conduire jusqu'à un âge avancé. Dans les taillis de hêtre surtout, le sol étant suffisamment protégé par un couvert épais et s'améliorant sans cesse, les Pins se soutiennent bien et prennent de fortes dimensions. Pour favoriser la venue de l'essence principale, on réduit constamment la proportion du Pin, en faisant porter sur lui toutes les éclaircies, en l'élaguant ou en l'étêtant au besoin.

Dans la culture ordinaire, on a recours pour la reproduction du Pin soit à l'ensemencement naturel, soit au repeuplement artificiel par semis ou par plantation.

II y a peu à insister sur le procédé naturel. Il a pour premier inoonvénient de mettre le sylviculteur à la merci d'une année de semence et de gêner en raison de cette incertitude la direction et la marche des exploitations; il ne donne en outre que très-rarement de bons résultats. La culture de cette essence à l'état pur exigeant un massif peu serré, le sol est le plus souvent très-gazonné ; l'ensemencement ne réussit alors que très-irrégulièrement, quelquefois même il est complètement nul, et après bien des lenteurs et des pertes de temps il faut avoir recours, partieUement au moins, au repeuplement articifiel. Exceptionnellement, dans quelques terrains purement

granitiques où les 'herbes sont peu tentées de couvrir Je sol. les semis naturels réussissent avec la plus grande régularité. Ci sont de ces circonstances heureuses qui nYchapperont pas au sylviculteur doué d'une connaissance approfondie de la localilt* et dont il devra tenir compte.

Le repeuplement artiticiel a lieu par semis ou par plantalion. Il importe tout d'abord de rechercher lequel des dcn\ pi*océdés est le plus avantageux. C'est une question toujours difiicile et délicate, pour la solution de laquelle les conditions locales aussi bien que la nature du propriétaire constituent l'élément principal. La facilité avec laquelle on obtient, à bon marché, dans les pépinières^ les différentes catégories de pIanL> appropriés à telle nature de cultures; leur reprise assurée, même après un transport à grande distance ; leur plantation rapide et peu onéreuse à l'aide de moyens perfectionnés dus à l'initiative et à l'intelligence des sylviculteurs ont donné, depuis quelques années surtout, une grande sécurité à la plantation qui dans la pratique gagne chaque jour du terrain, [je semis donne des massifs moins réguliers. -— Il peut ôtre trop serré, bien plus souvent trop clair ; on doit alors avoir recou^^ soit à une sélection toujours délicate et onéreuse, soit regarnir les vides par la plantation souvent d'autant plus aléatoire que n'ayant pas compté sur ce complément de culture le sylviculteur n'y est nullement préparé. Il faut semer toutefois lorsqu'on a à reboiser sans délai de vastes espaces de terrain et que des raisons impérieuses exigent une économie d'argent; ou bien s'il n'est possible d'avoir que des plants mauvais, défectueux ou en quantité insuffisante. Tels terrains, par leur composition géologique ou par toute autre circonstance, sont aussi manifestement plus favorables au semis qu'à la plantation. Ce sont autant de cas spéciaux qui tiennent à des conditions purement locales.

En thèse générale, dans les sols siliceux ou argilo-siliceux (^ui constituent le terrain de prédilection du Pin sylvestre, une culture profonde est absolument indispensable. Par ellcj les organes nourriciers dt^la jeune plante se trouvent en contact direct avec

les parties les meilleures et les plus substantielles que le défoDcement ramène à la surface, le développement de la racine se trouve ainsi favorisé ; en même temps, la tranche superficielle profondément remuée accumule et conserve une plus forte dose d'humidité, c'est le meilleur préservatif contre la sécheresse. Sur ces sols, et avec cette culture, de jeunes Pins, même faibles et peu développés, résistent aisément à des chaleurs intenses et prolongées. Dans les terrains superficiellement fouillés, la tranche perméable du sol est au contraire insuffisante pour absorber la quantité d'eau nécessaire à la plante et s'opposer à une brusque évaporation. Enfin, une culture profonde purge et nettoie le sol et rend beaucoup moins redoutables les dégâts des insectes et Tenvahissement des plantes parasites. Dans les sols purement argileux et compacts, humides, tourbeux ou marécageux, exposés aux gelées, une culture superficielle est souvent suffisante ; elle est en tout cas soumise à des considérations toutes locales.

