‹ Le Pittoresque: Dans le Lyrisme et dans l'ÉpopéeChapitre 111 sur 138 · CUS · texte numérisé non relu

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taisie, affecte de parler de toutàtortetàtravers, par excès de contentement, par volupté de débauche poétique, avec une rare prodigalité de mots et d'images. Le réalisme, dès lors, n’est plus que dans le choix des sujets, dans le vocabulaire et dans les images, non dans l'inspiration. Le détail réaliste se fond d’ailleurs souvent dans l'impression poétique :

La belle en jupon gris clair

Montait l'escalier sonore.

Ses frais yeux bleus avaient l'air De revenir de l'aurore !.

Et le laisser-aller de l'homme robuste et joyeux fait quelquefois place à la plus exquise poésie :

J'ai vu deux yeux bleus si clairs Que tous les astres s’y lèvent *.

La netteté et la dureté du contour qui nous ont frappé dans la Légende des siècles n’existe plus ici. C'est la conséquence de la prédominance de l'élément poétique et lyrique. Dans sa peinture de paysage, par exemple, Victor Hugo subjective volontiers la nature; et en étendant ainsi la tendance lyrique au paysage, il sacrifie à sa grandiloquence esthétique le souci d’une reproduction objective des choses, sans toutefois que la vérité de la peinture en soit altérée :

Une grande lune farouche Rougissait dans le bois profond ?.

Le soir, quand luit la brume informe, Quand les brises dans les clartés Balancent une pourpre énorme

De nuages déchiquetés ‘.

Nous netrouvons donc plus ici cette tension qui domine

1.1, 1, 4 : « Interruption à une lecture de Platon ». 9, [, 1, 3 : « En sortant du collège ».

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