‹ Le Pittoresque: Dans le Lyrisme et dans l'ÉpopéeChapitre 98 sur 138 · x : «le Jour des rois », 3. De même · texte numérisé non relu

x : «le Jour des rois », 3. De même

.… le paon De sa queue arrogante insulla l'œgipan (Légende, xxn : {le Satyre », 1.) =

….c'est le sentiment de l’action qui détermine, avec l’énergique précision du dessin, le caractère original de l'ensemble. Or dans ce sentiment intérieur et dans cette action, la tension est visible. La volonté du poète se concentre dans les personnages qu'il crée comme sur l’objet de sa vision. De là vient la netteté extraordinaire du relief, l'intensité de la sensation, les effets violents de lumière si fréquents dans la Légende. La tendance du poète vers l'absolu. était favorisée par les conditions mêmes de l'épopée. La concentration de la vision, précédemment étudiée, se manifeste ici dans toute sa force. Dessin, couleur, tout résulte de la conception primitive qui est essentiellement épique. « Au commencement était l'action. »

.… Dans les plis d’ocre rouge et de sable

Les hauts sentiers des cols, vagues linéaments, S’arrêtent court, brusqués par des escarpements !.

Une autre conséquence moins importante résulte de cette tension intérieure. La peinture chez Victor Hugo, et même dans les œuvres de la première manière, est généralement animée. Mais ici l'animation se lie presque toujours au sentiment d’une force interne. Il en résulte que le poète excelle à faire saillir le relief sous l'effet de la volonté, que cette volonté soit celle d’un être vivant, ou celle d’un objet inanimé auquel Victor Hugo donne la vie. L’aigle du casque pétrissant le crâne de Tiphaine, le cèdre « brisant le dur rocher de marbre... arrachant aux profondes erevasses — son tronc, et sa racine et ses ongles vivaces ?, les monstres hérissant leur crinière *, l'hydre déroulant ses torsions farouches » ou « reployant ses nœuds # » nous offrent un genre d'images auxquelles les ouvrages antérieurs ne nous

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