CONCLUSION
Notre premier soin doit être d'expliquer au lecteur ce qui porta Edouard Templemore à croire que Francisco, qu'il avait d'abord regardé comme un rival, était son frère, et par
quelle espèce de miracle on vient de voir le pirate Caïn reparaître sur la scène.
Suivant les ordres qu'il avait reçus, Edouard s'était rendu à bord du Vengeur; et pendant que ses marins transportaient le butin qui s'y trouvait à bord de Y Entreprise* il était entré dans !a cabine, et y voyant un livre placé sur une caisse, il l'avait ouvert, et avait vu que c'était une Bible.
Surpris de trouver un pareil livre à bord d'un bâtiment pirate, il l'avait emporté avec lui en retournant sur son schooner, l'avait montré à Clara, et elle lui avait dit sur-le-champ qu'il appartenait à Francisco. Un examen attentif lui fit découvrir que le feuillet blanc qui précédait le titre avait été collé à la reliure, et qu'il paraissait y avoir quelque chose d'écrit sur le recto. La curiosité le porta à mouiller ce feuillet, et quand il fut bien saturé d'eau, il réussit à le décoller, et, à sa grande surprise, il y lut le nom de Cécilia Templemore, — de sa propre mère. Il connaissait l'histoire de sa famille; il savait qu'il avait été sauvé à bord d'un bâtiment naufragé, et qu'on supposait que sa mère et son frère avaient péri sur une bar-
que; on peut donc aisément se figurer combien il désirait savoir comment cette Bible se trouvait entre les mains de Francisco. Il n'osait croire que ce jeune homme fût son frère, il frémissait à l'idée d'être uni par des liens si proches à un homme qu'il regardait encore comme un pirate; il n'y voyait pourtant rien d'impossible, et il était empressé de s'en assurer afin de mettre tout en œuvre pour le sauver, si ce qui paraissait être assez probable se trouvait être vrai.
Quoiqu'il eût dessein de rester encore quelques jours aux Caïques, cette circonstance, jointe aux instances de Clara, le détermina à accélérer son départ , et, dans la même soirée, il mit le feu au Vengeur, et fit voile pour Port- Royal.
Il arriva heureusement, comme nous l'avons dit, le jour même de la mise en jugement des pirates, et dès qu'il eut vu le signal télégraphique que l'amiral avait ordonné qu'on lui transmît, il fil mettre sa chaloupe en mer, emmena Clara avec lui , dans le cas où sa déposition pourrait être utile à Francisco, et arriva avec elle à la cour de l'amirauté à l'instant où Hawk-
hurst commençait à parler. Dès que Francisco lui eut dit que la Bible qu'il avait trouvée avait appartenu à sa mère, il ne lui était plus resté aucun doute qu'il ne fut son frère.
Dans notre avant- dernier chapitre, nous avons vu que Caïn avait été blessé d'un coup de mousquet par Hawkhurst tandis qu'il cherchait à gagner la terre à la nage, et qu'il avait disparu sous les ondes. La lutte entre Francisco et Hawkhurst et leur arrestation par Edouard Templemore avaient eu lieu de l'autre côté de la chaîne de petits rochers qui séparait les deux criques, et ayant vu Caïn disparaître sous l'eau, ils en avaient conclu tous deux qu'il avait été tué. Il n'en était pourtant rien. Le capitaine des pirates était revenu à la surface, et sentant que ses pieds touchaient la terre , il s'était traîné jusqu'à une caverne dans laquelle la mer entrait, mais dont le fond, s'élevant graduellement, était toujours à sec. Il parvint à arriver jusqu'à cet endroit, et s'étendit à terre, comptant bien y mourir.
Mais il se trouvait dans cette caverne une des barques du Vengeur, qui ne contenait que deux pirates mortellement blessés, et les quatre
Kroumans. Ceux-ci s'y étaient réfugiés dans l'intention de ne prendre aucune part au combat qui pourrait avoir lieu entre les Anglais et les pirates, et à chercher pendant la nuit à s'échapper sur la barque, qu'ils avaient tirée dans la partie de la caverne qui était à sec.
Pompée reconnut Caïn dès qu'il arriva, il banda sa blessure, et l'effusion du sang s'étant arrêtée, le capitaine des pirates éprouva quelque soulagement, et reprit peu à peu quelque force. Les deux pirates moururent quelques heures après.
Les marins anglais avaient fait des recherches dans toutes les parties de l'île, mais ils avaient cru inutile de visiter les cavernes dans lesquelles la mer entrait; Caïn et les Kroumans n'avaient donc pas été découverts, quand on emmena à bord du Cornus, dans la soirée, les pirates qui avaient été faits prisonniers.
