DE LA GRAINE BT DE SA PRÉPARATIOÎT
comme résistance toute sécurité et toute garantie. Il est arrivé que cette première année, les plants ont généralement manqué et que les graines employées, sans les précautions suffisantes, n'ont donné qu'un résultat absolument négatif, si bien qu'aujourd'hui de nombreux propriétaires, découragés par cet insuccès, reviennent à l'essence proscrite, provoquant ainsi de nouveaux désastres ; ou se lancent dans des cultures incertaines et peu sûres qui font que la reconstitution de cette région devient de nouveau très-alëatoire.
Pouc que l'épreuve soit concluante, il faut que la graine soit placée dans un milieu autant que possible analogue à celui dans lequel elle doit être semée. L'air en abondance, une certaine dose de chaleur et Une humidité modérée sont les agents indispensables qu'on doit retrouver partout. L'air sera dispensé en aussi grande quantité que possible, l'humidité doit être constante sans toutefois que la graine baigne en quelque sorte dans l'eau ; enfin une chaleur uniforme.de li'^k IS^" semble être celle qui convient le mieux à la germination. Une vieille graine qui lèvera passablement encore à cette température donnera un résultat tout à fait nul à un moindre degré de chaleur.
La durée de la germination du Pin est de deux à trois semaines; passé cette période, non-seulement la proportion des réussites diminue considérablement, mais aussi l'énergie vitale est beaucoup moindre ; les germes sont plus faibles, ils souffrent visiblement, quelques-uns même sont déjà atteints de décomposition.
On peut se rendre compte, à première vue, d'une façon suffisamment exacte, de la valeur d'une graine par la couleur, le poids, l'aspect de l'amande écrasée; mais il faut déjà une grande habitude pour tirer de ces indices une conclusion suffisante, et il est préférable de recourir à la preuve directe.
Sans vouloir entrer dans le détail des appareils nombreux et compliqués en usage dans les grandes exploitations, nous indiquerons sommairement les procédés les plus pratiques, et qui sont à la portée de tout le monde.
i4 LE PIN SYLVESTRE
On prend une bande de flanelle blanche et neuve, on Thumecte légèrement ; dans une des extrémités sont enveloppées et disposées d'une manière convenable, des graines en nombre préalablement déterminé ; le tout est déposé sur une assiette flottant dans un vase rempli d'eau, de telle sorte que l^extrémité libre de la flanelle débordant Tassiette et plongeant dans Peau, entretienne une humidité constante. On maintient une chaleur tempérée. Après quatre ou cinq jours, on visite soigneusement les graines ; celles qui commencent à germer sont enlevées au fur et à mesure et notées comme bonnes. Si la germination se fait promptement et uniformément, c'est une preuve certaine que la graine est de bonne qualité. Une germi* nation tardive et irrégulière démontre que Ton est en présence de vieilles semences. Après quinze à vingt jours, l'épreuve peut être considérée comme terminée.
On remplit, avec les précautions ordinaires, de bonne terre, passée au crible, et bien meuble, un pot à fleurs, non vernissé, et de grandeur moyenne. — Des graines y sont semées en nombre préalablement déterminé et enterrées à 6 à 8 millimètres. Ce pot repose dans une coupe contenant de l'eau en quantité suffisante pour que la couche supérieure soit constamment humide. Quelquefois plus simplement encore ce vase est rempli de pierrailles ou de gros sable recouverts d'une légère couche de terre sur laquelle sont déposées les graines. On les enterre faiblement et on entretient une humidité convenable à l'aide d'une couche de mousse imbibée d'eau.
On creuse en forme de coupe une brique de tourbe. Les graines sont déposées dans le creux et recouvertes dépoussière de tourbe; le tout est placé dans un vase rempli d'eau de telle sorte que la partie inférieure baigne constamment.
Le procédé suivant se recommande encore : il consiste à remplir une boite à cigares, aux deux tiers environ, avec de la sciure de bois. Au fond de cette caisse sont ménagés deux trous dans lesquels passe une mèche de lampe en coton disposée de telle sorte qu'un des bouts soit en contact avec la sciure tandis que l'autre plonge dans un vase rempli d'eau.