‹ Le Pittoresque: Dans le Lyrisme et dans l'ÉpopéeChapitre 72 sur 138 · Légende des siècles : « Vision d’où est sorti ce livre · texte numérisé non relu

Légende des siècles : « Vision d’où est sorti ce livre

L'âtre flambait ; Iblis, suant à grosses gouttes, Se courbait, se tordait, et sous les sombres voûtes, On ne distinguait plus qu'une sombre rougeur Empourprant le profil du monstrueux forgeur ".

L'âtre fait flamboyer leurs torses couverts d'or. La flamme empourpre, autour de la table fournaise, Ces hommes écaillés de lumière et de braise ?.

Au point du jour, sa tour dont l'aube teint le faîte, Noire en bas, et vermeille en haut, semble un tison Qu'un bras mystérieux lève sur l'horizon *.

Du trou que fit la pioche une lueur sortit, Lueur qui vint au front heurter la tour superbe, Et fit, sur le talus, flamboyer les brins d'herbe, Comme un fourmillement de vipères en feu #.

La couleur rouge lui plaît sans doute à cause de sa ressemblance avec le feu. On la trouve souvent associée à l'éclat de la flamme, comme lorsque le poète nous montre le « quartier de bœuf, rouge el fumant — qu’un grand brasier joyeux cuit à son flamboiement » . Plus rarement elle apparaît seule, avec une nuance plus sombre :

Quelque chose de rouge entre les dalles fume, Mais si tiède que soit cette douteuse écume, Assez de barils sont éventrés et crevés

Pour que ce soit du vin qui court sur les pavés ©.

Cette prédominance du rougoiement, et du flamboiement, surtout sensible dans la Légende, appartient également à d'autres recueils :

Noir vitrail effrayant qu'empourpre la lueur Du bûcher qui flamboie et pétille derrière 7...

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