‹ Le Pittoresque: Dans le Lyrisme et dans l'ÉpopéeChapitre 94 sur 138 · Ibid., mm · texte numérisé non relu

Ibid., mm

4, « La première page » ; 1 : € la Sortie de l’ombre », 1.

Et l'on voyait décroître, en ce silence sombre, Ses ulcères de feu sous une lèpre d'ombre !. |

Enfin le poète excelle à rendre la clarté vague, la lumière indécise, la pénombre. Plus d'un épisode de son livre baigne dans « une clarté pâle, obscure, vague, étrange » 2 qui contribue à donner au livre sa couleur originale. Cette teinte vague domine en particulier dans la description du Déluge :

Le gouffre d'eau montait sous une voûte d'ombre ; Par moments, sous la grêle au loin on pouvait voir

Sur le blême horizon passer un coffre noir ; On eût dit qu’un cercueil flottait sur cette tombe *.….

Le dernier vers nous révèle une tendance nouvelle qui lient à un approfondissement de la vision et consiste à donner aux choses une signification morale. La Fin de Satan nous en offre un autre exemple très pittoresque :

La Terre, sphère d’eau dans le ciel suspendue... N'était plus qu'une larme immense dans la nuit.

Il faut enfin noter que sous l'influence du sentiment du mystère et de l'au-delà, le poète s'éloigne du pur pittoresque. Il affectionne déjà les descriptions où les formes et couleurs se mêlent.

Sous cette mer roulant sous tous les horizons,

On avait quelque temps distingué des maisons,

Des villes, des palais difformes, des fantômes,

Des temples dont les flots faisaient trembler les dômes ; Puis l'angle des frontons et la blancheur des fûts

S étaient mêlés au fond de l'onde en plis confus.

Tout s'était effacé dans l'horreur de l'eau sombre

Et plus loin:

1. « Et nox facta est », var. Tout le passage relatif à l'agonie du soleil serait à citer.

2 Tbid.. vire:

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