Pour la culture profonde, l'instrument le meilleur et le plus économique est la charrue, toutes les fois que son emploi est possible. Elle donne la meilleure préparation du sol et celle qui oftre le plus de chances de réussite. Elle permet aussi d'entre^ prendre des repeuplements étendus là où la population est peu dense et les bras insuffisants. Le labourage peut se faire en tout temps, à Pexception de la période des très-grands froids. H est préférable toutefois de choisir un temps légèrement humide; une sécheresse trop prolongée rend souvent, sur certains sols, le travail difficile. On donnera, suivant les sols, une première culture pendant Thiver, puis, préalablement au semis ou à la plantation, ou ameublira à Taide de la herse ou du rouleau.

Lorsque par des raisons d'économie, ou pour tout autre motif, une culture en plein semble impossible, il suffit de labourer par bandes ou sillons ; c'est dans beaucoup de localités un excellent procédé. Les bandes tracées parallèlement les unes aux autres sont plus ou moins espacées suivant les circonstances locales. En général, elles recevront une largeur égale à la moitié de

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Tespace laissé inculte; mais cette disposition n'a rien d'absolu et» sur les terrains fortement envahis par Therbe et la bruyère^ il est souvent nécessaire de donner une plus grande largeur pour dégager autant que possible les jeunes peuplements. Sur un tierrain net et bien propre, il n*y a aucun inconvonieni à \vs rapprocher davantage, c Bon sol, bandes lâirgcs; mauvais terrain, bandes étroites. »

En plaine, et toutes les fois que la situation le permettra, on les orientera de Test à Touest, afin tle garantir les jeunes peuplements contre le souffle des vents du nord ou de les préserver des ardeurs du soleil. En montagne, le tracé est soumis à des considérations spéciales.

Là où on ne peut se servir de^'la charrue, on cultive le sol à la houe par bandes ou par places ; on adopte pour les bandes à la houe la même disposition que pour la culture à la charrue. On donne aux places 80 à 60 centimètres de côté avec un espacement plus ou moins considérable. En général, on préfère les bandes aux places,.le massif à venir est plus régulier. Au point de vue de la main-d'œuvre, il est évident qu'une bande exige la culture d'une surface plus étendue que celle nécessitée par une ligne de places de même largeur; mais il ne serait pas juste d'en conclure que les frais de préparation sont en proportion de la surface cultivée. Le prix de revient est à peu pr»^ le même à l'hectare en raison de la perte de temps qui sMmpose à l'ouvrier dans le passage d'une place à une autre. Dans la forêt d'Orléans, dont de vastes surfaces complètement ruinées sont) pour la nature et les exigences du sol, dans des conditions analogues à la partie de la Sologne qui l'avoisine, H. l'inspecteur Joubaire a inauguré avec un plein succès de réussite et de bon marché la préparation du sol à la bêche circulaire. Cet instrument est en fer, il a la forme d'un cône creux retourné et tronqué. Son diamètre inférieur mesure généralement de 5 à IS centimètres. Le diamètre supérieur a quel* ques lignes de plus, la hauteur du fer est un peu plus grandu que le diamètre et proportionnée à la nature du sol. il est pour v u d'un manche auquel lient uut^ poiiinét de bois. On enlève iui

le mérne point deux mottes ou bouchons cylindro-coniques qui laissent une cavité de forme ovale de 25 à 30 centimètres de profondeur. L'ouvrier coupe chacune de ces deux mottes dans un sens perpendiculaire à la longueur, à peu de distance de la surface, de ms^iière à détacher la partie fortement gazonnée, et remplit le trou avec le reste de cette terre bien ameublie, en ayant soin, s'il s'agit d'un semis, de placer les racines et les gazons à la partie inférieure ; s'il s'agit d'une plantation, au contraire, de remplir le fond du trou avec la meilleure terre pour mettre immédiatement les racinçs de la jeune plante en contact avec les éléments nutritifs, et de disposer sur l'orifice du trou les racines et les gazons. Ce pro* cédé, simple, expéditif et peu coûteux, fait le plus grand honneur à M. l'inspecteur Joubaîre. Le prix du semis ne dépasse pas 19 fr. l'hectare et celui de la plantation est, en moyenne, de 40 francs.

