‹ Le pirate du St. Laurent [microforme]Chapitre 3 sur 30 · LX · texte numérisé non relu

LX

Oui, c'était Charles.

Notre brave jeune homme n'avait pas été grièvement blessé. À son évanouissement, il devait la vie ; car un lambeau de toile étant tombé sur son corps, peu après sa chute, et l'ayant recouvert, les forbans n'avaient plus pris attention à lui.

En recouvrant la connaissance il se sentit très faible, mais, à mesure que ses forces revenaient, sa mémoire se faisait jour.

Il se traîna à sa cabine, où par bonheur il trouva quelques provisions négligées par les bandits.

Il mangea modérément et retourna se coucher sur le couronnement.

Deux jours après, un bateau-pilote le recueillait et le transportait à Halifax.

Il écrivit aussitôt à son père.

La perte successive de plusieurs bâtiments avait ruiné celui-ci, qui répondit qu’il partait pour les Grandes-Indes afin d'y tenter fortune.

Désormais Charles était sans ressources. Mais il était plein de force et d'énergie. L'adversité le trouva inébranlable.

S'étant rendu à Québec, il y entreprit un petit commerce et se maria avec une Canadienne.

, Elle était belle et aimante. Durant quelques années, Charles jouit d’une félicité sans nuages.

Par malheur, le sort acharné à sa poursuite, lui ménageait un dernier coup.

Sa femme le rendit père et mourut dans les douleurs de l’enfantement.

C’en était trop!

Charles ne put survivre à son affiction. Bientôtilsuivait son épouse au tombeau et laissait sur cette terre de souffrance, une orpheline, nommée Angèle.

Angèle avait sur l'épaule gauche une tache de rousseur, ayant la forme d’un papillon.

FIN DU PROLOGUX,

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