Dès que la nuit fut arrivée, Caïn fit part de ses intentions aux Kroumans. Ceux-ci, qui ne l'aimaient pas, l'auraient probablement abandonné à son sort, mais ils sentirent qu'ils avaient besoin de son secours pour savoir comment gagner quelque autre île; ils le portèrent
donc sur les écoutes de pompe, remirent la barque à flot, et sortirent de la caverne.
Caïn avait alors recouvré quelques forces, et sachant qu'ils étaient dans des parages fréquentés par de petits bâtiments de commerce, il fit sentir aux Kroumans que si l'on pouvait supposer qu'ils eussent été à bord d'un bâtiment pirate, ils seraient inévitablement condamnés à mort, sans avoir été coupables, et les engagea à se faire passer pour l'équipage d'un petit bâtiment côtier, qui avait fait naufrage. A l'aide de Pompée, il se coupa la barbe aussi près de la peau qu'il fut possible, et chercha à donner à son costume un caractère plus européen. Ils n'avaient ni eau ni provisions, et ils étaient exposés à un soleil ardent. Heureusement pour eux, et plus heureusement encore pour Francisco, ils rencontrèrent le second jour un petit brick américain allant à Antigoa.
Caïn raconta ses désastres supposés au maître de ce bâtiment, qui y ajouta foi; mais il ne parla pas de sa blessure, el comme il la négligea complètement, elle aurait certainement causé sa mort quelques jours après son appari-
tion devant la cour de l'Amirauté, si Hawkhurst n'en eût accéléré le moment.
Mais il éprouvait alors une indifférence totale pour la vie; il n'avait d'autre désir que de sauver Francisco, et il fut enchanté de trouver un petit schooner qui faisait le commerce entre les îles, et qui se rendait, à Port-Royal. Il y retint son passage et celui des quatre Kroumans, car il avait en poche une bourse assez bien garnie. Il arriva trois jours avant la mise en jugement des pirates, et pendant tout ce temps il se tint soigneusement caché.
Il est peut-être à propos d'ajouter ici que le motif de Gain pour désirer que le paquet qu'il avait remis à Francisco ne fût pas ouvert en public, était qu'il s'y trouvait une pièce contenant les renseignements nécessaires pour trouver ies trésors qu'il avait cachés, ce qu'il ne voulait faire connaître qu'à Francisco seul.
Nous laisserons au lecteur le soin de se figurer ce qui se passa entre Francisco et Edouard, quand ils furent bien assurés qu'ils étaient frères, et nous rapporterons ce qui était contenu dans le paquet, qui fut ouvert par les deux frères jumeaux en présence de Clara seulement. La
relation qui s'y trouvait était fort longue, mais nous nous bornerons à en donner un court extrait.
Il y était dit que Caïn, dont le nom était Charles Osborne , était parti de Bilboa sur un beau schooner pour se procurer une cargaison d'esclaves sur la côte de l'Afrique. ïl n'était en mer que depuis vingt-quatre heures quand quelques hommes de son équipage aperçurent à environ un mille une barque dans laquelle on ne voyait personne. La mer était tranquille, il faisait peu de vent, et le schooner marchait fort lentement. Quand on en fut plus près, on mit un esquif en mer pour aller l'examiner.
L'esquif revint bientôt, ramenant la barque en toue. On trouva au fond plusieurs hommes étendus, presque morts d'inanition et n'étant plus que des squelettes; et sur les écoutes de poupe une négresse tenant un enfant sur ses genoux , et une jeune femme européenne, tous dans le dernier état d'épuisement.
Osborne était déjà un homme de mœurs dépravées et sans aucun principe, mais il n'était encore ni scélérat endurci, ni meurtrier, comme il le devint ensuite. Il les prit tous à bord, et
leur lit donner tous les secours nécessaires , niais il était trop tard. Tous les hommes moururent avant la fin du second jour. Cécilia Templemore, et l'enfant, qu'on avait cru mort dans le premier moment, revinrent à la vie, mais la négresse, doublement épuisée, tant par le défaut d'aliment, que par la nourriture qu'elle avait donnée à l'enfant tant qu'elle l'avait pu, mourut pendant qu'on la transportait de la barque sur le schooner. Une chèvre qui était heureusement à bord, remplaça la nourrice, et avant qu'on fût arrivé sur la côte d'Afrique, l'enfant avait recouvré sa santé et ses forces, et sa mère toute sa beauté.