En règle générale et en dehors des cas spéciaux, il est souvent avantageux de se servir des outils le plus généralement employés dans la localité. Ils sont, par la tradition d'une lon« gue expérience, surtout appropriés au sol et l'ouvrier est habitué à leur maniement, ce qui constitue souvent une importante éco« nomie de temps.

Dans les terrains fortement encombrés de bruyères et d'ac< crues, la culture par bandes ou par places n'est pas très-recommandable. Les vers blancs font souvent aussi beaucoup de mal aux jeunes peuplements dans ces conditions.

lll* ^ De la tiraille et de sa prépai^atlouè

La réussite de tout travail de culture dépend en premier lieu de la graine. — De la floraison du Pin à la maturation il s'écoule dix-huit mois; on peut prévoir les années de semences et prendre en conséquence les dispositions qu'elles réclament. — La inraine est mûre en octobre ; elle est contenue dans des cônes ([ue tout sylviculteur connait^ Vers le mois d'avril, les écailles

formant le cône s'entr'ouvrent naturellement, sous l'influence des premiers rayons de soleil, et Tamande s^échappe. Elle est munie d*un appendice en forme d'aile qui la transporte souvent au loin. Il faut cueillir sur Tarbre, avant la dissémination, les cônes destinés à alimenter la culture artificielle. Le Pin donne chaque année au moins quelques graines; les années de semence complète ne se présentent, sous nos climats, que tous les cinq à six ans, mais sans aucune régularité apparente.

Les bonnes années de semence donnent tout à la fois la plus grande quantité de cônes et le^ gi*aines de meilleure qualité. La graine récoltée sur un arbre d'âge moyen, sain, pas trop serré, croissant sur un bon sol, est préférable à celle qui provient d'un massif âgé, mal dirigé, ou d'un peuplement assb sur un sol médiocre ou mauvais.

Les cônes cueillis sur l'arbre ont besoin d'être soumis à un traitement spécial dans le but d'extraire la graine qu'ils contiennent. Imitant en cela ce qui se passe dans la nature, on a recours à la chaleur, qu'elle soit directement fournie par le soleiV ou qu'elle provienne d'une source artificielle. Le premier de ces agents est de beaucoup préférable; il est surtout utilisé dans la petite culture ou lorsqu'il s'agit d'avoir des graines spécialement pour le service des pépinières. Outre que la germination est sûre, les jeunes plants qui en proviennent sont de beaucoup plus vigoureux ; — mais il est lent et laisse un déchet considérable. Il consiste à placer, à une exposition aussi chaude que possible, le long d'une muraille blanchie à la chaux, à Taspect du midi, des claies en bois ou en fil de fer. Sur ces claies sont étendus les cônes, on les remue fréquemment ; la graine s'échappe et tombe dans des caisses disposées à cet efiet. Plus simplement encore on dépose les cônes au soleil sur une aire bien sèche ou sur des toiles.

Le procédé artificiel consistée établir des claies qu'on charge de cônes dans des chambres fermées, sortes de vastes fours, dans lesquelles règne une haute température qu'on maintient jusqu'à ce que les écailles s'entr'ouvrent ; l'opération doit être conduite de telle sorte qu'avec une dose de chaleur donnée on

