‹ Le Pittoresque: Dans le Lyrisme et dans l'ÉpopéeChapitre 43 sur 138 · Même pièce : « Le 7 août · texte numérisé non relu

Même pièce : « Le 7 août

2. Il nous avait pourtant montré dans les Orientales (xL : € Lui »). Bonaparte

Grave et serein avec un éclair dans les yeux Ou encore: … consul jeune et fier, amaigri par les veilles, Pâle sous ses longs cheveux noirs.

3. XLIV : ( Sagesse », 3. 4. Les Rayons et les Ombres, iv : (Regard jeté dans une mansarde », 5.

A A 4 L La avec le même amour et les rend avec la même süreté d’'exécution. Ciseleur à la manière de Théophile Gautier, il nous avait déjà, dans un recueil antérieur, donné cette gracieuse

étude :

Puis octobre perd sa dorure Et les bois dans les lointains bleus Couvrent de leur rousse fourrure L'épaule des coteaux frileux !.

Il ne procède pas autrement quand il écrit : ô

Tout est lumière ; tout est joie.

L'’araignée au pied diligent Attache aux tulipes de soie Ses rondes dentelles d'argent.

La frissonnante libellule

Mire les globes de ses yeux

Dans l'étang splendide où pullule Tout un monde mystérieux ?.

C'est le pittoresque des Emaux et Camées avec un sentiment plus large de la nature, une sympathie plus profonde pour la vie. Et cette profondeur de sympathie, cette largeur de sentiment, devait justement l'empêcher de se complaire trop longtemps dans des ciselures de ce genre. Sa manière ordinaire est plus large, et sa vision, sans cesser d'être précise, et sans négliger le détail que sa vue perçante lui découvrait, évite en général de s’enfermer ainsi dans un cadre trop restreint. Dans la Statue *, poème si curieux au point de vue du pittoresque, mais dont nous ne pouvons tout citer, il faut noter la description d'un paysage brumeux d'hiver :

D'autres arbres plus loin croisaient leurs larges fûts ;

D’autres plus loin encore estompés par l’espace, Poussaient dans le ciel gris où le vent du soir passe

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