Osborne avait des passions ardentes , et Cécilia Templemore devint sa victime ; cependant en arrivant, avec sa cargaison de chair humaine, sur la côte du Brésil, il mit fin aux reproches qu'elle ne cessait de lui faire , par un faux mariage. Mais ce fut un bien faible adoucissement à ses souffrances. — Elle qui avait été élevée avec le plus grand soin, — qui avait vécu dans le luxe, — elle se voyait jetée hors de la société de ceux avec lesquels la vie aurait pu avoir encore quelques charmes pour elle;
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— elle ne pouvait espérer de les revoir. — Elle était condamnée à passer le reste de son existence avec des êtres qu'elle méprisait et qu'elle redoutait; — elle versait des larmes la nuit et le jour, elle trouva bientôt une nouvelle source de douleur dans la manière brutale dont Osborne la traitait, quoiqu'il l'aimât véritablement. Son fils était sa seule consolation; sans lui, sans la crainte de le laisser exposé à l'influence pernicieuse de ceux qui l'entouraient, elle aurait appelé la mort à son secours, mais elle désirait vivre pour lui ; ce fut pour lui qu'elle conjura cent fois Osborne de changer de vie, et ce (ut pour lui qu'elle supporta avec patience et douceur les reproches, les injures et même les coups. Enfin, Osborne changea de vie en effet, mais ce fut pour en embrasser une encore plus criminelle; il devint pirate, prit le nom de Caïn, et continua à emmener partout avec lui Cécilia et le jeune Francis, qu'il avait nommé Francisco.
Cet événement mit le comble au malheur de Cécilia ; on la vit dépérir de jour en joui-, et le chagrin n'aurait pas tardé à causer sa mort, si elle n'eût été hâtée par la cruauté de Caïn. Un
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jour qu'elle lui représentait les suites inévitables qu'auraient pour lui ses crimes tant dans ce monde que dans l'autre, il s'abandonna à sa fureur, et lui porta un coup si violent qu'elle y succomba. Elle expira en priant Dieu que son fils ne suivît jamais cette horrible carrière ; et quand Caïn , alors repentant , lui en fit la promesse, elle le bénit aussi avant de mourir.
Telle était en substance la relation écrite par Caïn , en ce qui concernait la malheureuse mère de ces deux jeunes gens. Lorsque la lecture en fut terminée, ils restèrent plongés dans un triste silence , se tenant par la main. Edouard le rompit pourtant bientôt en faisant à son frère des questions innombrables sur tout ce dont il pourrait se souvenir de leur pauvre mère. Francisco lui raconta ensuite toute l'histoire de sa vie.
— Mais ce trésor, Edouard? dit Francisco; jamais je ne pourrai me résoudre à en prendre possession.
— Et vous ne le devez pas, répondit Edouard ; il appartient aux équipages qui ont fait la prise; vous n'en toucherez pas un penny, soyez
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tranquille; mais j'espère que j'en aurai ma bonne part. Cependant gardez la pièce qui contient les renseignements nécessaires pour le trouver, puisqu'elle vous a été adressée.
L'amiral avait été informé de tous les détails du procès fait aux pirates, et il envoya un message à Edouard pour l'inviter à venir le voir avec son frère aussitôt qu'il le pourrait, et à lui amener la fille du gouverneur de Porto- Rico , qu'il devait considérer comme étant sous sa protection spéciale, tant qu'elle resterait à Port-Royal. Clara accepta cette offre avec joie, et le lendemain du jugement ils se rendirent tous trois chez l'amiral. Edouard lui présenta son frère et Clara, et l'amiral la fit conduire dans l'appartement qu'il lui avait fait préparer.
— Templemore, dit l'amiral à Edouard , je crois qu'il faut que je vous envoie à Porto-Rico pour assurer le gouverneur que sa fille est en sûreté.
— Je préférerais , monsieur, que vous y envoyassiez un autre officier, et pendant ce temps j'assurerais ici son bonheur.
— Quoi! en l'épousant! Sur ma foi, vous
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n'avez pas une mince opinion de vous-même ! — Attendez du moins que vous soyez capitaine, monsieur.
— J'espère, monsieur, que je n'aurai pas à attendre bien long-temps, répondit Edouard, les yeux baissés, mais en souriant.
— Mais à propos, reprit l'amiral , ne m'avezvous pas dit quelque cbose d'un trésor caché dans les Caïques?
— Oui, monsieur, mais mon frère seul en a connaissance.
— Il faut en prendre possession. — Je crois que je vous en chargerai, Edouard; — monsieur Francisco, il faudra que vous accompagniez votre frère.
— Avec grand plaisir, monsieur, répondit Francisco en riant; mais je crois que j'attendrai qu'Edouard soit capitaine. J'ai grande envie de ne remettre la pièce qui contient tous les renseignements nécessaires que le jour de son mariage.
— Sur ma parole, Templemore , dit le capitaine Manly, je voudrais que vous eussiez déjà votre brevet de capitaine; voyez que de choses
on dépendent ! le bonheur d'une jeune personne, — ma part de prise, — le huitième de l'amiral. — Réellement, amiral , c'est à considérer, d'autant plus qu'il le mérite.