DE LA GHAINE et DE SA PRÉPARATION 21

aisse extraire la plus grande quantité de graines de la meiliure qualité. En théorie, il est évident que c'est surtout plus à L qualité qu*à un fort rendement qu'on doit tendre ; ce n*est Bpendant pas toujours ce qui se produit dans la pratique et à qualité est quelquefois sacrifiée à la quantité. C'est toujours ine opération délicate et difficile : aussi les sécheries sont-elles ou vent sous la direction immédiate du service forestier. .— Les crémières sécheries paraissent avoir été installées et avoir foncionné régulièrement dans le Hanovre en 1699 ou 1700. — En lehors des sécheries deTÉtat, des établissements privés livrent chaque année au commerce de très-grands approvisionnements. — Les plus mauvaises grainos sont produites par les petits propriétaires,, qui chauffent purement et simplement les cônes dans le four que possède chaque habitation pour les usages domestiques. '

La ^aine est munie d'une aile; il est presque indispensable de Tenlever ; — le semis se fait plus régulièrement, le recouvrement est plus facile, on a moins à craindre les dégâts des oiseaux. On emplit à moitié des sacs de laine, on les dispose sur une aire et on les bat au fléau. Dans les grandes préparations, il faut un moyen plus expéditif : la graiôe est étendue sur un dallage et humectée légèrement ; il se produit un commencement de fermentation ; on la bat alors avec un fléau de cuir. Employé avec soin, ce procédé a peu d'inconvénients; mais il arrive parfois qu'op laisse se produire une certaine fermentation pour obtenir que les ailes se détachent d'elles-mêmes sans travail et la qualité de la graine est souvent altérée.

II nous a paru utile d'entrer dans ces détails pour faire ressortir combien, en raison de la série de manipulations qu'elle subit, la graine du commerce, préparée en grand et sans précautions suffisantes, peut souvent devenir mauvaise ; et quelle importance il y a, pour assurer la sécurité du semis, à ne l'accepter qu'après un contrôle sérieux. En outre, de même que pour toutes les semences forestières, la graine de Pin voit sa force germinatrice décroître rapidement si on la garde quelque temps. Autant que possible on doit toujours employer les

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graines de Tannée, elles réclament une dose moins considérable et moins, soutenue de chaleur et d'humidité^ce qui, dans certains cas, est d'un incontestable avantage; elles germent plus promptement, plus régulièrement et donnent des plants plus vigoureux.

La récolte d'un an de date germe dans une moins grande proportion; les plants qui en proviennent sont bien plus faibles. Avec celle de deui ans le déficit est bien plus accentué encore: il faut s'abstenir d'employer la semence de trois ans de date et plus. Quelquefois aussi les cônes ont été récoltés avant d'être^ mûrs et leurs produits sont infertiles. Par tous ces motifs il es^i indispensable de n'employer aucune graine, quelle qu'elle soit, si elle n'a été sérieusement éprouvée et si on n'a au préalable déterminé sa valeur au point de vue de la germination. Suivant qu'elle est plus ou moins défectueuse, les conditions d'un semis, même du semis le plus soigneusement fait, peuvent se trouver considérablement modifiées. Si le peuplement lève trop serré, les jeunes plants s'étouffent et s'alfament sur un terrain qui. presque toujours, est d'assez mauvaise qualité. S'il est trop clair, la bruyère, les herbes l'envahissent et bientôt le deminent. Quelquefois encore, la réussite est nulle. Une non-réussite complète ou une réussite seulement partielle est toujours désastreuse. Elle constitue une perte directe de temps et d'argent, et oblige à de nouvelles cultures toujours onéreuses. Mais au point de vue moral, un insuccès, quel qu'il soit, a des conséquences bien plus graves et bien plus fâcheuses encore lorsqu'il s'agit d'un travail entrepris par des propriétaires particuliers tenuS; par suite de notre organisation forestière ellemême, dans un oubli complet de tout ce qui touche la sylviculture, par cela même prompts au découragement et toujours prêts à transformer en une cause d'impossibilité absolue un insuccès accidentel dont la raison matérielle et entièrement fortuite leur échappe. Après les désastres de l'hiver 1870-8(K d'un commun accord tous semblaient avoir renoncé au Pin maritime dont le défaut d'acclimatation était incontestable, pour y substituer le Pin sylvestre qui offrait comme vigueur et

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