‹ Le pin sylvestre et sa culture en SologneChapitre 7 sur 16 · SEMIS · texte numérisé non relu

SEMIS

Les graines en nombre' déterminé sont déposées sur la sciure légèrement pressée et humide, recouvertes très-faiblement de telle sorte qu'elles cessent seulement d'être apparentes; la caisse est ensuite exposée à une chaleur modérée. Si la couche superficielle tenait à se dessécher, et à former une sorte de croûte, on Thumecterait légèrement.

Lorsque, sur 100 graines, 70 au moins ont levé, l'ensemble de Tapprovisionnement peut être considéré comme bon. Il est moyen ou passable si la proportion de réussite est de la moitié ou des deux tiers seulement. Dans une terre de jardin^ de bonne qualité et bien préparée, il lève environ 50 p. 100 des graines. Le semis en forêt donne toujours une proportion plus faible, car, en dehors de la préparation moins parfaite et delà richesse moins grande du sol, il faut en pfus tenir compte de l'influence des agents atmosphériques; aussi est-il difilcile, si on n'a fait des expériences préalables, dé juger sur un seul semis de la valeur d'une graine. En outre, les vieilles graines lèvent irrégulièrement, quelquefois même, lorsqu'elles ne rencontrent pas des conditions favorables, elles restent toute une année en terre. Le même fait peut aussi se produire, même pour les meilleures semences, dans les années très-sèches notamment. Aussi, comme règle générale, et pour ne pas être porté à compléter inconsidérément un semis qui, dès le début, pourrait paraître quelque peu clair, on admet en pratique que le semis de Pin va toujours s'améliorant; de telle sorte que, pour la première année, on ne doit pas trop se préoccuper d'un semblant d'insuccès partiel.

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