— Je pense comme vous, Manly, dit l'amiral ; et pour vous prouver que ce n'est pas seulement de ce moment que je le pense, voici M. Ilardley qui m'apporte certain brevet au^ quel il ne faut plus qu'une bagatelle pour qu'il n'y manque rien.
— Votre signature, je suppose, amiral , dit le capitaine Manly en prenant une plume et la lui présentant.
— Précisément, répondit l'amiral, en signant le brevet; et maintenant la bagatelle n'y manque plus. — Capitaine Templemore recevez mes félicitations.
Edouard s'inclina pour le remercier et ses joues animées annoncèrent sa satisfaction.
— Je ne puis donner de brevets , amiral , dit Francisco en lui présentant un papier, mais je puis vous remettre une pièce qui contient des informations importantes, car il paraît que le trésor est d'un grand prix.
— Sur ma foi, Manly, s'écria l'amiral après
y avoir jeté un coup-d'œil, il faut que vous partiez au point du jour. Il paraît qu'il y a de quoi charger votre sloop. — Tenez, lisez. — Je vais faire préparer votre ordre de départ, et j'y joindrai copie de cette pièce, car je veux garder l'original de peur d'accident.
— Ce devait être ma fortune, dit Francisco avec un sourire grave ; mais pour rien au monde je n'aurais voulu y loucher.
— Vous avez raison, jeune homme, dit l'amiral; vos principes sont excellents, mais nous ne sommes pas tout-à-fait si scrupuleux. — Eh bien, il ne nous reste plus qu'à faire dire à notre jeune Espagnole que le dîner est servi.
Quinze jours après cette conversation, le capitaine Manly revint avec les trésors accumulés parCaïn, et l'Entreprise, commandée par un autre lieutenant, arriva aussi de Porto-Rico où l'amiral l'avait envoyée pour informer le gouverneur que le capitaine Templemore avait tiré sa fdle des mains des pirates, et pour l'engager à consentir à leur mariage. Le gouverneur répondit à l'amiral par une lettre pleine de remercîments; mais ce qui était beaucoup plus important, c'est qu'il écrivit aussi au ca-
pitaine Templemore pour approuver son union avec Clara, et qu'il lui envoya pour sa dot douze boîtes pleines de doublons d'or.
Ce fut environ deux mois après ces événements, que M. Witherington, après avoir lu une longue lettre qui lui était arrivée pendant qu'il déjeûnait dans Finsbury-Square, sonna avec une telle force que le vieux Jonathan pensa que son maître devait avoir perdu l'esprit. Cela ne changea pourtant rien à son pas mesuré et solennel, et il parut à la porte, suivant son usage, sans dire un seul mot.
— Pourquoi donc ce drôle ne vient-il pas quand je sonne? s'écria M. Witherington avec impatience.
— Je suis ici, monsieur, répondit Jonathan avec une gravité imperturbable.
— Je le vois bien , mais que l'enfer vous confonde ! vous arrivez comme si vous étiez l'ombre d'un sommelier. — Eh bien! savezvous qui nous allons avoir ici?
— Non, monsieur.
— -Mais je lésais, moi, et je vais vous le dire. — C'est Edouard; — il est en chemin, il va arriver. — Il faut tout préparer pour le recevoir.
— La petite chambre où il couchait autrefois, monsieur?
— Non vraiment; le plus bel appartement de la maison. — Il est marié, Jonathan; — il est capitaine. — C'est le capitaine Templemore à présent.
— Oui , monsieur.
— Oui. — Et il a trouvé son frère, Jonathan ;
— son frère jumeau.
— Oui, monsieur!
— Son frère Francis, qu'on croyait noyé. — C'est une longue histoire, Jonathan; — une histoire bien étonnante. — Leur pauvre mère est morte il y long-temps.
— In cœlo quies, dit Jonathan en levant les yeux au ciel.
— Mais son frère vit encore.
— Resurgarrij, dit le sommelier.
— Ils seront ici dans dix jours, Jonathan; veillez à ce que tout soit prêt. — A propos, c'est une Espagnole.
— Qui, monsieur?
— Qui ? la femme du capitaine Templemore.
— Mais à propos, on lui a fait son procès comme pirate.
— A qui, monsieur?
— A qui, au frère du capitaine Templemore,
— à Francis. — Que vous êtes stupide, Jonathan !
— Avez-vous d'autres ordres à me donner^ monsieur ?
— Non. Retirez-vous, et n'oubliez rien.
Trois semaines après cette conversation , le
capitaine Templemore, sa femme, et son frère Francis étaient établis dans Finsbury-Square, à la grande satisfaction de M. Witherington, qui depuis long-temps était las de sa solitude. Les deux frères jumeaux firent la consolation de sa vieillesse; ils lui fermèrent les yeux; ils partagèrent sa bénédiction et sa fortune;
— et ainsi finit l'histoire du Pikate.