‹ Le Pittoresque: Dans le Lyrisme et dans l'ÉpopéeChapitre 52 sur 138 · Voix intérieures, vni · texte numérisé non relu

Voix intérieures, vni

2. Les Rayons et les Ombres. xxvi : (la Statue ». 3. Plusieurs tirés des Voix intérieures, figurent dans notre chapitre sur

la vision du peintre et du sculpteur.

liance heureuse, et par moments même une certaine opposition entre la représentation des couleurs et celle des reliefs.

Dans la première strophe, par exemple. la couleur domine ; dans la seconde et dans la dernière de celles que nous donnons ci-dessous, le dessin et le relief prennent le dessus.

C'était un grand château du temps de Louis treize. Le couchant rougissait ce palais oublié.

Chaque fenêtre au loin transformée en fournaise, Avait perdu sa forme et n'était plus que braise. Le toit disparaissait dans les rayons noyé.

Sous nos yeux s étendait, gloire antique abattue, Un de ces pares dont l'herbe inonde le chemin, Où, dans un coin, de lierre à demi revêtue,

Sur un piédestal gris, l'hiver, morne statue,

Se chauffe avec un feu de marbre sous la main.

O deuil ! le grand bassin dormait, lac solitaire. Un Neptune verdâtre y moisissait dans l'eau...

On voyait par moment errer dans la futaie De beaux cerfs qui semblaient regretter les chasseurs.

Les manteaux, relevés par la longue rapière,

Hélas ! ne passaient plus dans ce Jardin sans voix. Les tritons avaient l'air de fermer la paupière,

Et dans l'ombre, entr'ouvrant ses mâchoires de pierre, Un vieux antre ennuyé bâillait au fond d'un bois t.

IH. — En même temps, Hugo tend davantage à introduire la. vie dans la matière, et cette vie que le poète met dans les choses, il s’en sert pour exprimer, accuser et préciser les reliefs. La forme s'impose à ses yeux avec plus de force lorsqu'elle se présente comme l'effet d’une activité interne et d’un effort volontaire :

Contemplant le front vert et la noire narine De l’antre douloureux,

Et l'arbre qui rongé par la brise marine, Tord ses bras ténébreux,

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