‹ Le Pittoresque: Dans le Lyrisme et dans l'ÉpopéeChapitre 110 sur 138 · I, vi, 21 : « l’Oubli · texte numérisé non relu

I, vi, 21 : « l’Oubli

Ce saule ruisselant se penche.

Un petit lac est à ses pieds,

Où tous ses rameaux, branche à branche, Sont correctement copiés !.

Cet humour aboutit à de véritables caricatures, simples ébauches, il est vrai, mais néanmoins fort curieuses : Nain qui me railles, Gnôme aperçu Dans les broussailles,

e Aïlé, bossu, Face moisie 2.

Par cet humour, le poète se met lui-même dans sa peinture. Le pittoresque fantastique cesse d'être objectif pour devenir lyrique.

Un vase flanqué d’un masque En faïence de Courtrai,

Vieille floraison fantasque Où j'ai mis un rosier vrai,

Sur ma fenêtre grimace Et quoiqu'il soit assez laid, Ce matin du toit d’en face

Un merle ami lui parlait *.

Et le lyrisme en effet est bien ce qui domine dans cette œuvre. Il y domine si bien que le réalisme peut faire défaut aussi bien dans le sujet que dans le vocabulaire, sans que la couleur générale du recueil en soit altérée ; c’est qu’en effet, ce que Victor Hugo nous peint ici, c'est lui-même. Sa forte personnalités'yaffirme comme dansses œuvres les plus lyriques. On ysent la joie de vivred’unenature forte, exubérante et vulgaire, la gaité d’un Rabelais moins fin et moins cultivé, le laisser-aller d’un homme qui, s’abandonnant à sa libre fan-

. E, vi, 19 : € Réponse à l'esprit des bois ».

. I, nu, 3 : « Comédie dans les feuilles ».

I, 1v, 8 : « le Lendemain ».

€ Le Cheval ». & Fuite en Sologne » (I, 1v, 2.) « Au Cheval », ete.

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