‹ Le Pittoresque: Dans le Lyrisme et dans l'ÉpopéeChapitre 20 sur 138 · Odes, V, xxiv · texte numérisé non relu

Odes, V, xxiv

Le goût du poète pour l'obscurité et pour les tons noirs, les effets de clarté dans la nuit !, les oppositions de blanc et de noir ?, apparaissent, sans y aboutir toutefois à une forme distincte de pittoresque, dans Les Deux Archers, la Ronde du Sabbat, la Légende de la Nonne, en attendant qu'ils s’affirment dans les Contemplations ou la Fin de Satan. La Mélee nous offre une première ébauche des tableaux épiques de la Légende *. Le Géant nous atteste déjà la prédilection du poète pour les formes gigantesques et sa recherche de l'effet colossal.

Moi qui peux, succédant au vieillard qui décline,

Les pieds dans le vallon, m'asseoir sur la colline Et de mon souffle au loin courber les peupliers ‘.

On aperçoit même vaguement la tendance à la déformation de la vision qui tient une si grande place dans la deuxième . manière du poète :

Quand la nuit...

Change à l'horizon fantastique Les deux clochers en deux géants ÿ.

Mais, en dépit de tout, il est visible que le poète ne sait pas encore faire un tableau. On trouve un peu partout des traits pittoresques, des esquisses, des ébauches, aucune

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